LE PARTAGE DES EAUX DU NIL ET
LES POLITIQUES ÉTHIOPIENNES

LE NIL EST UN DON DE L'ÉTHIOPIE

UN MYTHE HYDROPOLITIQUE

Alain Gascon

Maître de conférences de géographie
IUFM de l'Académie de Créteil
Centre d'études Africaines (CNRS/éHéSS)
Chargé de cours à l'INALCO

De nombreux auteurs ont assuré que le negus d'éthiopie pourrait détourner les eaux du Nil si le sultan d'égypte ne cessait de persécuter les Coptes. Depuis l'Antiquité, on sa­vait que les hautes eaux du Nil correspondaient aux pluies d'été de kerämt sur les hautes terres d'éthiopie. On avait remarqué une succession régulière de crues exceptionnelles et d'étiages : les vaches grasses et maigres de la Bible. En revanche, les sources du Nil blanc n'ont été «découvertes» qu'au 19e siècle de même que les marécages du Sudd qui retiennent, au Sud du Soudan, les eaux venues de l'équateur. La méconnaissance de mé­canismes climatiques complexes est à l'origine d'un mythe qui perpétue après des siècles d'islam et de christianisme les croyances de l'égypte pharaonique. Mais, les mesures ont montré qu'à Assouan, 85% du débit du fleuve provenait de la branche éthiopienne du Nil. Hérodote a écrit que l'égypte était un don du Nil et ne peut-on dire que le Nil qui fait vivre l'égypte est «un don de l'éthiopie» ? Opinion partagée par bien des éthiopiens !

Seul fleuve qui franchisse le Sahara du Sud vers le Nord, le Nil réunit deux des plus an­ciens foyers de peuplement d'Afrique : soit 186,2 millions d'h. pour l'égypte, le Sou­dan, l'érythrée et l'éthiopie et 163,4 millions d'h. pour les 7 états du cours supérieur du Nil blanc. Cet ensemble équilibre le foyer du Golfe de Guinée autour du Nigeria. Le Nil est le fleuve de «la maison commune» du continent africain par-delà la coupure climatique saharienne, coupure d'ailleurs récente. C'est aux extrémités de la branche orientale du Nil que sont nés l'égypte et l'éthiopie les deux plus anciens états d'Afrique et peut-être du Monde (Gourou, 1970) ! Ces antiques pôles de peuplement ont connu un essor remar­quable et l'éthiopie, «la montagne la plus peuplée du monde» (Gallais, 1989), doit ac­cueillir plus de 100 millions d'h. en 2025 (P&S, 2003). Or, l'irrigation est l'intrant le plus sûr pour obtenir un accroissement sensible de la production alimentaire pour des po­pulations qui, gagnant les villes, vont accroître leurs besoins en eau.

Le cours supérieur du Nil bleu, appelé «Abbay» en éthiopie, qui se déploie en une grande boucle au sortir du lac Tana innerve et divise avec ses affluents le cœur historique des hautes terres. La tradition chrétienne l'identifie au Geyon qui avec l'Euphrate, arrose le jardin d'éden. En effet, les éthiopiens, Peuple élu descendant de Salomon et de la reine de Saba, identifient leurs hauts plateaux à la Terre Sainte (Gascon, 2003). Dans ce bastion d'altitude, protégé par les profonds canyons de l'Abbay et de ses tributaires, s'est enracinée une civilisation originale qui s'est perpétuée sur au moins 2000 ans d'histoire, d'Aksum à nos jours. L'Abbay a donc contribué à la survie de l'indépendance de l'éthiopie et appartient aux éthiopiens. Pourquoi ne pas construire un GAP à l'instar des Turcs et s'en servir pour irriguer et produire de l'électricité et d'imposer ainsi son hégé­monie dans la région ? Toutefois, jusqu'à présent, les éthiopiens ont été tenus à l'écart des accords internationaux partageant les eaux du Nil.

1/ L'éthiopie privée de Nil !

L'éthiopie a, certes, préservé son indépendance après avoir défait les Italiens, à Adwa, en 1896. Elle signa avec les puissances coloniales des traités qui garantissaient ses fron­tières et rejoignit, en 1923, seul état africain, la SDN. Ceci ne lui fut d'aucun secours quand, en 1935, elle se retrouva seule face à l'agression italienne. Jamais, elle ne fut admise dans le «concert des nations» même par les états qui l'avait reconnue. En 1902, la Grande Bretagne fit ajouter au traité délimitant la frontière avec le Soudan, une clause sti­pulant que le negus devait lui demander l'autorisation d'aménager l'Abbay. Ayant repris Khartoum aux Mahdistes, elle continuait, dans la logique de la Turkiya1, la conquête systématique du Soudan menée par Méhémet Ali et ses successeurs. Les protestations de Menilek II (1889-1913) n'empêchèrent pas non plus la conclusion de l'accord tripartite de 1906. L'Angleterre, la France, ferme soutien du negus contre l'Italie, et l'Italie s'étaient entendues pour se partager l'éthiopie dont le souverain était diminué par une attaque. Les Britanniques s'étaient octroyé le cours du Nil bleu jusqu'au lac Tana, les Français une large bande territoriale de part et d'autre du chemin de fer Djibouti-Addis Abäba et les Ita­liens, un couloir ferroviaire entre leurs deux possessions : l'érythrée, au Nord, et la So­malie, au Sud. Jamais mis en œuvre, ce démembrement annonçait le plan Laval-Hoare (1936) qui offrait, au mépris du pacte de la SDN, une bonne moitié de l'éthiopie à Mus­solini. En 1925, la Grande Bretagne avait partagé avec l'Italie les eaux du Gash, un af­fluent temporaire du Nil. Elle avait lancé, en amont de Khartoum entre les deux Nil, le périmètre irrigué de la Gazirah qui fut, un temps, le plus vaste du monde2. Après la guerre, le contexte international et régional changea du tout au tout. Après son entrevue avec Roosevelt, à Suez, en 1945, Haylä Sellasé se débarrassa du quasi-protectorat im­posé, en 1941, par les libérateurs anglais. Forte du soutien des états-Unis, l'éthiopie compta parmi les fondateurs de l'ONU et les vainqueurs de l'Axe. Elle obtint des dom­mages de guerre et l'Assemblée Générale vota la fédération avec l'érythrée. Elle soutint les mouvements de libération africains et, en 1963, Addis Abäba devint le siège de l'OUA. Cependant, en 1959, le Soudan et l'égypte n'avaient pas invité l'éthiopie aux négociations du partage de la re­tenue d'Assouan qui a ennoyé la Nubie (Fogel, 1997).

Doit-on mettre sur la marginalisation diplomatique de l'éthiopie, le peu d'empressement de ses voisins à l'inviter ? L'égypte n'avait pas renoncé à l'influence sur le Soudan qu'elle exerçait sur son ex-colonie, le Soudan et ne tenait pas à y mêler un autre état. Le gouvernement éthiopien avait choisi, à l'aide des dommages de guerre italiens, d'équiper l'Awash, proche d'Addis Abäba. L'Awash Valley Authority (AVA) avait planifié, à partir des usines hydroélectriques de Qoqa, de vastes périmètres irrigués sucriers, cotonniers, bananiers et fruitiers aux dépens des pacages des éleveurs afar ou somali. On projetait d'équiper le cours supérieur du Wabi Shabeele afin d'installer des éthiopiens sédentaires dans l'Ogadén éthiopien peuplé de Somali nomades et revendiqué par la Somalie. Afin d'alimenter la capitale, l'éthiopie avait installé la centrale de haute chute de Fintchaa sur un affluent de rive gauche de l'Abbay . Le régime révolutionnaire lança des études sur le Gibé et le projet Tana-Bäläs prévu pour installer des milliers de paysans dans le bassin supérieur du Nil bleu. Alliée fidèle de l'URSS, l'éthiopie ne reçut guère de crédits internationaux et la dégradation de la situation militaire empêcha l'aboutissement de tous les programmes (Gascon, 1995). Au Soudan, la guerre civile bloqua les travaux du canal de Jonglei qui devait accélérer le transit des eaux du Nil blanc vers le Nord et en conséquence assécher mes marais où se réfugiaient les rebelles du Soudan-Sud. Des avions (éthiopiens ?) bombardèrent le canal sans doute en rétorsion de l'aide apportée par le Soudan aux rebelles érythréens tandis que l'éthiopie soutenait les Soudanais du Sud (Aquarone, 1987).

Mängestu étant tombé en 1991, Addis Abäba a réuni, en 1999, les états riverains du Nil sans qu'une certaine méfiance ne soit levée entre l'éthiopie et les «états d'aval». En 2000, lors de l'inauguration de la sucrerie de Fintchaa, proche de la centrale, le président éthiopien dénonça les protestations de l'égypte. L'éthiopie qui fournit 85% du débit du Nil ne consomme que 0,3% du potentiel hydrique de l'Abbay et de ses affluents. Leurs eaux du fleuve n'irriguent que 0,01% ou 0,02% de la SAU éthiopienne3. Les périmètres irrigués les plus importants se tiennent sur le moyen et bas Awash. De nouveaux projets sont planifiés mais un seul, celui de Gelgel Gibé (près de Jimma, au Sud), est en cours d'achèvement. Les financements internationaux se font rares car les organisations pensent que le temps des grands barrages ne serait maitenant passé.

2/ Les éthiopiens, des enfants des rivières

Les éthiopiens considèrent que leur position de château de l'Afrique leur confère «un droit de suite» chez les populations des périphéries basses. Ils craignent encore, en dépit d'un rapport de force démographique favorable, que ces peuples de pasteurs musulmans n'attendent qu'une occasion pour fondre sur les hautes terres saintes et salubres. Le ré­seau hydrographique y est profondément enfoncé en gorges grandioses comme celles de l'Abbay - et de ses affluents le Märäb, le Täkkäzé, le Bashello, le Mugär, le Gudär, le Diddessa - et des autres grands fleuves tels l'Omo ou le Wabi Shabeele. Le bassin de l'Abbay, au Nord-Ouest, n'occupe que 20% du territoire éthiopien (1,2 million de km2) mais correspond au pays (agär), cœur du royaume chrétien, et s'oppose aux périphéries (dar agär) conquises entre 1882 et 1905 par Menilek II (Donham & James, 1986). Les canyons impaludés subissent aussi les effets de la trypanosomiase et sont presque dé­serts, hantés par quelques agro-éleveurs marginalisés. Ce sont des marches frontières : les jeunes gens, originaires des plateaux bordiers, s'affrontent en des combats rituels dans le lit des rivières où l'on rend toujours un culte à des génies locaux. «Les enfants de nos rivières» c'est ainsi que les Tegréens désignaient les rebelles Wäyyané de 1943, af­firmant qu'ils étaient des leurs (Gebru, 1991, p. 218).

Les chroniques royales montrent que les canyons coïncident, depuis des siècles, avec les grandes régions historiques qui divisent l'éthiopie. Les routes anciennes suivaient les crêtes et les lignes de partage des eaux et franchissaient les fleuves par des gués périlleux. Pendant les grandes pluies, des régions entières demeuraient isolées et complètement in­dépendantes du pouvoir des rois des rois. «Aussi longtemps que les chemins faciles, sui­vant les crêtes et franchissant les gorges, ne relieront pas les plateaux les uns aux autres et ne donneront pas au pays la cohésion qui lui manque, l'éthiopie sera condamnée au ré­gime féodal» (Reclus, 1885, p. 251). On peut se demander si les Italiens n'avaient pas lu Reclus car ils consacrèrent, de 1936 à 1941, la plus grande part du budget de l'Impèro à la construction d'un réseau en étoile centré sur la capitale. Les affrontements les plus violents qui jalonnent l'histoire de l'éthiopie se sont déroulés au passage des fleuves. En 1991, les rebelles tegréens se heurtèrent à l'armée régulière sur l'Abbay et les éthiopiens et les érythréens se battirent de 1998 à 2000 sur le Märäb. Actuellement, l'Abbay et l'Omo ne sont franchis que par deux ponts, le Täkkäzé, le Diddessa et l'Awash par un seul ouvrage : singulière fragilité du réseau des communications d'un état de plus de 70 millions d'habitants (P&S, 2003) !

Les habitants des hautes terres répugnent à s'établir le long des rivières et, à moins d'énormes travaux, ils ne peuvent prélever les eaux du fond de canyons profonds de plus 500 m ! Ils se tournent plutôt vers la micro-irrigation par des dérivations et des lacs colli­naires afin de stocker le surplus des grandes pluies. Ils consomment des céréales, des lé­gumineuses, des condiments, des oléagineux et des «faux bananiers4» qui poussent ex­clusivement sur les plateaux frais. Leurs tabous alimentaires, hérités du judéo-christia­nisme, leur font éviter les fruits, les agrumes et les légumes produits, avec le sucre et le coton, dans plantations du Rift et de la vallée de l'Awash. Sur les hautes terres, le café et les cuirs et peaux5 procurent environ 80% des rentrées de devises à l'exportation bien avant les produits des régions basses. L'éthiopie ne pourra donc compter avant au moins dix ans - si elle en obtient le financement - sur les périmètres irrigués des vallées et des piémonts des basses terres. Les paysans se laisseront-ils convaincre de migrer vers ces régions chaudes - assimilés à l'Enfer par la tradition - alors que le souvenir cruel des ré­installations et des villagisations forcées, lancées sous Mängestu, est encore présent à la mémoire ? Les aménagements hydrauliques des fleuves majeurs d'éthiopie ne pourront résoudre, dans l'immédiat, les crises alimentaires. La solution ne dépend pas seulement du gouvernement éthiopien qui n'a ni les crédits, ni les moyens techniques de développer les périmètres irrigués. Ceux-ci, dans le moyen et bas Awash n'ont pas apporté les béné­fices escomptés par leurs promoteurs (Gascon, 1994). L'éthiopie subit, impuissante comme les autres états producteurs, les effets de la baisse du cours mondial du café. En 1996, une bonne récolte céréalière et une brève remontée des cours du café ont permis d'équilibrer la balance alimentaire éthiopienne.

Cependant, l'éthiopie souffre aussi d'une forte dépendance énergétique depuis l'arrêt de la raffinerie d'Asäb, maintenant en érythrée. On a reconnu un gisement de gaz en Ogadén mais son exploitation est suspendue à l'obtention d'un financement international. Il y a également des indices prometteurs d'hydrocarbures à Gambéla. Actuellement, une bonne partie de l'année quand les barrages se vident, Addis Abäba (3 millions d'h.) subit des coupures de courant. En dépit de travaux d'interconnexion, chacun des 7 secteurs de la capitale est privé d'électricité pendant une journée à tour de rôle. Or, le cours des rivières est coupé de nombreuses chutes autant de sites pouvant être équipés de turbines hydro­électriques et de plus, les canyons sont quasi-déserts. Les études prévoient d'équiper de plusieurs centrales le cours du Täkkäzé, de doubler l'usine de Tes Esat sur l'Abbay, et de Fintchaa, de turbiner l'Omo, l'Awash et la Wabi Shabeele (Atlas, 1988). Cependant, il n'est pas question de réactiver le périmètre irrigué de Tana-Bäläs.

Un GAP éthiopien ou le Nil : «maison commune» de l'Afrique ?

Depuis 1991, l'éthiopie a renoué avec les états riverains du Nil qui se sont enfin réunis à Addis Abäba. Toutefois, les participants n'ont pas dépassé le stade des déclarations convenues de bon voisinage. La poussée démographique continue, en 2003, au rythme de + 27‰/an en éthiopie, de + 29‰/an au Soudan et de + 21‰ en égypte. Cette der­nière est toujours plus dépendante des importations, à bas prix, venues des états-Unis, comme l'éthiopie l'est vis-à vis des dons de l'Union européenne et des états-Unis. L'égypte a entrepris les travaux de la «Nouvelle Vallée» qui accroîtront de 42% sa SAU irriguée, avec un cofinancement saoudien, sans être assurée de son alimentation à partir du lac Nasser. Le Soudan compte investir une partie des redevances du pétrole, extrait au Sud, dans la construction du barrage de Méroé, au Nord, qui impliquera de déplacer des populations et des vestiges archéologiques et écrêtera le niveau du barrage d'Assouan. Le canal de Jonglei n'est plus une priorité car c'est le pétrole qui intéresse désormais le gou­vernement soudanais plus que l'eau du Sud. Néanmoins, Khartoum n'a pas renoncé aux projets de transferts de populations du Nord sur les terres «tribales» du Sud confisquées par le Land Allotment Act, promulgué en 1970 par Nimeyri. Le Soudan n'a pas aban­donné l'idée, répétée comme un slogan, de devenir le «grenier à blé du monde arabe». Il a entrepris, sans succès pour le moment, de privatiser la Gazirah où seulement la moitié des 800 000 ha du périmètre est productive. Il accuse les éthio-érythréens d'envoyer, par incompétence ou par insouciance, le limon arraché sur leurs hautes terres dans leur réseau d'irrigation. Or, l'étude des sédiments montre que cet envasement est d'origine lo­cale et provient du mauvais entretien des canaux (Gascon, 1994).

Ces grands travaux sur le Nil bleu ont été lancés sans aucune concertation officielle cha­cun forçant la main du voisin du dessus, en dénonçant son égoïsme et retournant à son avantage, le «downstream complex» (Waterbury in Béthemont, 1999, p. 202). Faute de devenir la «maison commune» de l'Afrique du Nord-Est, peut-être le début de la maison commune de l'Afrique, l'aménagement du Nil bleu pourrait déboucher sur un GAP éthiopien. En édifiant quelques grands barrages sur les gorges de l'Abbay et de ses prin­cipaux affluents, sur celles de l'Omo et du Wabi Shabeele, l'éthiopie pourrait satisfaire les besoins de sa population en plein essor et vendre de l'électricité et de l'eau aux états voisins. Environ 30% des 3 millions d'habitants de l'agglomération-capitale n'ont pas ac­cès à l'eau courante et on n'y trouve qu'une seule station d'épuration. Dans les cam­pagnes qui regroupent 85% des éthiopiens, les femmes, chaque jour en une épuisante noria, puisent l'eau de la rivière qui ne subit aucun traitement. Le gouvernement doi à son peuple d'entreprendre des travaux hydrauliques pour d'abord produire de l'électricité et apporter l'eau courante. Plus tard, viendront peut-être, les grands périmètres irrigués sus­ceptibles d'accueillir le trop plein de l'accroissement de la population des hautes terres. Sans doute, les voisins du «bas» craignent-ils de voir l'éthiopie, diminuée par son encla­vement, utiliser l'argument hydropolitque imparable dans une négociation future. Est-ce la seule raison de ce «chacun pour soi» ? L'eau sera-t-elle le prétexte pour que l'Egypte ou plutôt le Soudan, reprenne la Turkiya vers le Sud du Soudan ou vers l'éthiopie ou sera-t-elle l'occasion saisie par l'éthiopie de (re)devenir une puissance régionale ?

Bibliographie indicative6

• Aquarone Marie-Christine, Les frontières du refus : six séparatismes africains, Pa­ris, CNRS, Mémoires et Documents de Géographie, 1987.

• Ayeb Habib, L'eau au Proche-Orient. la guerre n'aura pas lieu, Paris/Le Caire, Kar­thala/ CEDEJ, 1998.

• Besançon Jacques, L'homme et le Nil, Paris, Gallimard, Géographie humaine, 1957.

• Béthemont Jacques, Les grands fleuves. Entre nature et société, Paris, Armand Colin, 1999.

• Daniél Gamachu, 1977, Aspects of Climate and Water Budget in Ethiopia, Addis Abeba, Addis Abeba Press.

• Donham Donald L. & James Wendy, The Southern Marches of Imperial Ethiopia. Essays in History and Social Anthropology, Cambridge, Cambridge University Press, African Studies Series 51, 1986.

• Ethiopian Mapping Authority, National Atlas of Ethiopia, Addis Ababa, 1988.

• Fogel Frédérique, Mémoires du Nil. Les Nubiens d'égypte en migration, Paris, Karthala, 1997.

• Gallais Jean, Une géographie politique de l'éthiopie. Le poids de l'état, Paris, économica, Liberté Sans Frontières, 1989.

• Id., Les Tropiques. Terres de risques et de violences, Paris, Armand Colin, 1994.

• Gascon Alain, «Les enjeux des aménagements hydro-agricoles en éthiopie et en érythrée», Les Cahiers de la Recherche-Développement, Dossier : systèmes irrigués, n° 38, 1994, pp. 33-48.

• Id., La Grande éthiopie, une utopie africaine. éthiopie ou Oromie, l'intégration des hautes terres du Sud, Paris, CNRS éditions, Espaces et milieux, 1995.

• Id., «La guerre "discrète" du Soudan», Limes. Revue française de géopolitique, 3, 1997, pp.151-168.

• Id., Sur les hautes terres comme au ciel. Identités et territoires, Paris, CTHS, 2003 (à paraître.

• Gebru Tareke, Ethiopia : Power and Protest. Paesants Revolts in the Twentieth Centu- ry, Cambridge, Cambridge University Press, African Studies Series 71, 1991.

• Gourou Pierre, L'Afrique, Paris, Hachette, 1970.

• Griaule Marcel, Les flambeurs d'hommes, Paris, Calman Lévy, 1934.

• Guida d'Italia della Consociazione Turistica Italiana, Africa Orientale Italia- na, Milano, 1938.

• Mesfin Wolde Mariam, An Introductory Geography of Ethiopia, Addis Ababa, Berhanena Selam H.S.I. Printing Press, 1972.

• Moorehead Alan, The White Nile, London, The Reprint Society, 1962 (First publi­shed by Hamish Hamilton 1960).

• Id., The Blue Nile, London, The Penguin Books, 1983 (First published by Hamish Hamilton 1962. Revised edition 1972).

• Pison Gilles, «Tous les pays du monde (2003)», Populations & Sociétés, n° 392, juillet-août 2003.

• Reclus élisée, L'Afrique septentrionale, première partie, bassin du Nil, Soudan égypiten, éthiopie, Nubie, égypte, Paris, Nouvelle Géographie Universelle. La Terre et les Hommes, Hachette, vol. X, 1885 : 192-351.

• Ruf Thierry, «Deux siècles d'interventions hydrauliques et cotonnières dans la vallée du Nil», L'exercice du développement, Paris, Dynamique des systèmes agraires, éditions de l'ORSTOM, URA 94 CNRS/ éHéSS, 1986, pp. 279-310.

• Shoa Asfeha et Lassailly-Jacob Véronique, «Analyse d'une politique d'assis­tance aux réfugiés : les sites d'installations agricoles ouverts pour les réfugiés éry­thréens au Soudan», Refuge, Special Issue on the Horn of Africa, vol. 14, n° 1, 1994, pp. 19-25.


1Méhémet Ali était «vassal» de l'Empire Ottoman avant de s'émanciper.

2Ce fut le modèle du périmètre irrigué du delta intérieur du Niger et de la plantation de Villabruzzi sur le Wabi Shabeele, en Somalie italienne.

3L'irrigation, surtout locale, ne touche qu'à peine 0,3% du total de la SAU éthiopienne.

4Ensät en amharique : Ensete ventricosum.

5Les labours se font à l'aide d'un araire tiré par une paire de bovins.

6Les auteurs éthiopiens sont classés selon le nom d'usage qui est le premier : Mesfin Wolde Mariam est à Mesfin. Dans le texte, on a suivi la même règle.

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