LES SÉCHERESSES ET LE GÉNIE CRÉATEUR
DANS LES MILIEUX SECS :
NOUVELLE GÉOGRAPHIE DE L'ADAPTATION

Monique MAINGUET

Membre de l'Institut Universitaire de France,
Laboratoire de Géographie Zonale pour le Développement (LGZD),
Université de Reims Champagne-Ardenne, France.

Résumé

Cliquez ici pour obtenir l'article complet

Les milieux secs de latitude polaire, tempérée ou tropicale occupent 37% des aires continentales. Ils hébergent 20% de la population mondiale. L'inégale répartition de l'eau à la surface de la terre les handicape. Le déficit en eau de surface permet d'y qualifier la vie de marginale et d'envisager une nouvelle géographie : la géographie de l'adaptation. La réflexion que nous proposons s'articule autour de deux lignes. La première consite en un état des lieux qui s'amorce par une relecture des degrés d'aridité et des types de sécheresses dans un contexte de précipitations à variabilité croissante. La nature chaotique des climats de l'époque contemporaine y est reconnue depuis les années 1960. L'aridité et les sécheresses, qui se superposent dans les écosystèmes secs, imposent à leurs sociétés un environnement à changements locaux rapides. La seconde ligne de réflexion, qui succède à l'approche épistémologique, est l'analyse des ressources en eau dans un contexte d'aréisme. Où est l'eau disponible ? Est-ce celle des cours d'eau allochtones internationx endoréiques (Nil, Tigre, Euphrate, Tarim, Amou ou Syr Daria...), celle des ressources lacustres dévastées (lac Tchad, lacs de la Chine sèche-pays où les lacs sont les plus nombreux) ou encore celle des ressources souterraines décevantes ? Quelle que soit la réponse, pour une getion durable de l'hydrosphère, la nécessité d'une charte mondiale de l'eau s'impose. Cependant, aux mosaïques des sols, de la végétation, de la dynamique externe, de l'occupation de l'espace, surajoutées à la pénurie en eau, répond une gamme étendue de mises en valeur et de répliques diversifiées de survie, au moyen de laquelle le développement durable adapté tente d'être réalisé par les usages savants et traditionnelsde l'eau : ce furent les grandes civilisations hydrauliques (Bassin de l'Aral, Indus, Mésopotamie, Pérou), l'agriculture irriguée traditionnelle, combinés de nos jours avec la technologie sophistiquée moderne. Une réflexion est menée sur la grande irrigation et sur l'effet des barrages réservoirs dans un contexte d'aridité, de développement oasien moderne et de croissance démographique qui tous aboutissent à la menace d'une pénurie de l'eau.

L'exposé sera fondé sur la projection de diapositives d'Afrique, des Amériques et d'Asie et sur celle de transparents.

Haut de la page 

Retour au menu général

 Actes 2003