LA CARTE EN GÉOGRAPHIE DES MALADIES

Jean-Pierre THOUEZ

Département de géographie, Université de Montréal
Centre de Recherche – Centre Hospitalier Universitaire
Hotel-Dieu de Montréal

jean.pierre.thouez@umontreal.ca

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L'article complet

Introduction

Les éléments d’une carte

Le développement de la cartographie médicale

Quelle est la première carte médicale ?

La diffusion épidémique

Le paludisme

La fièvre jaune

Le choléra

Quelle échelle ?

L.L. Finke, F. Schnurrer, H. Berghaus, A.K. Johnston

Le rôle de l’homme

Début du XXe siècle, M. Sorre, H. Zeiss, H.J. Jusatz, E. Rodenwalt, J. May

L’encéphalie de Californie

Le SIDA/HIV

La modélisation

Les cancers

Conclusion

Introduction


Les éléments essentiels de la carte sont : l’échelle, la projection, les symboles. Chacun de ces éléments est une zone potentielle de déformation. Considérés globalement ils décrivent l’essence même des possibilités et des limites d’une carte (Monmonier, 1993).

La carte est généralement plus petite que la réalité qu’elle représente : l’échelle de la carte nous dit la proportion de cette réduction :

1 :10 000 1 centimètre représente 100 mètres

1 :100 000 1 centimètre représente 1 kilomètre

 

La projection des cartes, qui transpose la surface de la planète incurvée dans les 3 dimensions sur un plan bidimensionnel, déforme plus ou moins la réalité et l’échelle de la carte.

(Cartogramme selon la taille respective des populations)

 

Les symboles complètent sur les cartes l’échelle et la projection en signalant les détails, les lieux, et autres informations que la carte se propose de localiser (la logique des symboles cartographiques). carte 2 . carte3

En géographie des maladies la carte a une double fonction :

une fonction descriptive, documentaire

une fonction explicative, analytique

Le développement de la cartographie médicale

Deux perspectives :

  • cartes dessinées à la main, pas de copies, détruites ou désintégrées

  • développement technique et information

Développements techniques pour la construction des cartes

  • la plus vieille carte Mésopotamie 2 500 av. J.-C., la plus vieille carte du monde Babylone – tablettes d’argile VII ou VIe siècle av. J.-C. (British Museum) ; la plus vieille carte imprimée serait chinoise 1 155 ap. J.-C. antérieure de 300 ans à la 1ère carte européenne
  • cartes imprimées
Robinson, A. (1975) Mapmaking and map printing in Woodward D. edt. Five centuries of map printing Chicago University Press 1-23
  • relief (bois)
  • intaglio (cuivre)
  • planaire (litographie)
  • jusqu’au milieu XIX les couleurs sont appliquées à la main, après, application à l’aide de machines (problèmes techniques)

B. Cartes thématiques

XVII mouvements des océans (Kircher), vents et moissons (Haley)
XVIII minéraux (Buache) Gulf Stream (Franklin) quatrupèdes (Zimmerman), botanique (Schouw)

  • recensements nationaux
  • données sur l’état de santé, la mortalité des conscrits
  • méthodes numériques (P. Louis 1825)

Quelle est la première carte médicale ?

  • la maladie ou des éléments apparentés ?

drainage, Italie (1514)

hôpitaux et hospices, Kiev (1683)

cordons sanitaires, Italie (1694)…

  • la diffusion du choléra des Indes à l’Europe ; du delta des Gange en 1817 l’épidémie se transforme en pandémie de l’est à l’ouest (Allemagne, Angleterre 1831) puis l’Amérique du Nord, le reste du monde.
Jarcho identifie 36 auteurs qui ont publié des cartes du choléra entre 1820 et 1886 (dont 26 cartes en 1832)
  • la fièvre jaune carte du Lower East Side de NY par Valentine Seaman (1798)

1. La diffusion épidémique (pandémie)

Représentations et attitudes face aux épidémies

Théorie contagioniste : le contaguim ou virus était un principe morbifique qui se reproduisait dans un organisme et qui pouvait se transmettre directement par contact cutané, inoculation ou indirectement par les objets, les aliments, les vêtements… La prévention consistait à prendre des mesures d’isolement, de quarantaine – sans exclure les mesures d’assainissement de l’environnement.

Théorie infectionniste accordait une importance particulière au rôle joué par l’environnement physique ou social dans la genèse des maladies épidémiques. La saison, le climat, la modification des conditions atmosphériques, la corruption de l’air par des émanations putrides, la formation des « miasmes » par la putréfaction d’éléments végétaux et animaux constituent jusqu’aux années 1860-1870 le schéma étiologique général des infectionnistes (infectio; la souillure) – les topographies médicales.

La peste à Bari 1690-1692 – La carte d’Arrieta date de 1694 citée par S. Jarcho (1920)

Cordon sanitaire de 45 miles italien de longueur, 360 barraques entourent les villes de Monopoli, Conversano, Castellano où l’infection est présente.

Un autre cordon sépare la province de Bari des autres provinces voisines Capitanata, Basilicata, Otranto.

Côte les félouques

Région de Calabre 1374 (Raguse) première mesure de police sanitaire.

Carte des Marais Pontins de Joseph Maria Lancisi (1717) tradition hippocratique, localisation des marais et des vents dominants (paludisme)

Carte de la fièvre jaune à New York – Lower East Side par V. Seaman – 1798 (Stevenson, 1965)

Cartwright S.A. Statistical medicine ; on numerical analysis applied to the investigation of morbid actions, Louisville 1848 carte topographique de Natchez 1826

John Wesling Monette (1841 quarantaine imposée à Natchez, Nouvelle Orléans durement atteinte, il s’inspire de la mesure sanitaire imposée à New York en 1822)


E.M. Barton 1854 Report upon the sanitary condition of New Orleans (fièvre jaune, affection virale transmise par les moustiques, sporadique ou épidémique) cimetières, abattoirs, écuries, dépôts de détritus sur les levées, bassins ouverts, canaux, routes non pavées, …

bateaux date d’arrivée 30 avril et 17 mai (premiers cas 22 et 24 mai, 1853)

Le choléra

Maladie infectieuse produit par le vibrio cholerae (ou bacille virgule) localisé dans l’intestin et émettant des toxines dans tout l’organisme.

  • topographies médicales CE Helis souvenirs du choléra en 1832 à Rouen (Paris, 1833)

Carte de 1824 de A. Moreau de Jonnes

Diffusion du choléra asiatique entre 1817 et 1823

Directeur de la statistique générale de la France, il est membre d’une commission chargée par le gouvernement français d’établir un rapport synthétique sur la maladie (1824, 1831)
  • diffusion du golfe de Bengale à la Syrie (choléra-morbus, pestilenciel)
  • 519 villes sont touchées et identifiées pour 19 la date de l’apparition de l’infection est mentionnée ; une quarantaine de fleuves et affluents sont indiqués
  • carte de l’Inde de l’atlas de A.H. Brue
  • établissement d’un système quarantinaire (quarantaine, cordon sanitaire, isolement en lazaret)

Halma-Grand envoyé par l’Académie Royale de Médecine pour observer l’épidémie du choléra à Londres (Relation du choléra morbus épidémique à Londres Paris, 1832)

  • statistiques nombre des nouveaux cas, nombre total de malades, nombre des décès du 14 février au 12 mai 1832 (conseil de santé publique)

carte (1832) informations qualitatives (26 lieux sur 57)

John Snow (1849 On the mode of communication of cholera; 1854 2e edt avec la carte!)

  • district de Soho (Broad street) 1e carte
  • le rôle des compagnies d’approvisionnement en eau (4 s’approvisionnent à la Tamise) 2e carte

    Southwark & Vauxhalll 138/10 000 229 mg/l CaCO3

    Lambeth 125 220

    West Middlesex (en amont) 19 210

    Chelsea (en amont) 46 204

(Kent 72/Grand Junction 14/Hampstead 21/ NewRiver 37/ EastLondon 52)

  • eau alkaline (concentration en carbonate de calcium)
  • altitude (Farr, Register General Office)
  • drainage (Snow/contamination de l’eau)
  • saison

Augustus Petermann

1849 carte de la population des îles Britanniques (1841)

1852 géographe physique et graveur de la Reine Victoria

1852 carte du choléra à Londres – regroupement territorial et « détection »

Max von Pettenfoker (Bavière) 3 niveaux d’intensité, épidémique, modéré, dispersé, théorie : sols, nappes phréatiques, pollution organique

Le rôle de l’homme

Sorre M. Les fondements biologiques de la géographie humaine (3e edt. 1951)

Dans le livre II L’organisme humain en lutte contre le milieu vivant :

chapitre I Les complexes pathogènes

chapitre II La vie des complexes pathogènes

chapitre III Principes généraux de la géographie médicale. Géographie médicale et oekoumène

L’interdépendance des organismes mis en jeu dans la production d’une même maladie infectieuse permet de dégager une unité biologique d’un ordre supérieur : le complexe pathogène (P. 293)

Exemple  du complexe malarien :

  • description des agents infectieux : les espèces plasmodiales p.301
  • description des vecteurs : les anophèles avec la description du support vivant c.a.d. formations végétales tel que hygrophilis/ceratophyleum, Batrachium,
    Marsilea… p 303-4
  • spécificité parasitaire (rapport anophèle avec les hématozoaires) et enchevêtrement des complexes (associations) (p. 304-319)
  • l’aire d’extension d’une endémie est celle du complexe pathogène (p. 323) conditions du milieu ;
  • difficultés des problèmes écologiques : écologie du complexe malarien (aires marginales) (331-336) ;
  • action de l’homme dans la fonction des complexes (340-350)
  • accommodation et immunité – conditions de l’endémisme
« équilibre, endémicité régulière, basse de type bénin, équilibre rompue par l’établissement de nouvelles souches de plasmodium » (350-353)
  • action de l’homme sur l’équilibre et la désintégration des complexes pathogènes (le rôle du bétail, des bonifications hydrauliques, du niveau de vie, des moustiquaires, …
    p. 354-359)
  • position du problème : toute géographie comporte un double point de vue. Un point de vue général : le géographie cherche à se rendre compte de l’extension d’un phénomène à la surface du globe. Un point de vue régional ensuite chaque région est caractérisée par une association de maladies en liaison avec les caractères géographiques – physiques, biologiques, humains – p.363
  • le dossier d’une maladie, le complexe malarien
  • une carte sur les conditions climatiques
  • une carte sur la distribution et la nature des anophèles
  • une carte sur la maladie avec ses manifestations endémiques et épidémiques p. 364 (Piltaluga, G. 1903, Jusatz, A.L. 1940)
  • la critique des sources (368-371)
  • la géographie médicale méditerranéenne (p. 381-391)

(climat, humidité, plaines/drainage, agriculture, urbanisme, ressources/genre de vie, histoire…)

  • Quelle échelle ?

À l’échelle du monde L.L. Finke – On different ways of treating the sick, the dying and the dead: two contributions on the history of mankind and medicine. With a plan of a work to be published on folk medicine of different peoples of the earth (1789)

Attempt at a general medical-practical geography (1792)

F. Schnurrer – A map of the geographical spread of diseases (1827) fièvre jaune, peste, choléra (projection de type Mercator, couleur jaune (figure jaune), rouge (peste), bleu (choléra), ligne de la diffusion en bleu, carte textuelle)

Ritter, C. (1779-1859) Atlas de l’Europe 6 cartes (1806)

Schouw, J. Atlas de la géographie des plantes (1823)

Die cholera morbus (1831) carte de la distribution du choléra août 1817 à octobre 1830 (2e edt. juillet 1831)

Weiland, C.F. (1832) échelle 1 :26 million, 15 catégories de couleur

Isensee, E. (1836) 1816 à 1836

H. Berghaus

H. Berghaüs – a planisphere – Overview of the geographical distribution of the most important distribution of the most important diseases to which mankind is exposed through the world (1848)

von Humboldt, A. (1769-1859), Cosmos (1849-1850) (atlas physique, meteorologie, hydrographie, géologie, magnétisme, plantes, animaux, anthropographie et ethnographie) 92 cartes et 270 pages explicatives.

Carte de 1848 rouge région du choléra Bengale-Gange, vert régions où sévit la peste côtes Méditerranéenne, nord de l’Afrique ; vallée du Nil au Tropique du cancer, jaune-vert pour la lèpre Afrique, Asie, Amérique du sud…

  • division de la terre en zones de maladie (ceinture froide tempérée – 4 saisons – chaude)
  • association couleur-maladie (brun-goitre ; bleu clair-tuberculose…
  • regroupe les informations ponctuelles en les agrégeant par région
  • utilise les isolines : isothèrmes, des isochèmes et isothères
  • carte imprimée en couleur (traduction en anglais)
A.K. Johnston

The geographical distribution of health and disease in connection chiefly with natural phenomena (1856) (partie de l’Atlas physique des phénomènes naturels)

A.A. Mühry (1811-1888) outline of a noso-geographical map in the geographical relationship of diseases: or the basics of noso-geography (1856)

Paludisme, typhoïde/typhus, peste, choléra, fièvre jaune

J.C.M., Boudin (1806-1867)

Essai de géographie médicale (1843)

Traité de géographie et de statistiques médicales (9 cartes, une par maladie – goitre, accidents causés par les éclairs ; hernie, maladies de la poitrine, scrofule.

F.G. Clemow The geography of disease (1903) 11 cartes à l’échelle mondiale (ex.: biribiri)

Wütschke, J. The geographical distribution of diseases (1921) 4 cartes (classification bactériologique des maladies)

H. Zeiss The Seuchen Atlas/Epidemic diseases atlas (1942 à 1945)

H.J. Jusatz

The American geographical society’s atlas of diseases (R.V. Light, A. van Burkalow (1944-1946) J. May directeur du département de géographie médicale de l’AGS, 1e carte 1950 (1950-55 17 cartes avec texte)

Welt Seuchen Atlas/World atlas of epidemic disease, 3 volumes.

Rodenwalt, E. (1952-61) assisté de H.J. Jusatz et de 18 spécialistes (120 cartes maladie, climat et population) plate 13

fièvre jaune

Le rôle des facteurs environnementaux

G.F. Pyle (1979) Applied Medical Geography J. Wiley

Encéphalite de Californie agent virus vecteur moustique

(Vénézuélien, Ouest du Nil, Forêt Sinliki, Bunyamvira, Ntaya, Japonais B, Russe printemps-été, Est, Ouest, St-Louis, La-Crosse, Californie)

Symptômes similaires

Conditions environnementales similaires

Différents types de moustiques impliqués

Difficultés :

  • lieux isolés et dispersés
  • différents types d’encéphalies
  • traitements (conséquences de la maladie)

Recherche :

    1. Identifier les aspects bio-géographiques des vecteurs communs pour différents lieux
    2. étudier les aspects environnementaux communs qui semblent contribuer à l’excès de cas
    3. Choisir une échelle appropriée pour identifier les aires endémiques
    4. Identifier les environnements à risque dans les aires endémiques et les comparer pour mettre en évidence les problèmes environnementaux communs

Données :

L’encéphalite de Californie est identifiée au début des années 1950 (cas possibles dans les années 1930)

Le virus isolé de AEDES/DORSALIS et CULEX/TARSALIS par Hammond, Reeves et Sathir dans leur étude de la vallée de San Joaquin de Californie en 1952

Plusieurs hôtes intermédiaires animaux domestiques, chevaux, oiseaux…

Dans les années 1960 on note aux Etats-Unis l’interrelation entre des virus de l’encéphalie dont LaCrosse et Californie. Plusieurs études décrivant le complexe de l’encéphalite de Californie.

Pyle pour l’état de l’Ohio, le village de Gambier zone endémique : forêt mixte (érable argenté), glaciation (drainage pauvre), animaux (fermes)

  • juin, juillet, août, sommet septembre (écart 2 semaines entre les pluies et les cas)
  • Comte Knox Colombus et Mandfield
Akzon (bassin de drainage rivière Ohio/lac érié), la glaciation a modifié le drainage, NO rivière Cuyahoga (vallée profonde boisée en partie dans l’aire municipale).

Le rôle du comportement humain

P. Gould (1993) The slow plague Blackwell Publishers

Relations entre individus sont structurées (transmission du virus à l’intérieur d’une structure). Ensemble complexe de relations sexuelles (sociétés monogames ou polygames), produit de règles sociales complexes (religion, culture, technologie)

Ohio 3 grandes villes, 84 comtés, théoriquement 3 486 interactions

(600 000, 600 000, 400 000 distance 180-225 km)

croissance géométrique (NE/SO et E/O 1-71 et 1-80)

La recherche d’ « agrégats » à l’aide des méthodes d’autocorrélation spatiale.

étant donné n unités géographiques, chacune avec une valeur xi, à quel point la variation dans les xi est-elle due à la contiguïté dans l’espace de n unités d’observations ?

Un agrégat peut être défini comme étant un regroupement inhabituel de cas durant une période de temps donné, dans un espace limité.

Méthode générale : recherche d’agrégats à l’échelle de la carte (ou d’un espace anisotropique tel que la détection d’agrégats linéaires le long d’une rivière polluée, d’une ligne à haute tension…)
  • puissance statistique
  • comment interpréter les résultats ?

cancer1 cancer2 cancer3

Comment différencier un grand nombre de groupements dû aux fluctuations du hasard d’un petit nombre qui présente un vrai risque étiologique ?

Méthode spécifique (focus) identifier les localisations spécifiques des agrégats.

Timander, LM et McLafferty, S. (1998) Breast cancer in West Islip, NY, Soc. Sc. Med. 46, 12, 1623-1635
  • régression logistique la maladie fonction de facteurs de risque connus
  • analyse des agrégats pour les cas qui ne sont pas expliqués par le modèle

Enquête 1992-93 777 non cas, 39 cas

Femmes 30 ans et plus

  • histoire familiale du cancer du sein
  • naissance à 30 ans et plus (x 2 fois le risque)

cercles (D>E) cercles avec zone « butoir »

200 pieds
k = 4 4 4
k = 5 6 2
k = 6 6 2

fig. 5 23 cas

Conclusion

La géographie des maladies est une science d’observation, et il est très rare que les études géographiques puissent respecter les critères de comparabilité entre populations tels que ceux rencontrés dans les essais randomisés. Les études géographiques sont, par nature, potentiellement affectées par des problèmes méthodologiques, par ce que l’on appelle des « biais ».

Ill y a plus de chance que le taux de mortalité pour une cause soit plus élevée pour le groupe (l’unité géographique) que pour les individus qui en font partie.
doc1

doc2

Erreur résultant de l’inférence à partir d’études écologiques

  • individus à l’intérieur du groupe (homogénéité)
  • individus entre les groupes (variables de confusion)

Autre exemple, le phénomène de santé est déterminé à l’échelle individuelle alors que les déterminants (attributs) sont établis à l’échelle du groupe (de l’unité géographique).

Biais (ou erreurs) résultent d’une mauvaise interprétation des associations du niveau individuel basées sur des associations à un niveau global. Ils sont donc liés à un changement de niveau c’est-à-dire au phénomène qui consiste à inférer à un niveau d’analyse des observations établies à un autre niveau.

 

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