Coopération agricole entre solidarité et libéralisme

Jean-Pierre PEYON

Géographe, Université de Nantes

Résumé

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La coopération agricole a participé, par sa structuration économique et spatiale, aux progrès qualitatifs et quantitatifs de la production agricole française. Elle s'est appuyée, notamment après-guerre et dans les années soixante soixante-dix, sur les principes de solidarité et d'entraide, en particulier dans l'Ouest catholique. Les coopératives ont su constituer également, des groupes agroalimentaires importants, autour du lait, de la viande et des céréales, promouvant progrès technique et social. Mais, à partir des années quatre-vingt, la restructuration du commerce alimentaire autour de la grande distribution, le développement des exportations, l'évolution de la politique agricole européenne ont renforcé les choix économiques plus libéraux. Les groupes coopératifs ont relégué les principes de solidarité au niveau des discours d'assemblée générale, et les coopérateurs eux-mêmes, soumis aux contraintes de rentabilité et de résultats, ont oublié leurs principes fondateurs. Certaines coopératives ont alors tenté d'apporter leur contribution et leur savoir-faire dans les évolutions agricoles des pays du Tiers-monde en valorisant les initiatives locales au sein de partenariats. L'ouverture vers l'Europe centrale et les perspectives d'élargissement ont suscité quelques initiatives. Mais, au total, le système coopératif agricole se trouve largement en porte à faux dans ces évolutions économiques et sociales contemporaines.

 

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