Les paradoxes de l'aide alimentaire dans
les camps de réfugiés en Afrique

Véronique Lassailly-Jacob

Géographe, université de Poitiers

Résumé

Cliquer ici pour obtenir l'article complet

Véronique Lassailly-Jacob, professeur, université de Poitiers, membre de Migrinter
En Afrique, le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés porte actuellement assistance à plus de 10 millions de personnes dont 3,3 millions de réfugiés. La majorité de ces réfugiés sont regroupés dans des camps, ouverts dans les pays limitrophes des Etats en guerre, où ils survivent sous perfusion de l'aide internationale. Au-delà de son objectif premier, l'aide alimentaire revêt de multiples fonctions souvent contradictoires. Pour la communauté internationale, c'est un instrument de contrôle, de mise sous tutelle de l'ensemble du groupe. En jouant sur les quantités distribuées, soit le groupe est marginalisé par rapport à des populations locales démunies soit il est poussé au rapatriement. Pour les réfugiés, c'est un outil d'ancrage, source de lien social, grâce aux échanges que ces rations suscitent avec la population locale. Cette conférence propose de débattre à l'aide d'exemples des enjeux et répercussions de l'aide alimentaire dans les camps de réfugiés.

 

Haut de la page 

Retour au Menu général

 Actes 2004