CONVERGENCE DES DIVERSITÉS

Louis BOISSET et Thom SICKING

LE LIBAN
Affiche 1

Documents en ligne à http://www.usj.edu.lb/atlas/

Le Liban

Le Liban, petit pays de l’Est de la méditerranée (fig.1), constitue une entité complexe et originale dans la région du Moyen-Orient. Pays de refuge pour des minorités souvent persécutées, il regroupe actuellement une population multiconfessionnelle. Son histoire relate des périodes de conflit et de réconciliation qui a marqué la répartition et l‘organisation territoriale actuelle.

CONVERGENCE DES DIVERSITES

La population libanaise, très éclectique du point de vue religieux, regroupe 17 communautés (fig.2).
Les communautés chrétiennes orientales représentent quatre grandes traditions: syriaque, byzantine, arménienne et copte. Au cours du premier millénaire la tradition syriaque s'est divisée en trois communautés: syriaque orientale (assyrienne), syriaque occidentale et maronite.
L'influence de l'Occident est ancienne et a donné naissance à une Eglise latine en Orient. Elle a également abouti à la création d'Eglises catholiques orientales: chaldéenne, syriaque, grecque et arménienne. Les Maronites sont catholiques depuis leur origine.
Enfin, des missions protestantes ont établi à partir du XIXe siècle diverses communautés dans la région réunies au Liban dans une fédération.

Les musulmans du Liban se répartissent entre 4 communautés: sunnite, chi'ite, druze et alaouite. La communauté juive a aujourd'hui presque disparu du Liban mais reste officiellement reconnue.

Avant la guerre civile de 1975, la ville de Beyrouth (capitale du Liban) était un lieu de regroupement et de concentration de la plus grande partie de la population libanaise (fig.3).
Les gens issus de diverses origines religieuses, politiques et sociales s’y côtoyaient ordinairement. Mais le conflit a eu pour conséquence de diviser la ville, de créer une ligne de démarcation, non seulement physique et politique, mais aussi religieuse. Schématiquement (fig.4) , Beyrouth se scinde en deux quartiers : Est (à majorité chrétienne) et Ouest (à majorité musulmane). En effet, dans un pays où politique et religion sont intimement liés, une mutation a marqué le paysage religieux, suivant la division du pays. Cette transformation s’est matérialisée, notamment dans les quartiers les plus exposés aux violences, par des lieux de cultes dévastés, abandonnés, voire même déplacés…

Depuis 1990 (date de la fin du conflit), en pleine phase de reconstruction, on assiste à une réappropriation, par les diverses communautés religieuses, de cet espace urbain qui a été temporairement délaissé.

 

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