LANGOGNE, ROANNE : COMMENT DEVELOPPER DES ESPACES ANÉMIÉS EN JOUANT SUR LA TRADITION DU « BIEN-MANGER » FRANÇAIS.

S. Bonnin, A. Delage, F. Léostic, E. Vieillard-Baron

ENS-LSH (Lyon)

Les Trois posters exposés
 
 
  • Méthodes et terrains :


- à l’origine de ce travail : deux stages de terrain donnant lieu à une collecte d’informations par des enquêtes et des entretiens auprès d’élus locaux, d’acteurs économiques, préparés par des recherches statistiques et documentaires sur ces deux espaces toutefois encore peu étudiés.


- le Langonais : un canton = une délimitation purement administrative imposée de longue date, sans investissement des acteurs locaux. D’où le caractère « artificiel » du terrain lui-même, ce qui explique sans doute certaines de nos conclusions, notamment sur l’éclatement.


- le Roannais : un « pays » = un espace d’action collective qui fédère acteurs publics et privés de communes regroupées par la volonté de travailler ensemble autour d’un projet commun de développement.

  • Pourquoi rapprocher Langogne et Roanne ?

 

- le thème de la gastronomie : incontournable dans la région roannaise, fief de la maison Troisgros, moins évident dans le Langonais, où la tradition charcutière reste méconnue.

- des donnes différentes : le Langonais, n’ayant jamais connu de réel dynamisme, prend aujourd’hui conscience des potentialités touristiques de la filière « produits de terroir », tandis que le Roannais, à la recherche d’un second souffle, continue de mettre en avant sa longue tradition culinaire.


- des problèmes identiques : une identité à (re)trouver, par le biais non seulement des activités économiques, mais aussi de l’image qu’autochtones et étrangers se font de ces espaces ; un processus similaire de développement, plus ou moins avancé, et ne jouant pas sur le même registre.

 
  • Des questions restent en suspens…


- quelle diffusion ? la nourriture et la gastronomie comme vecteurs de transmission culturelle forts et rapides : les exemples de Vonas et Michel Blanc, ou de Laguiole et sa coutellerie montrent les possibilités d’une promotion nationale.


- court ou long terme ? mode actuelle de l’ « authentique », du « traditionnel », des produits « terroir », donc des possibilités commerciales jouant sur ces éléments porteurs ; mais risque d’un développement peu durable.

- originalité et concurrence : le Langonais peut-il arriver à se faire une place au sein d’un paysage de produits de terroir déjà bien rempli ? Roanne peut-elle continuer à centrer sa promotion uniquement sur Troisgros (le fils aura-t-il le même poids médiatique et symbolique que son père aujourd’hui retiré des fourneaux ) ?

    • Remarques :


La durée réduite de nos stages sur le terrain et le manque d’études précises sur ces espaces et ces questions ont limité les données que nous avons pu rassembler, ce qui pose la question de la légitimité scientifique des résultats auxquels nous sommes parvenus.

De plus, les différences de conception de chacun des posters sont le reflet à la fois des dissemblances des espaces étudiés et de l’évolution de notre réflexion sur le sujet.

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