LA NATURE DANS LE JUDAÏSME

ESPACE ET RELIGION DANS L'ISRAËL CONTEMPORAIN

François MANCEBO

Maître de conférences
Université Paris 4 Sorbonne
francois.mancebo@paris4.sorbonne.fr

Résumé par Marie-Claire Ruiz

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MOTS CLÉS :
Judaïsme
, alliance (berith), ordre "naturel", interdiction, séparation, diaspora, identité juive, les communautés, paysage, Etat d'Israël, paysages anthropisés, réappropriation, monumentalisation, développement durable, contrainte

RÉSUMÉ :
Cet article présente les liens complexes entre Judaïsme et Nature replacés dans le contexte de l'Etat d'Israel aujourd'hui. Ainsi il précise le lien étroit entre paysage et histoire "Mais si le Judaïsme sanctifie des faits ou des événements, ce ne sont pas les lieux qui sont saints, c'est ce qui s'y produit "et donc "La terre d'Israël n'est pas sainte, elle est véhicule de sainteté."
Même si l'Etat d'Israel est composé de plusieurs communautés " toute mention ou évocation d'un paysage israélien est imprégnée d'une mémoire collective bâtie sur deux piliers :
- de tout temps les paysages d'Israël ont été magnifiés par les lecteurs de la Torah
- une histoire plus récente
"
A partir de ce constat la politique de protection de l'environnement est expliquée avec ses contadictions : à la fois politique de réappropiation et de monumentalisation de l'environnement "il a été créé une banque des graines de toutes les plantes sauvages du pays avec les différentes variétés" mais aussi développement agricole car les " plus beaux paysages sont ceux "dominés" par les kibboutzim". Cette politique devant aussi tenir compte d'une contrainte majeure: la pénurie d'eau. Pour comprendre toute cette compléxité on peut reprendre la phrase de conclusion" Les enjeux que l'on peut percevoir derrière les paysages et les environnements d'Israël rendent particulièrement pertinents ces propos d'Emmanuel Levinas : "l'important de l'Etat d'Israël ne consiste pas dans la réalisation d'une antique promesse, ni dans le début qu'il marquerait d'une ère de sécurité matérielle mais dans l'occasion enfin offerte d'accomplir la loi sociale du Judaïsme. Le peuple juif était avide de sa terre et de son Etat, non pas à cause de l'indépendance sans contenu qu'il en attendait, mais à cause de l'œuvre de sa vie qu'il pouvait enfin commencer".
(bibliographie conséquente)

 

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