Enjeux de la gouvernance électronique en Afrique : nouveau leurre ou réelle opportunité ?

Annie Cheneau-Loquay

Directrice de recherche CNRS, Institut d'Études Politiques de Bordeaux

Résumé

Cliquer ici pour obtenir l'article complet

La question de la gouvernance électronique est à l'ordre du jour en Afrique comme dans les autres continents, mais la manière dont elle peut s'appliquer doit être vue dans le contexte particulier d'une modernisation paradoxale qui met en question le rôle de l'Etat.

Comment de tels systèmes conçus au Nord dans des univers où l'informatisation de la société est extrême, au point d'en arriver à un encartement proliférant des individus et à l'interconnexion des territoires, peuvent-ils se concrétiser dans des pays caractérisés au contraire par les carences de l'enregistrement des biens et des personnes, avec des territoires lacunaires où les réseaux physiques sont discontinus et médiocres ?

Malgré le paradoxe apparent, cette informatisation est vue par ses promoteurs en Afrique comme justement le moyen de formaliser l'informel et d'améliorer la gouvernance. Certaines expériences positives existent comme la mise en ligne du fichier électoral qui a permis au Sénégal d'éviter des contestations lors des dernières élections présidentielles. Si l'informatisation peut être un vecteur pour la démocratie elle donne aussi la possibilité de contrôler les individus : la dérive sécuritaire depuis le 11 septembre se traduit ainsi par des projets de fichage généralisé des individus, en Afrique du Sud.

Dans une approche comparative, on évoquera la diversité des pratiques dans quatre pays africains, l'Afrique du Sud, le Cap Vert, le Sénégal et le Cameroun.

Haut de la page 

Retour au Menu général

 Actes 2005