De l’amertume à la douceur,
du cacao au chocolat

Françoise DIETERICH

Géographe, Lycée Jean-Jacques Henner, Altkirch

Résumé

Cliquez ici pour obtenir l'article complet

La découverte du continent américain a révolutionné les modes alimentaires des Européens. Notre petit-déjeuner: café, thé, cacao, céréales est presque entièrement constitué de produits importés. Le chocolat qui nous parait aujourd'hui si banal, est exemplaire de ce qui fut un commerce colonial avant d'être aujourd'hui, un exemple de produit mondialisé : les producteurs sont au Sud, les consommateurs sont au Nord mais à qui profite le chocolat ? Douceur pour le Nord, où les acheteurs fixent les prix et où quelques multinationales se partagent le marché, amertume au Sud où les petits producteurs survivent dans la crainte d'une mauvaise récolte ou d'une chute des cours. Douceur pour le Nord où le cacao transformé en chocolat, réjouit les papilles et se découvre des vertus médicales, amertume pour le Sud où le cacao est une boisson que l'on consomme amère et épicée. Amertume pour le Nord, quand le lobby anglo saxon pousse l'Union Européenne à légaliser les M.G.V. amertume pour le Sud où cela se traduit par une baisse de la demande. Dès lors, douceur en France où les artisans résistent et rivalisent d'imagination et de soin pour revendiquer le label de meilleurs fabricants de chocolat du monde.

 

Haut de la page 

Retour au Menu général

 Actes 2004