CONFÉRENCE "LES TERRITOIRES DE L'INNOVATION DU CAFÉ"

PROJECTION DU FILM "KILIMANDJARO, LE CAFÉ AU BOIS DORMANT"
(production Centre Multi Média - Université de Toulouse - Le Mirail)

Bernard CHARLERY DE LA MASSELIÈRE

Université de Toulouse - Le Mirail

Résumé

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L'essentiel de la conférence était composé du film mais quelques idées sont à retenir sur l'exemple de la diffusion de la caféiculture comme processus d'innovation technique et sociale.

« Au Kilimandjaro, la caféiculture a été introduite à la fin du XIX° siècle. Son développement a été assuré en secteur paysan par les missions catholiques et dans les grandes plantations par des colons européens. Le café s'est inséré dans des systèmes vivriers de production intensive. S'appuyant sur l'exceptionnelle fertilité des sols, l'extension de la caféiculture a accompagné l'accroissement démographique de la région, dont les densités sont les plus fortes de l'Afrique. Le café a été pour les paysans Chaga, qui occupent les flancs sud et est de la montagne, une véritable conquête sociale, par laquelle ils ont assuré leur développement économique et social. A partir de 1973, date à laquelle la Tanzanie a commencé à connaître de graves difficultés économiques, la caféiculture a connu, en effet, un lent déclin. Les arbres ont vieilli et les paysans ont eu de plus en plus de difficultés à maintenir un niveau de production et de qualité, qui a fait la réputation de leur café sur les marchés mondiaux. Depuis 1995, le gouvernement, le secteur coopératif et les opérateurs privés se sont lancés dans une campagne de relance du café dont le prix est soutenu par le dynamisme du marché japonais, principal acheteur du café du Kilimandjaro. Cette relance se fait actuellement à partir de la revitalisation des grandes plantations. La question est alors de savoir si, dans une économie de plus en plus libéralisée, les paysans, qui assurent encore 90% de la production, auront la capacité financière et foncière pour entrer dans cette dynamique. On voit alors comment à la fin de son cycle de vie, une innovation se transforme en héritage et pour les acteurs de la vie sociale se décline soit comme nostalgie d.une période achevée, ou comme mémoire de sa capacité à « rebondir », à redécouvrir les voies d.un nouveau dynamisme »

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