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Hérault
Gard
Lozère
Aude
P-O
Nombre total : 418
(sur 698 ASA en LR, soit 60%)
15
7
1
Pratique de l'activité (%)
75
50
25
Nombre d'ASA par commune
0
40 km
N
(c) 2001-2002 - M.T.E./CNRS UMR 5045
Source : enquêtes ASA par département
16
0
34
0
63
0
Limite d'arrondissement
Le Vigan
Nombre total d'ASA : 209
Nombre d'ASA par commune
15
1
Entretien et fonctionnement des barrages
Irrigation mixte
Berges, cours d'eau, crues
Activités multiples
Assainissement
Irrigation non gravitaire
Irrigation gravitaire
Types d'activité
Altitudes (en mètres)
Activité inconnue
Autres activités
Nîmes
Alès
(c) 2001-2002 - M.T.E./CNRS UMR 5045
Source : enquêtes ASA par département
0
20 km
N
©

Sox

&

F
ox

-

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SOCIÉTÉ, TERRITOIRE ET GESTION DES SYSTÈMES
HYDRAULIQUES DANS LE MIDI DE LA FRANCE
Modernité ou anachronisme d'un mode d'organisation collectif ancien :
les associations de propriétaires fonciers (Associations Syndicales Autorisées) ?
2- Les activités des ASA
dans le département du Gard
Les leçons d'un inventaire
Un inventaire des Associations Syndicales a
conduit à la constitution d'une base de données
régionale des quelques 700 ASA présentes en
Languedoc-Roussillon (soit plus du tiers des ASA
existantes à l'échelle nationale) regroupant une
dizaine de milliers d'adhérents et représentant plu-
sieurs dizaines de milliers d'hectares. Une analyse
statistique et cartographique de ces données aux
échelles régionale et départementale a été réali-
sée. Au-delà de leur recensement, des enquêtes
et des entretiens ont été conduits afin de mieux
connaître leurs particularités et les conditions de
leur fonctionnement économique et financier.
Anne Honegger
­ Géographe,
Daniel Puech
­ Économiste,
Chargés de recherche au CNRS.
Laboratoire
Mutations des Territoires en Europe
CNRS - UMR 5045
Université Paul Valéry - Route de Mende - 34 199 Montpellier cedex 5
TÉl. : 04 67 14 24 43 - Fax : 04 67 14 25 22
honegger@club-internet.fr -- daniel.puech@univ-montp3.fr
Ce travail s'inscrit dans un programme pluridisciplinaire de recherche initié par l'UMR 5045 du CNRS, coordonné par Anne Honegger.
Il bénéficie de financements conjoints du Conseil régional Languedoc-Roussillon, de la DIREN Languedoc-Roussillon et du CNRS.
La liste des publications sur ce projet est sur le site
http://alor.univ-montp3.fr/MTE
À l'échelle régionale,
le Roussillon est l'exemple le
plus vivace de cette irrigation
traditionnelle de montagne.
Photo Thierry Ruf.
L'eau, un facteur important
des dynamiques des territoires
en particulier dans le Midi de la France,
caractérisé par :
·
des ressources présentes mais difficilement
mobilisables du fait des spécificités du relief
et du climat,
·
un aménagement hydraulique, développé
de manière volontariste dans un passé récent
(Bas-Rhône-Languedoc), mais souvent
pluriséculaire et composé en grande partie
de réseaux gravitaires gérés par des associations
de propriétaires fonciers (essentiellement des
A
ssociations
S
yndicales
A
utorisées ­
ASA
).
Des dynamiques liées à une gestion
collective de l'eau dont les associations
sont les unités de base
Les ASA (établissements publics régis par la loi du
21 juin 1865), offrent une grande diversité de taille
et d'objets ­ irrigation
(carte 1)
mais aussi draina-
ge des terres, gestion des berges de rivières...
(carte 2)
­ et témoignent du rôle indispensable et
social du partage équitable de la ressource et des
frais d'entretien du patrimoine hydraulique.
Une gestion concertée
dans un contexte en mutation
·
abandon de nombreux canaux, lié à une situation
de déprise agricole accentuée par une forte
pression foncière,
·
élargissement ou apparition de
nouvelles fonctions
(de type
urbain :
fourniture d'eau brute,
environnementales :
gestion des eaux de
ruissellement, maintien des zones humides,
patrimoniales :
paysagères, architecturales,
culturelles...,
récréatives :
chasse et pêche,
randonnées, VTT...),
impliquant de nouveaux
acteurs
(notamment rôle accru des collectivités
locales).
1 - L'hydraulique agricole,
premier motif de
constitution d'une
association syndicale
Vers un tournant des
modalités de gestion
face à un patrimoine
en danger ?
Paradoxalement alors que la
volonté reste, tant au niveau
français (loi de 1992) qu'européen
(loi cadre de 2000), le maintien
d'une gestion décentralisée repo-
sant sur une large concertation,
à l'échelle du bassin versant, les
ASA connaissent des difficultés
à s'adapter à l'évolution à long
terme des usages et fonctions de
l'eau. Les principales concernent :
·
le financement de ces structures
confrontées au passage d'une
gestion unifonctionnelle à une
gestion multifonctionnelle du
patrimoine hydraulique,
·
les blocages liés à un statut
juridique et administratif ancien
et complexe,
·
le renouvellement des cadres-
bénévoles des associations,
·
le manque d'entretien d'un
grand nombre de canaux.
Ceci pose de façon cruciale la
question du maintien du système
collectif de gestion d'ouvrages
utilisés par les communautés
paysannes depuis l'origine des
aménagements. Mais dans cette
perspective, comment en particu-
lier mettre en place de nouveaux
types de financements, avec quels
acteurs et selon quelles procédures ?
Un entretien entièrement
pris en charge par l'agriculture
dans le cadre d'une gestion
démocratique.
Photo Thierry Ruf.
Des usages nombreux,
souvent source de conflits.
Petite Camargue gardoise
Photo Anne Honegger.