« Sauvez le meilleur du monde ! » ou l'utopie concrète du mouvement Slow Food.

Didier Chabrol

Vice-Président Slow Food France

Résumé

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« Terroir » fait penser à vin : chacun sait que le même cépage cultivé et vinifié de la même façon, donne deux vins différents sur deux terroirs différents. Nous sommes déjà moins familiarisés avec la notion de terroir quand il s'agit de pommes de terre ou de navets, de fromages ou de charcuterie. Pourtant c'est au niveau de très petites zones géographiques que se trouve encore un fabuleux réservoir de diversité, valorisant des ressources biologiques, des territoires, des savoir-faire collectif : un patrimoine alimentaire, dont les composantes physique, biologique, sociale sont inséparablement liées &et même dans les pays pauvres, les consommateurs reconnaissent une valeur, attribue une réputation au riz de tel village ou à l'huile de palme de telle région.
Ce patrimoine a souffert du productivisme des soixante dernières années, mais il peut aujourd'hui bénéficier de nouvelles conditions, à des degrés divers selon les pays : recherche de la qualité par les consommateurs, impasse économique où se trouvent certaines productions, recherche de racines, décentralisation politique...
Mouvement international réunissant 80 000 membres présents dans de très nombreux pays, Slow Food a fait de la promotion de la biodiversité alimentaire son cheval de bataille. Il s'agit de « sauver le meilleur du monde » en mettant en œuvre quelques principes et méthodes.

 

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