OCÉAN ET ESPACE EXTRA-ATMOSPHÉRIQUE :

TECHNOLOGIE, INNOVATION, HUMANISATION

Adalberto VALLEGA

Premier vice-président, Union Géographique Internationale

Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît pas

Blaise Pascal

Lorsque que l’on a décidé d’inclure, dans le programme du Festival de la Géographie, une présentation des interactions entre la géographie de l’espace et celle de l’océan, à l’Université de Gênes j’ai discuté avec mes collaborateurs, Paola Salmona et Fabiana Callegari, comment le sujet aurait put être abordé.

À la fin, nous avons décidé de simuler l’approche fascinante que Stanley Kubrick avait donné à Odyssée 2001.

Le résultat c’est une séquence de trois visions, dans lesquelles l’interaction entre l’avancement technologique scientifique de l’espace et celui de l’océan sont présentés avec l’aide d’environ 120 images.

Ces visions sont concernées avec le 1971, le 2001 et le 2031, de sorte que l’on peut voir comment espace et océan on été approchés par l’humanité d’une façon intégrée, et comment les technologies et les connaissances de l’un ont influencé celles de l’autre.


La présentation aura une duré de 42 minutes. Si de la discussion suivra, mes collaborateurs et moi même nous en seront très flattés

La présentation optimisée pour un écran en 800x600 . La même optimisée en 1024x800


1971

L’aube

16 Janvier 1971. Les astronautes Edgar H. Mitchell et Alan B. Shepard jr. sont en train de cueillir des échantillons de rochers dans la zone de Fra Mauro, coordonnées lunaires 3°40’ latitude Sud et 17°28’ longitude Est. Ils font partie de l’équipage de l’Apollo 14, le troisième navire spatial qui est arrivé à la Lune. Le troisième astronaute, Stuart A. Roosa, est resté en orbite lunaire, dans le module, qui sera utilisé pour vol de retour. Souvent il lève ses yeux vers la Terre et il reste étonné comme le furent les trois astronautes—Frank Bormann, James A. Lovell jr. et William A. Anders—quand, dans le Décembre 1968, avec l’Apollo 8, ils furent les premiers à quitter la zone de gravitation terrestre et à se diriger vers la Lune. Au fur et à mesure que la distance de la Terre accroissait, ils eurent la première vision complète de notre planète dans l’espace: une splendide planète bleue sur laquelle des nuages blanches flottaient sans cesse.


À bord de l’Apollo, les astronautes chargent 43 kg de rochers: une quantité remarquable, qui sera précieuse pour étudier la structure physique de la Lune. En même temps, sur des fonds marins de 1500 m, le navire océanographique Glomar Challenger est en train de prélever des rochers avec de forages qui aboutissent à 7000 m en profondeur. Ce navire porte un nom légendaire: il honore le Challenger qui, de 1872 à 1876, a parcouru presque 70.000 milles en faisant du monitorage et en recueillant des matériels du fond: les résultats de ces explorations, exposés dans 50 volumes, avaient donné lieu, à la fin du 19ème siècle, à la naissance de l’océanographie moderne, supportée par des explorations directes de la masse d’eau. Dans ce fascinant début des années Soixante-dix, de rochers portés à terre par le Glomar Challenger seront également précieux pour deux buts.


En premier lieu, un but scientifique. Ces échantillons pourront aider à vérifier la théorie, qui a été juste énoncée, selon laquelle sous le lit des océans il y a les mécanismes desquels la dynamique de la croûte de la Terre dépend. En même temps, les techniciens sont en train de mettre au point le premier exemplaire de la série de satellites Landsat. On espère que le monitoring de l’océan par l’espace puisse aider à éclairer les questions sur l’origine des océans et sur leur influence sur la configuration de la Planète.


Deuxièmement, un but économique. Le Glomar Challenger cherche des gisements en pétrole et gaz naturel dans le sous-fond de l’océan. En 1947, dans le Golfe du Mexique on avait installé le premier puit offshore. Dans les années Cinquante on avait obtenu les premières productions offshore soit dans cette golfe soit au large des côtes de la Californie. Dans les années Soixante on avait conduit des explorations et des expérimentations dans la Mer du Nord, dans l’Adriatique, dans les mers bordières de l’Asie sud-orientale et de l’Extrême Orient. La recherche océanographique est visée à identifier où les plates-formes pourront être installées, de sorte à aboutir au stade de l’exploitation systématique des gisement en hydrocarbures.


2001

Le matin

La perception


 

L’observation de l’océan par l’espace

Juin 2001: Bill Sheperd, Yuri Gidzenko et Sergei Krivalev sont en train de travailler à l’extérieur des premiers modules de la Station Spatiale Internationale (SSI). On a commencé en 1998, quand le module Zarya (aube) a été lancé du polygone de Baïkonour, suivi par le module Unity des états Unies et par les modules construits par la France, l’Italie, l’Allemagne et les autres pays qui contribuent à la construction de ce cette plate-forme spatiale, capable de 1300 mètres cubes, dans laquelle pourront séjourner sept personnes. Cette station a été précédée par trois autres générations de laboratoires et stations, les soviétiques Saljut (premier lancement en 1971) et Mir (1986) et l’américaine Skylab.


Bien de programmes scientifiques, qui se dégageront dans la station, seront concernés avec l’océan.


Les systèmes d’observation des plus en plus avancés des satellites, des laboratoires et des stations ont contribué à produire des visions extrêmement précises du fond de l’océan. Pendant les années Soixante-dix on a identifié en détail les dorsales, c’est-à-dire des chaînes montagneuses hautes plus que 3000 m et larges quelques centaines de kilomètres, qui croissent les fonds océaniques. Elles s’étendent environ 80.000 km dans tout l’océan, dès latitudes de l’Antarctique à celles arctiques, à travers les océans Indien, Pacifique et Atlantique. À côté des dorsales, des énormes fonds plats s’étendent, en constituant la partie majeure de l’environnement océanique. Dans quelques régions, notamment dans celles du Pacifique, des volcans surgissent de ces plaines et s’élèvent jusqu’au-dessus de la surface marine. Et encore, des fosses, d’énormes fractures, qui partent des océans et se prolongent à l’intérieur des continents, contribuent à dynamiser les fonds océaniques. Ces cartes, qui sont devenues des plus en plus précises et belles, étalent une véritable planète, accueillie à l’intérieur de la planète Terre.


L’océan, moteur de l’évolution terrestre

Les observations par l’espace n’ont pas seulement conduit à cartographier finalement une partie du planète qui avait été peu connue pour bien de temps, mais ont aussi démontré la validité de la théorie de la tectonique à plaques, qui a fournit une explication globale pas seulement de la naissance des océans, mais aussi de touts les mécanismes desquels la formation et la transformation de la croûte terrestre dépendent.


Les explications sont encadrées dans un modèle d’évolution de la croûte. Il y a à peu près 250 millions d’années, il existait un seul continent, la Pangæa, contournée par un seul océan, le Panthalassa. Dans les âges suivants, la Pangæa s’était démembrée et plusieurs océans s’étaient formés jusqu’à acquérir la physionomie actuelle. Dans un premier temps, il y a 220 millions d’années, le démembrement s’est développé dans la direction des parallèles, c’est-à-dire de l’est vers l’ouest. Des océans se sont formés le long de cette direction et, par conséquent, les terres se sont partagées en deux blocs, l’un au nord (Laurasia) et l’autre au sud (Gondwana). Plus tard, des fractures se sont formées dans la direction des méridiens, en donnant graduellement lieu à la physionomie actuelle. Dans le futur le procès suivra un parcours envers: le continents se réuniront progressivement jusqu’à réaliser un seul continent, qui sera contourné par un seule océan. La conclusion de ce procès planétaire est prévue dans le délai de 250 millions d’années.


Ces démembrements et remembrements sont causés du fait que la croûte terrestre est constituée par de grands radeaux, qui flottent au-dessous d’une couche peu rigide, constituée de magma et appelée asthénosphère. Les plaques sont séparées par de grandes fractures, le long desquelles les dorsales sont surgies. Le magma remonte à la surface terrestre à travers les dorsales, il se refroid et le rochers qui sont créés par ce refroidissement se déplacent vers la périphérie des océans. Ca explique pourquoi les fonds océaniques les plus anciens ne s’étendent pas dans le centre, mais à la périphérie des océans.


La remontée du magma, son refroidissement et les transformations physiques et chimiques qui suivent ont provoqué la formation d’immenses dépôts de minéraux sur le fond. À cause de ces déplacements de magma et de rochers, le fond des océans fonctionne comme un gigantesque transporteur à bande. En effet, une partie des fonds, comme il se passe dans le Pacifique, retombe dans les failles, et elle est engloutie à l’intérieur de la Terre. Il y a des plaques, qui sont séparées par les dorsales, qui transportent seulement de la croûte océanique, et des autres qui sont constituées soit de croûte océanique soit de croûte terrestre.


Tandis que les satellites et les laboratoires spatiaux ont rassemblé beaucoup d’informations sur ces mécanismes, les explorations directes, confiées aux bathyscaphes, ont continué à se développer sur le fond des océans. Déjà dans les années Soixante-dix, le bathyscaphe Trieste avait atteint 11.000 m en profondeur dans la fosse des Mariannes et il avait relevé des images surprenantes de ces formations. Des autres bathyscaphes, de plus en plus techniquement avancés, ont suivi et attentivement exploré les dorsales, les fosses, les volcans, et toute autre formation.


L’observation par l’espace a amené à constater que les fonds des océans sont toujours en évolution. Dans certaines parties de la Terre, des océans sont en train de naître. C’est le cas de la faille de l’Afrique orientale, qui se prolonge dans la Mer Rouge et dans le sillon du Jordan, où l’on peut voir une dorsale en formation. Dans presque 50 millions d’années l’Afrique se démembrera en deux parties et, à l’intérieur—où à l’heure actuelle il y a la faille—on trouvera un nouveau l’océan. Il y a aussi des l’océan murs : c’est le cas de l’Atlantique, que l’on peut comparer à une personne âgée de 40 ans. Dans le Pacifique l’on peut explorer les dorsales veilles, qui sont propre d’un océan comparable à une personne âgée de 80 ans. Dans la Méditerranée un peut voir une dorsale relique, qui faisait partie de la TÉthys, un océan disparu.


Océan et globalisation

Tandis que les astronautes de la Station Spatiale Internationale reçoivent les navettes qui, de bases terrestres, leur transfèrent les matériels pour le montage, un système de 24 satellites, qui s’appelle Navastar, est en train de fournir de l’assistance à tous les navires et les avions qui sont en circulation, plus à de nombreux véhicules terrestres. Sur la Terre, le Global Positioning System (GPS), installé à bord et intégré avec un ordinateur, met chaque navire et chaque avion en communication avec au moins trois satellites pour déterminer exactement le point de la route. En même temps, les plus grandes compagnies de télécommunications des pays développés sont en train de lancer les téléphones mobiles équipés avec le GPS de sorte à mettre chaque personne en communication avec ces satellites. Après Internet, il s’agit de la plus grande manifestation technologique de la globalisation.


Navstar-GPS n’est pas la seule manifestation de globalisation concernée avec l’océan. Les océans sont parcourus d’un réseau sous-marin de câbles à fibres optiques, qui à l’aube du 21ème siècle permet de gérer environ le 70% du total des communications en banques de données—à des coûts unitaires qui décroissent sans cesse. Son origine remonte à la moitié des années Quatre-Vingt. De ce moment là, les câbles se sont diffusés dans tous les océans et dans les mers bordières, à toute latitude—des latitudes tropicales à celles tempérées et aux mers arctiques. Il s’agit d’un réseau qui enveloppe la Planète sur sa surface, tandis que les réseaux des satellites de télécommunications l’enveloppe dans l’espace.


Dans les années Quatre-vingt l’océan vit une autre forme de globalisation qui, au début du nouveau siècle, possède des manifestations organisationnelles de grande envergure et elle est complètement géré par les réseaux de satellites de télécommunications. Il s’agit du réseau des navires porte-conteneurs, consacré à se déplacer sans cesse le long de routes circum-planétaires. Ces bus de la mer, qui transportent au moins 3000 conteneurs chacun, desservent soit des routes vers l’ouest, du Pacifique à l’Atlantique, soit des routes en direction contraire.


L’age de la globalisation, vers laquelle, au début du 21ème siècle, le monde va marcher, est donc en partie débiteur à des technologies créées pour se déplacer et pour vivre dans la mer, et en partie à des technologies enracinées dans la mer.

2031

En plein jour

La connaissance

 

Mars et l’océan

Juin 2031. À l’intérieur de l’Humanity, la nouvelle station spatiale, qui a été réalisée à travers un remarquable agrandissement de la station construite au début du siècle, le commandant et une partie de l’équipage sont en train d’être remplacés par des autres membres qui parvient de la Terre avec le Super Shuttle, un grand véhicule qui transporte personnes, outils et marchandises. Mais l’animation que l’on voit à bord est provoquée par une autre raison. Les monitors transmettent sans cesse des images et des informations sur l’Earth Return Vehicle (ERV), qui revient de Mars et est va approcher le champ gravitationnel de la Terre. Les images holographiques donnent des représentations suggestives pas seulement du véhicule sur la route du retour, mais aussi de la base qui, grâce aux deux expéditions précédentes, à été installée sur la planète rouge. Les systèmes de production de méthane et d’oxygène permettent de vivre assez bien dans la base et de se déplacer avec la Rover sur la surface de la planète, pour conduire des explorations et des observations directes.


Neptunopolis et ecumenopolis

Malgré il s’agit de la troisième fois que l’on voit un tel véhicule revenir sur la Terre, à bord de l’Humanity quelqu’un est justement émus. Il y a aussi de l’émotion dans Neptunopolis, le grand village construit sur le fond marin, à une profondeur de plus de 1000 m, entre la Tasmanie et la Nouvelle Zélande. Des submersibles se déplacent sans cesse du village à la terre ferme tandis que des autres transportent les touristes vers le nord, pour explorer la Barrière Coralline d’Australie, e vers le sud, dans les eaux glaciales de l’Antarctique. Hôtels, maisons, laboratoires, lieux de spectacle, écoles, musées interactifs et surtout de grands systèmes de transmission qui donnent en temps réel la vision de tout ce qu’il se passe dans les mers du monde: les habitants du village, en partie scientifiques et techniciens, et en partie touristes, ne s’ennuient pas et vivent dans une atmosphère relaxante et joyeuse.


Tandis que l’on installe des établissements sur le fond, l’urbanisation des littoraux et des îles ne cesse pas de s’accroître. À l’heure actuelle, 2031, dans les monitors de la station spatiale on peut voir très bien les dimensions auxquelles ce phénomène a abouti. Presque les quatre cinquièmes de la population mondiale vivent dans une zone pas plus large que 60 km de la ligne de côte. Au total, il s’agit de plus que 6 milliards d’habitants, c’est à dire une population littorale presque égale à la population totale du monde de la fin du 20ème siècle. Dans le monde, il y a 40 méga-villes—c’est à dire des villes avec plus que 10 millions d’habitants—et 30 d’eux sont localisées dans les zones littorales, surtout dans celles de l’Atlantique septentrionale et dans les deux versants de l’Océan Pacifique. Les méga-villes, de celles américaines, chinoises, japonaises à celles de la péninsule indienne, du delta du Nil et de l’Europe atlantique, sont placées au bord de mer.


Dans les grandes baies japonaises, comme celles de Tokyo-Yokohama et de Kobe, on a bâti des villes entières sur des îles artificielles. Dans les littoraux, aussi que dans les espaces marins interposés entre les côtes et les îles, la méga-ingénierie a trouvée un essor formidable. Plusieurs villages sur les eaux littorales sont constitués de gratte-ciels, tandis que des ports flottants ont été placés devant les littoraux de sorte à ne pas interférer dans le développement résidentiel. Des ponts gigantesques, sur lesquels des trains à grande vitesse déplacent des quantités remarquables de personnes et de marchandises, connectent les îles au littoral. Suivant l’exemple du tunnel sous la Manche, au-dessous des étroits et des chenaux maritimes on a construit de tunnels très longs et capables de gérer de grandes quantités de trafic à grande vitesse. Pas seulement la présence humaine se déplace de plus en plus vers la mer, mais aussi la méga-ingénierie trouve ici un bon terrain pour expérimenter des technologies avancées.


Cette concentration est bien évidente quand la station spatiale survole la partie en ombre de la Terre: un bande de lumière s’étend sans cesse le long des continents, en étalant comment l’urbanisation s’est étendue dans toutes les côtes, de celles équatoriales aux sub-polaires. Les experts ont appelé ecumenopolis marine cette formation planétaire. C’est une pression humaine énorme, qui pose des problèmes sérieux au sujet de la pollution de la mer. Sans doute, les technologies anti-pollutions ont progressées beaucoup, mais en même temps la concentration de population à abouti à des seuils préoccupants.


Climat et océan

L’attention consacrée à l’urbanisation littorale est bien justifiée à cause des conséquences que le changement climatique cause dans ces milieux. Dès la fin du 20ème siècle la température moyenne de l’atmosphère est augmentée de 0,5°C et le niveau de la mer s’est élevé en moyenne de 25 cm. Théoriquement ce n’est pas grande chose, mais ça a été suffisant pour augmenter la fréquence et la violence des vagues anomales, pour mettre en péril de vastes littoraux baisses, comme ceux de la Caroline et du Mississippi, et pour provoquer l’inondation de nombreuses petites îles. De l’Arctique se détachent des icebergs énormes, bien plus grands que ceux qui se détachaient dans le passé, et ils se dirigent vers le sud. La même chose se passe dans l’Antarctique. Les satellites signalent de déplacement d’icebergs grands comme des métropoles comme Buenos Aires.


En même temps l’atmosphère est changée. La circulation sur le Pacifique central et méridional change toutes les années à cause d’un vent très chaud, qui vient du désert de l’Australie et qui s’appelle El Niño. Il se dirige vers les côtes de l’Amérique méridionale en causant une remarquable hausse de la température des eaux marines. Ces phénomènes provoquent une diminution drastique des anchois devant les côtes péruviennes avec bien de dommage pour la population. De quelque temps, un phénomène similaire, qui a été appelé La Niña, a lieu entre l’Australie e l’Afrique du Sud. Il a causé de grands changements dans l’Afrique, où des régions arides sont devenues humides, et vice-versa.


Ces signaux indiquent que pour bien de temps l’océan a absorbé de la chaleur de l’atmosphère, mais qu’il a été peu réactif parce que, aux changements dans l’atmosphère, il opposait seulement de petits changements dans la circulation de ses eaux. Mais à l’heure actuelle, ayant saturé toute sa capacité d’absorption, l’océan réagit : la direction et la température des courants marins sont changés et, tandis que dans le passé l’océan avait absorbé de la chaleur de l’atmosphère, maintenant il va en envoyer. Il est comme un géant qui s’est éveillé et qui va faire des choses que nous ne pouvons pas prévoir, et que nous n’avons pas encore eu la capacité de comprendre.


L’océan réservoir : minéraux et énergie

Le contrôle de l’océan par rapport au climat est nécessaire aussi parce que dans beaucoup des zones il y une intense activité minière, que les monitors d’Humanity contrôlent très attentivement. En effet, l’exploitation de l’océan est en plein cours: on exploite des gisements de pétrole et gaz natures à des grands profondeurs; on effectue la récolte de minéraux du fond de la mer; on produit de grandes quantité d’énergie dans l’océan profond.


En 2031, toutes les trois démarches sont en cours.


Première démarche: les hydrocarbures—Les plates-formes d’extraction du pétrole et du gaz naturel se sont déplacées en plein océan, à des profondeurs de 1000 mètres, et elles vont se diffuser de plus en plus au large. Des espaces marins, comme les Caraïbes, les mers bordières de l’Asie, les mers autour de l’Australie et la Nouvelle Zélande, celles devant les côtes de l’Afrique et dans presque tout l’Arctique, sont occupés par de centaines de plate-formes, les fonds sont parcourus par des conduites très puissantes, tandis qu’à toute profondeur de nombreux bateaux submersibles, de plongeurs et de robots travaillent sans cesse. L’exploitation est diffusée à tel point de déranger les navires en passagers et marchandes, les bateaux de pêche et les câbles sous-marins à fibres optiques. C’est seulement merci aux satellites, qui dirigent le trafic et le déplacement en mer comme les sémaphores intelligents dans une ville, que la coexistence d’une telle quantité d’activité est possible.


Deuxième démarche: les nodules—Dans la zone de Clarion-Clipperton, au large des côtes américaines du Nord Pacifique, dans des profondeurs de 4000-5000 mètres, de nombreux véhicules minière robotisés se déplacent dans de champs de nodules polymétalliques qui s’étendent sur 7 millions de km carrés. Ces nodules sont secs et composés de manganèse, nickel, étain, fer et des autres métaux à l’état pur, c’est-à-dire sans aucune scorie. Il s’agît d’un champ tellement riche que l’on a appelé the cream of the crop, la crème de la récolte. Les nodules sont recueillis par les véhicules, sont convoyés dans de grands tubes qui, avec des systèmes hydrauliques, les transportent sur la surface de la mer, avec un parcours vertical de plus de 4000 m. En surface, il y a des navires spéciaux, appelés storage ships, navires dépôts. Les nodules y sont ressemblés et sont soumis à des traitements préliminaires. Des autres navires, appelés shuttle ships, avec un port en lourd de presque 150.000 tonnes, ont le rôle de prélever les nodules des navires dépôts et de les transporter sur la terre ferme, où il y a des usines spécialisées pour dissocier les nodules et obtenir dénormes quantités de métaux. Nombreux champs de nodules, amples des milliers de km carrés, existent à des profondeurs de 4000-6000 m, surtout sur le fond des océans Pacifique et Indien.


Troisième démarche: l’énergie—Les instruments de monitoring à bord de l’Humanity sont concentrés aussi sur une autre manifestation de haute technologie qui est placée dans les eaux de l’archipel des Hawaii et dans des autres archipels près de l’équateur. Ici on produit de grandes quantités d’énergie à de grandes profondeurs. Le système, qui s’appelle Ocean Thermal Energy Conversion (OTEC), vise à produire de l’énergie électrique des eaux de la mer. Ces installations pourraient être placées dans des eaux assez chaudes et à des remarquables profondeurs, entre 1000 et 3000 m, de sorte à produire de l’énergie électrique en utilisant le gradient thermique, c’est-à-dire la différence de température entre des différents niveaux de la mer. Ces conditions se retrouvent essentiellement dans les eaux intertropicales, où la majeur partie des pays en voie de développement est concentrée: d’ici le grand intérêt des Nations Unies pour cette technologie.


L’océan, berceau de la Planète

Malgré l’attraction suscitée par l’activité minière dans les grandes profondeurs, à bord de l’Humanity il y un group d’experts en astrobiologie, qui sont bien plus intéressés à l’aide que la connaissance de l’océan pourrait donner à la recherche de la vie dans l’Univers. Il est curieux, mais la recherche de la vie dans les planètes au déla su système solaire que l’Hubble, le grand télescope lancé à la fin du 20ème siècle, a découvert sans cesse dans les dernières trois décennies, est en quelque mesure influencée par les découvertes qui ont été faites dans l’océan.


On a commencé à la fin des années Quatre-Vingt, lorsque le japonais Kaido, l’américain Alvin et les français Cana et Archimède, tous submersibles océanographiques aptes pour opérer à de très grandes profondeurs, avaient découvert des formes de vie organiques, biologiquement assez avancées, dans les fossés du Pacifique occidentale, à 11.000 m, et dans des eaux très froides assujetties à des pressions énormes. En même temps, des autres scientifiques avaient découvert que les sources d’eau thermale, qui se trouvent dans de nombreuses zones des océans, notamment dans les dorsales, ont été la couche à travers laquelle la vie est parue sur la Planète. Le convergence de ces découvertes a conduit à bouleverser le concept selon lequel la vie organique se développe seulement dans peu de conditions environnementales. Par conséquent, on a commencé à supposer que la vie organique aurait pu se développer aussi dans des planètes avec des conditions très différentes de celles de la Terre. Cet intérêt pour la vie dans l’espace a été encouragé plus tard, en 2001, quand la NASA a trouvé des microorganismes dans une météorite tombée de Mars sur la Terre il y a des millions d'années. Et l'on a continué à chercher, avec l'Hubble et avec des sondes envoyées dans l’espace, vers des autres constellations, comme celle d’Andromède. De plus, dans le sous-sol de Mars on a trouvé des traces d’eau, et ça a encouragé à intensifier les efforts.


D’autre part, l’attention que les biologistes nourrissent vers l’océan a été supportée par d’autres découvertes. À l'aube du 21ème siècle on a constaté que dans les océans il y plus que 10 millions d’espèces, bien plus de celles que l'on trouve sur la terre ferme. Ça veut dire que l’océan est caractérisé par une organisation de vie bien plus riche et compliquée que l'organisation que l'on retrouve dans les écosystèmes de la terre ferme. À ce moment-là, le bouleversement de la perspective à travers laquelle dès longtemps l’océan a été considéré s’est matérialisé. Ce bouleversement est passé à travers trois étapes. Première étape: pendant les années Soixante-dix il fut évident que ç'a été la dynamique de la croûte océanique, et plus particulièrement la formation et l’évolution des dorsales océaniques, à provoquer la configuration actuelle des continents. Deuxième étape: à la fin des années Quatre-vingt il n'y avait plus aucune doute que la vie sur la Terre provient des océans et que dans les fonds océaniques il y a des points desquels de nouvelles formes de vie continuent à se former et à se diffuser. Troisième étape: dans les premières décennies du 21ème siècle on a constaté que l’océan est un monde bien plus vital et diversifié que la terre ferme. Ça veut dire que protéger les océans va conduire à protéger la partie la plus grande et stratégique du patrimoine écologique de la Planète.


Se tourner vers l’espace

Le Super Shuttle est proche à quitter l’Humanity pour faire route vers la Terre. Le commandant voit la Terre qui se tourne, avec les douces couleurs bleues des océans, au-dessus desquels on voit de spirales de nouages banches qui vont tresser leur danses. Le tout est enveloppé dans un tapis noir, moucheté d’étoiles brillantes. Avant de quitter le bureau le commandent lève ses yeux vers les deux tableaux accrochés sur le mur: le premier montre un drakar, le bateau avec lequel les Vikings ont exploré l’Atlantique; le deuxième montre un catamaran, le bateau avec lequel les Polynésiens ont exploré le Pacifique. Il pense que l’esprit avec lequel ces anciens navigateurs ont exploré les océans est le même esprit qui entraîne les astronautes à explorer le système solaire et à essayer de se pousser au delà des ses limites. Peut être le désir de faire des nouvelles connaissances est en réalité le désir de connaître nous mêmes. Le commandant se dirige lentement vers le Super Shuttle, derrière lequel se découpe la silhouette bleue de la Terre.

A.Vallega/St.Dié-des-Vosges 8 19/12/2001

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