La déréglementation des réseaux électriques européens :
quelles lectures géographiques ?

Antoine BEYER

MCF Paris 4

Résumé

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Définie en 1998, la directive 96/92 sur le marché intérieur de l’électricité a été progressivement transcrite dans les législations nationales. Au sein de l’UE elle assure la progressive ouverture de l’accès aux réseaux et bouleverse profondément un secteur jusque-là géré suivant le principe de monopole territorial. Jusque là, la prise en compte des effets géographiques semblait occuper une place assez restreinte. Elle reprend aujourd’hui toute son importance par les contraintes et les opportunités nouvelles qu’offre un territoire d’action élargi. Comme pour d’autres secteurs économiques, la volonté de création d’un marché unifié se heurte aux capacités d’interconnexion et à l’hétérogénéité des situations nationales. Par ailleurs, cherchant à se saisir des opportunités ou pour répondre aux menaces de nouveaux entrants sur le marché, les opérateurs développent des stratégies nouvelles qui peuvent faire l’objet d’une interprétation territoriale. Toutes ces approches soulignent combien les notions géographiques de position, de distance, d’échelles et de manière générale d’espace géographique considéré dans son hétérogénéité jouent un rôle central dans la restructuration actuelle du marché européen de l’électricité. Une belle occasion d’appliquer concrètement pour une activité réticulaire les concepts de la géographie économique et d’une économie industrielle spatialisée !

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