RESSOURCES EN EAU ET UTILISATIONS DANS LE MONDE

IDÉES REÇUES ET RÉALITÉS

Jean MARGAT

Conseiller au Bureau de Recherches Géologiques et Minières d’Orléans la Source
Vice-Président du Plan Bleu

Résumé

La géographie physique des ressources en eau renouvelables est ancrée sur celle des flux terrestres du cycle de l'eau : ne pas la confondre avec la répartition des stocks d'eau douce de l'hydrosphère.

Les ressources en eau sont-elles « naturelles » ?

Toutes les eaux continentales renouvelées par le cycle de l'eau ne sont pas ressource, ni la seule ressource.

Est-ce l'eau ou l'humanité qui est « mal répartie » ?

Les liens entre la géographie des ressources en eau et les densités de population sont rompus.

Les pays riches utilisent-ils plus d'eau que les pays pauvres ? Niveau de développement et demandes en eau sont sans rapport, ni à présent ni en tendances.

La pauvreté explique bien plus que la rareté des ressources en eau les défauts d'accès à l'eau potable d'une partie de l'humanité.

PRÉAMBULE

L'eau est un sujet majeur de la géographie physique, aussi bien qu'humaine et économique, du monde au XXIe siècle, un thème de choix pour les analystes de l'état du monde, les promoteurs du développement durable, les prospectivistes et les communicateurs...

Pourtant les visions générales et les présentations médiatisées sur les ressources en eau du monde et leurs utilisations humaines ne sont pas exemptes d'idées reçues qu'il convient de comparer aux réalités.

Pour s'en tenir aux idées les plus courantes : est-il pertinent de mesurer les ressources en chiffrant les volumes d'eau de la planète ? de confondre les ressources avec toute l'eau que son cycle met en mouvement sur les continents, en assignant au cycle de l'eau le rôle premier, sinon exclusif, de pourvoyeur de ressource pour l'humanité ? d'incriminer la nature de mal répartir ces ressources ? Puis de lier les inégalités d'utilisation d'eau dans le monde aux seules disparités de développement et de richesse ? Enfin d'imputer le manque d'accès à l'eau potable dont souffre aujourd'hui un cinquième de l'humanité à la rareté des ressources ?

Sur toutes ces questions les réalités sont assez éloignées des idées reçues et parfois les contredisent.

1 - Ressources en eau et masses d'eau de l'hydrosphère : ne pas confondre

Ressources renouvelables pour l'essentiel les ressources en eau sont constituées par des flux et non par des stocks, comme d'autres matières premières, et ces flux d'eau douce sont naturellement entretenus par le cycle de l'eau dans ses emprises continentales.

Malgré cette évidence banale, bien des synthèses médiatiques ou vulgarisées sur les ressources en eau du monde débutent par un tableau, souvent illustré, des stocks d'eau de la planète ultra-mondialisés, en somme de la répartition des masses d'eau de l'hydrosphère, ce qui n'a rien à voir.

Par exemple : le schéma du récent « Atlas mondial de l'eau » qui parle bien de ressources, ou même le tableau initial du chapitre sur les « Water resources » du volumineux « UN World Water Development Report » préparé par l'UNESCO1 et présenté au 3e Forum mondial à Kyoto (2003). Même la FAO y fait écho en écrivant dans sa récente publication « Déverrouiller le potentiel de l'eau en agriculture » (2003) que « l'eau douce liquide ne constitue qu'environ un pour cent des ressources mondiales en eau ».

Ces présentations assimilent (à tort) l'eau à une ressource non renouvelable, comme les hydrocarbures...

Faut-il rappeler que les stocks ou réserves d'eau douce continentales – notamment d'eau souterraine – ont seulement une fonction régulatrice (suivant leur variabilité) et permettent aux régimes des prélèvements de s'affranchir un peu, localement, des variations naturelles des flux, mais qu'ils ne constituent pas en eux-mêmes des ressources, hormis le cas très particulier des ressources non renouvelables (« eaux fossiles ») notables seulement en quelques régions arides ?

De plus les « réservoirs » de la planète, notamment d'eau douce, ne sont pas universels : ils sont très inégalement répartis et compartimentés à l'extrême. Aussi leurs sommations, mondiale ou continentales, sont peu significatives...

2 – Les ressources en eau sont-elles « naturelles » ?

Il est traditionnel (et sans doute avantageux) pour les hydrologues d'identifier les ressources en eau renouvelables à tout l'écoulement – ou « runoff » - superficiel et souterrain des eaux continentales, en somme à un fruit de la nature.

En témoignent, au plan mondial, les synthèses successives de la Décennie hydrologique internationale (1965-1974) promue par l'UNESCO, prolongée jusqu'à nos jours à un rythme quinquennal par le Programme hydrologique international (PHI) : cf. l'ultime monographie mondiale de I. Shiklomanov titrée « World Water Resources at the Beginning of the 21st Century » éditée en 2003, ainsi que la récente statistique mondiale compilée par la FAO « Review of World water resources by country » (2003). La plupart des monographies nationales pratiquent la même assimilation, basée sur une hydrogéographie et des données hydrologiques plus ou moins riches et détaillées.

Des cartographies variées accompagnent et illustrent ces monographies, mais posent aussi problème (encadré 1).


Encadré 1

Quelles géographies des ressources en eau ?

Donner des images du partage planétaire de l'eau douce est le propos de cartographies variées, mondiales ou régionales et généralement à petite échelle, de la répartition des flux d'apport, présentées comme des « géographies des ressources en eau ». Ces flux moyens, déduits de données hydrologiques mesurées ou calculées, sont représentés :

  • soit comme des variables régionales continues, similaires et comparables aux précipitations (fig. 1) ou discrètes par maille, ou encore en densité moyenne estimée par pays (fig. 2), exprimées en flux par unité de surface ou en mm/an ;

  • soit cumulés, rapportés à des aires définies (zone climatique (fig. 3), continent, pays (fig. 4), région ou bassin fluvial...), chiffrés en km3/an.

Ces cartographies mettent en évidence l'extrême inégalité de répartition des apports moyens et peuvent être utilement complétées par celles des régimes et des variabilités dans le temps. Mais suffisent-elles à décrire une géographie des ressources en eau ?

En se focalisant sur la genèse des écoulements – certes primordiale en hydrologie – elles entérinent l'identification apports-ressources et délaissent la géographie des structures (réseaux hydrographiques et bassins versants, systèmes aquifères) qui organisent et régularisent plus ou moins les écoulements et commandent largement l'accessibilité qui importe d'avantage pour évaluer les ressources en eau.

Décrire la répartition de l'eau là où elle peut être prise et/ou stockée (réservoirs potentiels), par exemple par une cartographie des fleuves classés par débit moyen (fig. 5), est sans doute plus directement instructif et préférable.

Cette vision hydrologique des ressources en eau dites « naturelles » appelle pourtant un bémol et un dièze, surtout pour les comparer aux besoins humains.

2.1. Un bémol

Toutes les eaux douces continentales renouvelées par le cycle de l'eau sont-elles des ressources en eau pour l'humanité ? Bien évidemment non, pour plusieurs raisons toutes aussi fortes :

  • tout l'écoulement engendré dans chaque territoire n'est pas maîtrisable et utilisable en pratique et à des coûts acceptables, du fait de sa variabilité, de son inégale accessibilité, ou de défauts de qualité de l'eau ;

  • les écoulements sont en grande partie transfrontaliers (60 % de l'écoulement mondial) et offrent donc des ressources en partage entre plusieurs pays ;

  • l'humanité doit partager les eaux de la nature avec d'autres convives de la biosphère et ne peut (doit) donc accaparer toutes les eaux « disponibles ».

La conjonction de critères socio-économiques, géopolitiques et écologiques ramène les ressources en eau réelles, exploitables, globalement à l'ordre du tiers (environ 13 000 à 15 000 km3/an) de l'écoulement moyen mondial, avec des proportions variées dans chaque pays.

Aussi convient-il d'en finir avec le concept de « ressources naturelles » et d'abandonner la confusion entre écoulement et « disponibilités » (ou « availability ») encore trop répandue. Cf. en particulier la comparaison globale, complètement irréaliste, entre le flux des eaux douces continentales et la population mondiale qui amène à chiffrer une « disponibilité » moyenne toute théorique, voisine de 7 000 m3/an par habitant de la planète2 à présent ! Ou encore, en tablant sur des besoins en eau par tête (pour toutes utilisations ex-situ) de 1 000, voire 1 700 m3/an, à estimer que la planète pourrait faire vivre jusqu'à 23 milliards de terriens !

Est-il besoin de le souligner, ces moyennes ultraglobales, pour frapper l'esprit, sont doublement irréalistes ; elles supposent :

  • que toute l'eau de la nature peut être régularisée et redistribuée mondialement sans limite, en maîtrisant aussi bien les variabilités que les disparités spatiales d'occurrence ;

  • et que l'humanité s'arroge le droit d'accaparer toute l'eau douce de la planète.

Il est temps de comprendre et faire comprendre que les ressources en eau sont un concept physico-économique et non pas seulement naturaliste, qu'elles sont à évaluer et non pas seulement à mesurer, qu'elles résultent de la conjonction des occurrences de la nature et de l'art et des moyens humains.

2.2. Un dièze

Tout d'abord les ressources renouvelables exploitables – suivant les critères rappelés ci-dessus – peuvent être prélevées et utilisées plusieurs fois, ce qui permet de satisfaire des demandes supérieures à leur flux moyen : les eaux retournées (non consommées) après un premier usage sont remobilisables et réutilisables sous forme de « ressources secondaires » qui s'ajoutent aux ressources primaires. C'est dès à présent le cas dans quelques pays comme Egypte (qui utilise 140 % de ses ressources renouvelables primaires, presque entièrement exploitables) ou en Israël.

Négliger ce fait, en ne comparant les demandes en eau qu'aux ressources primaires, réputées ne servir qu'une fois, conduit à surestimer les tensions sur les ressources et les risques de déséquilibre.

Par ailleurs et surtout, faire correspondre les ressources aux seules eaux écoulées considérées en hydrologie, dites « eaux bleues », néglige l'utilité d'une grande partie de l'autre flux de retour du cycle de l'eau sur les terres émergées, le flux d'évapotranspiration réelle consommé par les cultures ou d'autres végétations utiles dit « eaux vertes » ou « ressources pluviales », que les hydrologues qualifient à tort de « pertes ». Bien que ces « eaux vertes constituent des ressources d'une autre nature, non directement aménageables, elles contribuent largement à la vie de l'humanité – par les productions agro-alimentaires – en évitant à l'agriculture de recourir à l'irrigation, donc en épargnant les « eaux bleues ». Le chiffrage des « eaux vertes » est plus malaisé et leur sommation a moins de sens que ceux des « eaux bleues », mais leur flux est globalement du même ordre que celui des « eaux bleues » exploitables (environ 8 000 km3/an en moyenne) et leur géographie tout autant contrastée peut aussi s'esquisser (fig. 6).

3 – Est-ce l'eau ou l'humanité qui est « mal répartie » sur la Terre ?

Il est classique de juger de l'abondance ou de la rareté des ressources en eau, « naturelles » ou exploitables, en les référant aux populations plutôt qu'aux superficies des territoires de chaque pays. Une géographie des ressources en eau par habitant (en moyenne par pays), présentes (2000), voire futures (2025), ainsi que des statistiques comparatives en découlent et mettent en évidence une extrême disparité : de moins de 100 à plus de 100 000 m3/an de ressources « naturelles » par habitant actuellement, même en année moyenne (fig. 7).

Attribuer cette « inégalité » de répartition des ressources en eau dans le monde à un défaut de la nature, c'est pourtant oublier l'antériorité de la nature par rapport à l'humanité... La prolifération moderne de populations en régions à ressources en eau rares n'est pas imputable à la nature. Aussi serait-il plus pertinent et parlant de baser cette géographie des ressources en eau relatives sur le ratio inverse, en représentant la variété des densités de population par rapport aux unités de ressource ou « indice de compétition » (M. Falkenmark, 1997), qui s'échelonne de moins de 10 à plus de 10 000 habitants par million de m3/an de ressources naturelles (fig. 8).

Les disparités seraient encore plus criantes si l'on se référait aux seules ressources exploitables3.

C'est sur les échelles de ces indicateurs que se situent les seuils souvent admis (M. Falkenmark, 1997) pour évaluer les situations de tension (« water stress ») ou de pénurie :


Seuil de tension :

1 000 m3/an de ressources en eau moyennes par habitant, ou 1 000 habitants par hm3/an de ressources

Seuil de pénurie :

500 m3/an de ressources en eau moyennes par habitant, ou 2 000 habitants par hm3/an de ressources


Suivant les statistiques et les projections démographiques les populations affectées seraient au minimum (sans prendre en compte des diversités internes dans certains pays) les suivantes :


Ressources en eau « naturelles » par habitant (moyenne par pays) en m3/an

Populations en M habitants

2 000

2 0254

500 à 1 000

tension

146

(10 pays)

629

(14 pays)

< 500

pénurie

110

(19 pays)

223

(24 pays)

Ensemble < 1 000

256

(29 pays)

852

(38 pays)




4 – Les pays riches (développés) utilisent-ils plus d'eau que les pays pauvres (« en développement ») ?

La pensée que les pays riches (développés) « doivent » consommer plus d'eau – notamment par habitant – que les pays pauvres (« en développement »), comme ils consomment plus d'énergie et d'autres biens, est ancrée dans l'idéologie tiers-mondiste et largement médiatisée, en résultant souvent d'une confusion entre le seul secteur de l'alimentation en eau potable – où c'est bien le cas, cf. ci-après 5 – et l'ensemble des utilisations d'eau.

Les relations entre le développement socio-économique et les quantités d'eau utilisées dans chaque pays (pour toutes utilisations) ne sont pas si simples et leur analyse doit se baser sur des faits, malgré les défauts de bien des statistiques nationales... Il est patent que l'utilisation d'eau par habitant, estimée en moyenne dans chaque pays, varie à l'extrême : de moins de 20 à plus de 5 000 m3/an en fin du XXe siècle ; la moyenne mondiale d'environ 600 m3/an a donc peu de sens... Mais la comparaison entre les PNB par habitant, pris comme indicateurs du niveau de développement (malgré leur insuffisance), et les demandes en eau totales par tête de tous les pays du monde ne révèle aucune relation (fig. 9), contrairement à ce qui s'observe, par exemple dans le domaine de l'énergie. Les quantités d'eau utilisées par unité de PNB varient dans le monde dans le rapport de 1 à 1 000 ! : de moins de 10 litres à plusieurs m3 par $ de PNB. Les pays les plus « consommateurs » d'eau par tête ne sont pas les plus développés, loin de là.

Cela est dû au fait que les activités les plus utilisatrices d'eau ne sont pas celles qui contribuent le plus à la formation du PNB, l'agriculture irriguée tout particulièrement. En outre, l'irrigation pèse peu ou nullement dans les demandes en eau de beaucoup de pays développés du Nord.

Aussi la géographie des relations entre PNB et demandes en eau (par tête) est-elle très disparate (fig. 10). Les pays les moins utilisateurs d'eau par $ de PNB comptent à la fois des pays très développés (Europe, Amérique du Nord, Japon) et des pays en développement inter-tropicaux où l'irrigation est accessoire, tandis que les pays les plus utilisateurs d'eau par $ de PNB sont ceux de la zone aride ou semi-aride où le poids de l'irrigation est écrasant sans pour autant favoriser le développement (sous-continent indien, Asie centrale, vallée du Nil...).

En outre les écarts présents tendent à s'accentuer : les évolutions constatées depuis une ou deux décennies montrent que c'est dans la plupart des pays développés que les demandes en eau par unité de PNB ont été le plus décroissantes.

5 – Quelle est la cause majeure des manques d'accès à l'eau potable dans le monde ?

Plus d'un milliard d'êtres humains seraient actuellement privés d'accès à l'eau saine selon les estimations présentées aux récentes conférences mondiales (Johannesburg 2001, Kyoto 2002)5.

Même si les statistiques disponibles à ce sujet ne sont pas à l'abri de critiques – le concept d'« accès à l'eau saine » (safe water), à distinguer du « taux de desserte » ne semble pas défini partout de manière homogène... –, cette situation pose à l'évidence un problème majeur à l'échelle mondiale mais il importe de ne pas se contenter d'un chiffrage global, même s'il est frappant, et d'examiner la géographie de ces déficiences (fig. 11) pour mieux en analyser les causes.

Contrairement à ce qui est parfois avancé et souvent cru, ces défauts ne sont pas imputables principalement à la rareté des ressources, donc aux difficultés et aux coûts de mobilisation de l'eau qu'elle implique. Faut-il rappeler que la production d'eau potable représente à peine le dixième des demandes en eau totales mondiales ? Par contre une relation statistique est plus évidente entre ce taux d'accès et le niveau de développement, mesuré encore par le PNB par tête : c'est visiblement dans les pays les plus pauvres, même ceux de régions intertropicales à ressources en eau abondantes, que les taux d'accès sont en moyenne les plus bas – mais aussi les plus dispersés, ce qui révèle l'effet des différences de politique publique –, tandis que dans la plupart des pays de la zone aride ou semi-aride mieux développés – grâce notamment au pétrole – les taux d'accès sont aussi élevés que dans les pays industrialisés (fig. 12).



En brève conclusion

Une vision plus réaliste et pertinente de la géographie mondiale des ressources en eau et de leurs utilisations, qui doit résulter d'approches pluridisciplinaires, est au premier chef de la compétence des géographes.

Bibliographie

Bethemont J. (1999) – Les grands fleuves (A. Colin, 255 p., Paris).

Diop S., Recacewicz P. (2003) – Atlas mondial de l'eau. (Ed. Autrement/PNUE/Mémorial de Caen, 63 p., Paris).

Falkenmark M., Lundquist J. (1997) – World Freshwater Problems – Call for a new realism. (Stockholm Envir. Inst., in « Comprehensive Assessment of the Freshwater resources of the World », UN Comm. For sustainable development, 53 p., Stockholm).

FAO (2003) – Review of world water resources by country (FAO, 112 p., Roma).

FAO, Kijne J.W. (2003) – Déverrouiller le potentiel de l'eau en agriculture (FAO, 64 p., Rome).

Lambert R. (1996) – Géographie du cycle de l'eau (Presses universitaires du Mirail, 439 p, Toulouse).

L'Vovich M.I. (1974) – World water resources and their future (Mysl' P.H. Moscow, English translation, 1979, AGU, Washington).

Margat J. (1994) – Les utilisations d'eau dans le monde. état présent et essai de prospective (UNESCO, projet M-1-3 du PHI-IV, décembre, 87 p., Paris).

Margat J. (1996) – « Les ressources en eau. Conception, évaluation, cartographie, comptabilité ». (Ed. BRGM et FAO, sér. Manuels & Méthodes, n° 28, 146 p., Orléans, Rome).

Margat J. (1997) – L'eau dans le monde : ressources et problèmes. (Sympos. sur la gestion de l'eau au Québec, Montréal, 10-12 décembre, 10 p. + annexe, 6 cartes).

Margat J., Tiercelin J.R., coord. (1998) – L'eau en questions (Ed. Romillat, 301 p., Paris).

Margat J. (1998) – Eau, développement économique et population. (Revue française de Géoéconomie, n° 4, hiver 1997-1998. Ed. Economica, pp. 63-76, Paris).

Margat J. (2003) – La répartition des ressources en eau dans le monde. (Conf. Palais de la Découverte, « Six jours pour découvrir l'eau. La planète bleue », 17 mars 2003, Centre d'information sur l'eau, Paris).

Shiklomanov I.A. ed. (1997) – Assessment of Water Resources and Water Availability in the World (UN, UNESCO, & al., Ed. Stockholm Environment Institute, 88 p., Stockholm).

Shiklomanov I.A. , Rodda J.C. eds. (2003) – World Water Resources at the Beginning of the 21st Century (UNESCO, PHI, Cambridge Univ. Press, 435 p., Paris, Cambridge).

UNESCO (2003) – Water for people, water for life. The United Nations World Water Development Report (UN World Water Assessment Programme, UNESCO and Berghahn Books, Publ. 576 p., Paris.

WRI (2003) – World Resources 2002-2004. (World Resources Institute, 2003, Whashington).

Liste des figures

Fig. 1 - Géographie de la genèse des eaux courantes. Hauteurs moyennes annuelles de « runoff » en mm (d'après L'Vovich).

Fig. 2 - « Densités moyennes » des ressources en eau renouvelables naturelles (moyennes annuelles) de chaque pays, en mm/an (source FAO 2003).

Fig. 3 - Répartition des ressources en eau naturelles terrestres entre les zones climatiques.

Fig. 4 - Ressources en eau naturelles internes de chaque pays (moyennes annuelles). Anamorphose cartographique (d'après FAO/AQUASTAT 2003).

Fig. 5 - Fleuves les plus abondants du monde (à débit moyen supérieur à 100 ou 1 000 km3/an).

Fig. 6 - Potentialités moyennes annuelles en « eaux vertes » pour l'agriculture pluviale.

Fig. 7 - Ressources en eau naturelles renouvelables, internes et externes, par habitant (populations 2000) (d'après FAO/AQUATAST 2003).

Fig. 8 - Indices de compétition pour les ressources en eau naturelles renouvelables (populations 2000).

Fig. 9 - Relations développement/demandes en eau.

Fig. 10 - Pays classés suivant le ratio indicateur de développement (PNB par habitant 1997)/demandes en eau par habitant.

Fig. 11 - Relations entre taux de desserte en eau potable et indicateur de développement (2000).

Fig. 12 - Proportions de la population ayant accès à l'eau salubre dans chaque pays (2000). (Source UN/OMS-UNICEF 2003).


1 « Water for people, water for life »

2 7 300 m3/an en 2000 selon l'Atlas mondial de l'eau, en se basant sur un écoulement global de 44 800 km3/an et une population de 6,14 milliards d'habitants.

3 Ce qu'empêche le manque d'unicité universelle de définition, dont les critères sont propres à chaque pays et souvent non explicités.

4 D'après les « medium projections » des Nations-Unies (2001).

5 1,3 milliards en 1995, dont 500 millions en Chine, selon la Commission Mondiale sur l'eau (2000) ; 1,1 milliards selon WHO/UNICEF 2000 privés d'« access to improved water supply », dont les 2/3 en Asie et ¼ en Afrique, et une population rurale en grande majorité (950 millions).

 

Haut de la page 

Retour au menu général

 Actes 2003