Comment les Jésuites ont mis le monde en réseau depuis le 16e siècle ?

Animé par Gilles Fumey (Université Paris IV), François Boëdec (jésuite, Institut catholique de Paris) et Olivier Milhaud (Université Bordeaux III)

Compte rendu réalisé par Olivier Caruso

revu et complèté par Gilles Fumey

Académie de Reims

Compte-rendu

 

Un réseau jésuite multinational?


Gilles Fumey :

Certains spécialistes parlent de « multinationale jésuite ». Pourquoi cette idée pourrait-elle être choquante ? En fait, peut-on parler des Jésuites comme étant un ordre « géopolitique » ?


François Boëdec :

Le terme de « multinationale jésuite » renvoie au fantasme d’organisation tentaculaire qui voudrait dominer le monde. En fait, la Compagnie de Jésus est présente dans 120 pays avec près de 20 000 membres (19 850 au 1er janvier 2005), ce qui en fait l’un des ordres les plus importants de l’Eglise catholique. L’âge moyen de la Compagnie est de 53 ans, même si près de 3 000 Jésuites sont en formation.

Ses membres se répartissent dans le monde de la manière suivante :

4700 en Europe

4000 en Asie centrale

4000 en Asie orientale

3300 en Amérique du Nord

3000 en Amérique du Sud

1300 en Afrique

Ces effectifs sont stables depuis plusieurs années. La mission première de l’ordre est d’être présent dans tous les lieux du monde et dans toutes les couches sociales, au plus haut de la société (élites politiques) et au plus bas (exclus).


Gilles Fumey :

Quel est le véritable objectif de cette compagnie ?


François Boëdec :

Sa mission est fondée sur le rapport au monde qu’a pensé Ignace de Loyola (mort en 1556). Il était imprégné des grands bouleversements du 16e siècle. Pour résumer, le fondateur de l’ordre pense que Dieu parle à tout homme n’importe où sur la Terre (vision de l’homme). Loyola développe aussi une certaine vision universaliste du monde : il porte un regard positif sur le monde à la fois très global et très local.


Olivier Milhaud :

St Ignace envoie dès les années 1540 ses compagnons à travers le monde. François-Xavier rejoint par exemple l’Inde, Goa, le Japon, puis la Chine. D’autres vont au Congo, au Brésil, en Ethiopie. Pierre Claver part en Colombie dans les années 1560 pour essayer de vivre avec les esclaves à Carthagène. Ignace avait une mystique de la mission universelle de l’Eglise, au point de mettre la compagnie de Jésus à la disponibilité du pape pour toutes les missions, où qu’elles soient. St Ignace avait du reste pour formule Cuo universalius eo divinius (« où est le plus universel est le plus divin »).

En même temps, les jésuites veillent à la fois à rester au plus proche (à la mort de St Ignace en 1556, 14 collèges jésuites existaient en France) mais aussi à aller au plus loin (au XVI° siècle, les jésuites embarquaient sur les galions des rois d’Espagne et du Portugal). De fait, les jésuites ne restaient pas cantonnés dans les comptoirs coloniaux, ils allaient profondément dans les terres sud-américaines par exemple. Ils ont rapidement construit des « réductions » pour protéger quelques 150000 Indiens de la mise en esclavage par les Portugais entre 1600 et 1760. Ils ont aussi atteint l’Asie où ils ont par exemple romanisé l’alphabet vietnamien.

Encore aujourd’hui, le projet universel de la compagnie demeure, les jésuites essayent d’aller dans tous les pays du monde et on en retrouve de l’Alaska au Kazakhstan. Les jésuites touchent les élites par leur réseau d’établissements d’enseignement du primaire au supérieur, mais aussi les plus pauvres. On peut citer un hôpital géré par des jésuites au Tchad, leur présence dans des endroits des plus reculés aux Philippines, ou encore dans le quartier mexicain de Los Angeles, l’un des plus dangereux de la ville, où 4 jésuites s’occupent des gangs de cet endroit ! Beaucoup de prêtres ouvriers français des années 1950 étaient jésuites. Ainsi, les jésuites essaient d’articuler la proximité auprès des plus pauvres et le souci de la réflexion de haut vol. C’est comme cela qu’un jésuite vit en pagne, au milieu de l’Amazonie, avec une tribu indienne, sur laquelle il a fait un doctorat à l’EHESS.

En cela on les retrouve souvent au sommet et à la base des sociétés dans lesquelles ils vivent. Prenons le cas du Liban : les jésuites forment les élites du pays grâce à la prestigieuse université St Joseph de Beyrouth qu’ils dirigent. Ils sont d’ailleurs toujours appelés discrètement par certaines élites politiques du pays pour leur demander conseil pour gérer la situation libanaise. Dans le même temps, ils sont en charges des femmes philippines et sri lankaises qui occupent tous les métiers que les Libanais ne veulent pas occuper et qui sont souvent des femmes totalement exploitées. En somme, on les retrouve au sommet de la société et parmi les plus rejetés.


Gilles Fumey :

Comment fonctionne la compagnie ?


François Boëdec :

Son fonctionnement n’a pas changé depuis sa fondation. Sa mission est toujours d’annoncer le Christ et de se mettre au service du pape. La compagnie est divisée en une soixantaine de provinces (par exemple la province de France). A la tête de chaque province, on trouve un chef, le père provincial, nommé par le père général. Le père général est élu à vie par une congrégation générale formée de représentants des provinces élus par les Jésuites. Le père général est à Rome.

A part la charge suprême, les autres charges sont attribuées pour 6 ans, et donc tous les 6 ans, on procède à de nouvelles nominations dans toutes les provinces.

Chaque année, les informations remontent jusqu’à Rome. Chaque Jésuite en charge fait son « compte de conscience » avec son supérieur. Les comptes-rendus remontent jusqu’à Rome, ce qui influe sur les choix du gouvernement de l’ordre. Tous les 3 ans, les Jésuites qui n’ont pas de charge écrivent à leur provincial.


Olivier Milhaud :

Ainsi, les jésuites opèrent une double circulation de l’information : verticale du bout du monde jusqu’à Rome, et horizontale avec un « turn over » des charges périodique et surtout un intense échange d’emails et de lettres entre jésuites qui sont répartis dans le monde entier et qui se sont connus à la faveur de retraites, formations, stages linguistiques, réunions ecclésiales, etc.


Géopolitique du réseau jésuite


Gilles Fumey :

Quel est le rapport entre la Compagnie de Jésus et le pouvoir ?


Olivier Milhaud :

Parmi les trois cardinaux « papabile » en avril 2004, on trouve deux Jésuites et le cardinal Ratzinger qui a été élu… N’est-ce pas étonnant ?


François Boëdec :

En fait, on ne peut pas parler de stratégie jésuite d’accession à la papauté. Chaque cardinal suivait une voie qui lui était propre. N’oublions pas que les Jésuites ont pour vocation d’universaliser les missions de l’Eglise et ne tombons pas dans le fantasme du complot jésuite.


Gilles Fumey :

Pourquoi le père général n’est-il jamais issu d’une grande puissance ?


François Boëdec :

Aujourd’hui, le père général est de nationalité néerlandaise. Le précédent était chilien, mais il n’est pas sûr qu’à l’avenir il n’y ait pas un jésuite américain… Il est placé directement sous les ordres du pape, en fait du patriarche de l’Eglise de Rome.


Olivier Milhaud :

Il faut dire que Ignace de Loyola, en se plaçant sous l’autorité directe du pape, a choisi le bon patriarche. Il y a parmi les chrétiens plusieurs patriarches, qui siègent depuis les premiers siècles dans des villes différentes. Chaque patriarcat contrôle un certain territoire. Les grands patriarcats sont Jérusalem, Alexandrie, Constantinople, Rome. Durant les premiers siècles, alors que le chistianisme se diffusait, on devait parfois créer de nouveaux patriarcats pour prendre en charge les territoires fraîchement évangélisés. D’où par exemple la création du patriarcat de Moscou. Ignace lui, s’est mis sous l’autorité directe du pape, c’est-à-dire du patriarcat de Rome. Or ce patriarcat a pris la mauvaise habitude de voir croître son espace d’influence sans créer de nouveaux patriarcats ! Si bien que la centralisation catholique et romaine, puissant facteur d’unité et d’universalité pour l’Eglise catholique, profite aussi pleinement aux réseaux jésuites. Qui plus est, sur les territoires orthodoxes, qui relèvent donc d’autres patriarcats, la papauté envoie souvent des émissaires pour dialoguer discrètement, et on retrouve parmi eux… des pères jésuites. Le jésuite parisien Jean-Yves Calvez par exemple était en charge du dialogue avec Moscou du temps de l’Union soviétique. Au final, choisir le patriarcat de Rome plutôt qu’un autre s’est avéré un excellent choix stratégique de la part d’Ignace, même s’il n’est pas du tout sûr qu’il ait eu conscience de tous ces enjeux lors de son choix au XVI° siècle. Les historiens se demandent encore pourquoi il a choisi de se mettre sous l’autorité directe du pape, alors qu’à l’époque la papauté était faible et corrompue.


Gilles Fumey :

Pourquoi avoir choisi ce terme de « compagnie » comme la « compagnie des Indes » ?


François Boëdec :

Le vrai terme latin est « societas », traduit en français par compagnie. Ignace de Loyola se considérait comme un « compagnon de Jésus », et les Jésuites sont tous des compagnons entre eux, ce qui fonde un esprit de corps. Dès la création de l’ordre, Ignace ou François-Xavier écrivent beaucoup pour rendre compte de leur mission. Ce courrier est très important car il prend la forme qu’aujourd’hui on appellerait « news letter ». Ces lettres circulaient partout dans le monde. Dès 1540, Ignace de Loyola envoie des compagnons dans de nombreux lieux du monde : en Asie, en Afrique et dans les colonies américaines.


Olivier Milhaud :

Pour finir sur le réseau de la multinationale jésuite, rappelons que cette idée de transnationalité est certes à la mode aujourd’hui, mais fut dans l’histoire un obstacle pour la compagnie. A leur fondation, les jésuites sont encore dans l’esprit de l’empire romain et germanique, une internationale européenne. Or, comme le souligne Jean Lacouture dans son ouvrage, c’est aussi le moment où les pouvoirs des différents royaumes se nationalisent. Dès lors, au moment où la papauté demande aux jésuites de lutter en France contre le jansénisme, cela est perçu comme l’intrusion d’une puissance étrangère, romaine, anti-française si on ose dire. D’où le problème pour les jésuites à l’époque des Lumières et leurs querelles avec les encyclopédistes. Jean Lacouture a de très belles pages là-dessus (1995 : 536) :

« l’internationale jésuite qui, du fait de cette structure, de sa vocation universaliste et pluriculturelle, des principes de son enseignement, de sa prédication, voire de son « laxisme », eût dû faire figure d’alliée naturelle du philosophisme et traiter de pair à compagnon avec tous les « despotes éclairés », entrait en conflit avec l’Encyclopédie et tous ceux qui la prenaient pour bible. Le nouveau type d’Etat autoritaire s’avérait allergique à toute entreprise transnationale, qu’elle empiétât sur ses intérêts directs, comme les jésuites en Amérique hispano-portugaise, ou simplement sur le fonctionnement de la machinerie sociale et culturelle, comme le faisait la société en France. La clé de l’affaire n’est pas « philosophique », elle est politique ».



Un réseau qui va au cœur des cultures


Gilles Fumey :

A ce propos, y a-t-il eu des phénomènes d’inculturation avec les indigènes ?


François Boëdec :

Ce phénomène d’inculturation est difficile à expliquer. Beaucoup ont essayé de faire passer le message du Christ en tenant compte des cultures indigènes. Les Jésuites pensent que tout discours religieux doit prendre en compte la culture. Un réseau se met rapidement en place à l’intérieur même des cultures. Par exemple, Matteo Ricci, premier sinologue occidental jésuite qui, grâce à l’adoption de la langue, des sciences chinoises, a réussi à parler religion. Pour Ignace de Loyola, le Jésuite doit être « un homme aux frontières », dans les zones où ça bouge, où il y a des enjeux. Il doit être aussi « un homme de la conversation », et pour cela « arriver vide ».


Olivier Milhaud :

On peut citer Matteo Ricci en effet ou Eric de Rosny pour illustrer cette notion d’inculturation.


Matteo Ricci, premier sinologue, convertit des Chinois en dressant des cartes !

Les jésuites ont toujours cherché à aller au plus loin à la surface du globe, mais aussi au plus loin au cœur des cultures. Ce choix de l’inculturation a valu à la Compagnie un certain nombre de problèmes avec la papauté. Matteo Ricci (1552-1610) par exemple est un jésuite italien qui a rejoint la Chine, où il a appris la langue et les coutumes locales, au point d’être encore considéré aujourd’hui comme le premier sinologue. Il a traduit de nombreux ouvrages scientifiques et réalisé des cartes géographiques et des sphères célestes et terrestres. C’est d’ailleurs par la cartographie qu’il a su convaincre les Chinois de l’intérêt qu’il y avait à l’écouter (« si tu dis vrai sur la cartographie, nous te croirons sur ta religion » lui disaient les lettrés chinois). Toutefois, la papauté de l’époque a vivement réagi à l’attitude trop conciliante des jésuites successeurs de Ricci vis-à-vis des honneurs rendus aux ancêtres : la querelle des Rites chinois éclatait. Le travail d’inculturation fut ainsi souvent bloqué par la papauté, Rome n’acceptant pas toujours une trop forte entrée des jésuites dans les cultures locales au risque d’un travestissement de leur christianisme ! Au Japon l’entrée dans la culture locale a donné lieu au fameux épisode de la soie ou du coton. A la fin du XVI° siècle, le père Cabral, supérieur de la mission jésuite au Japon, voulut se conformer à son vœu de pauvreté et choisit donc de s’habiller non pas en soie mais avec du coton. Erreur funeste, car au Japon de ce temps là, la soie n’était pas un luxe, puisque seuls les vagabonds étaient vêtus de coton. Se vêtir en coton, comme un Européen pauvre discréditait la foi que l’on voulait annoncer. « Convertir, c’est aussi se convertir, en tout cas s’adapter, se modeler, se plier aux formes d’une autre culture » (Lacouture, 1995, p. 191)


Eric de Rosny, un jésuite contemporain, auteur de Les yeux de ma chèvre, en dialogue avec l’animisme.

Jésuite parisien, Eric de Rosny a été envoyé au Cameroun, où il a écrit le célèbre Les yeux de ma chèvre. Il décrit son entrée dans la tradition des « voyants », des nganga, les maîtres de la nuit, ceux qui voient au-delà des apparences et sont capables de discerner les mauvais sorts jetés par les sorciers africains. De Rosny a été initié pour acquérir en plus de sa vue normale, les yeux d’une chèvre, qui permettraient de voir dans l’arrière-monde des relations interpersonnelles. Il vit encore aujourd’hui à Douala, où il est reçu parmi les anciens et reconnu comme l’un des leurs. Il a toujours été approuvé par ses supérieurs dans la Compagnie de Jésus, en dépit de son assistance à des cérémonies d’initiation et d’anti-sorcellerie. En effet, pour les jésuites, rien n’est étranger à Dieu. Là où l’évangélisation se contente parfois de proclamer le message des évangiles à l’occidentale, l’inculturation cherche dans la culture de l’autre où exactement se rejoignent universalité du message évangélique et particularité culturelle de l’interlocuteur. C’est ce qu’on appelle l’inculturation, où l’évangélisation ne passe pas forcément par la conversion de l’autre à la religion catholique, mais à un mouvement de chacun pour comprendre l’autre de l’intérieur. Eric de Rosny travaille aujourd’hui sur les questions de justice et de sorcellerie pour savoir comment les gens tiennent compte des esprits dans leur vie et n’hésitent pas à accuser des voisins sous prétexte que ces derniers leur auraient jeté un sort. Par son entrée dans le monde de l’animisme et de l’anti-sorcellerie, Eric de Rosny a mieux compris comment les Africains lisaient les guérisons que l’on trouve dans les évangiles et comment on pouvait être africain et chrétien sans rien renier de ses traditions ancestrales.



Un réseau jésuite plus large que la Compagnie


Gilles Fumey :

La famille jésuite est-elle plus large que la Compagnie en elle-même ?


François Boëdec :

Beaucoup d’hommes et de femmes se sentent proches de la Compagnie de Jésus, car ils disent partager le trésor spirituel d’Ignace de Loyola. On ne peut pourtant pas parler d’un réseau structuré. Il existe le réseau des anciens élèves d’établissements jésuites. L’exemple de Louis le Grand, ancien collège jésuite est intéressant. Aux Etats-Unis, on trouve 25 universités jésuites. Peut-on parler de projet géostratégique de ce réseau ? Non, pas vraiment.

Il est clair que l’éducation est un enjeu primordial pour la Compagnie ; mais l’ordre s’intéresse à tous les enjeux humains des sociétés. Le pape a toujours demandé aux jésuites d’investir le champ de l’éducation, on le verrait mal soudain changé d’avis. Mais rien n’est fixé.

Pour conclure, on peut dire qu’aujourd’hui, le fantasme de la toute puissance jésuite est largement exagéré. Dans l’histoire européenne, beaucoup de Jésuites ont été proches des lieux de pouvoir ce qui entraîné une critique, voire une stigmatisation exagérée de la Compagnie.


Olivier Milhaud :

Les jésuites apparaissent comme des mondialisateurs via leurs traversées des cultures du monde entier depuis plus de quatre siècles. Connaissant de l’intérieur les cultures dans lesquelles ils vivent, ils peuvent alors mettre le monde en réseau de manière profonde en entamant un dialogue des cultures extrêmement profond.



Bibliographie

  • De Charentenay P. (1990) « La Compagnie de Jésus , un ordre géopolitique ? » Hérodote, 56, p. 67-80

  • De Charentenay P. (2004) « Les Jésuites, premiers mondialisateurs ? » Café Géo de Paris, café de Flore.

  • De Rosny E. Les yeux de ma chèvre. Sur les pas des maîtres de la nuit en pays douala, Cameroun, Paris : Plon, Collection Terre Humaine

  • Foucher M. (1990) « Géographie de la Compagnie de Jésus : une géopolitique spirituelle » Hérodote, 56, p. 55-66

  • Lecrivain P. (1991) Pour une plus grande gloire de Dieu : les missions jésuites, Paris : Gallimard

  • Lacouture J. (1995) Les Jésuites. Tome 1 Les conquérants, Paris : Seuil

  • Ricci M. (1978) Histoire de l’expédition chrétienne au royaume de la Chine, Paris : Desclée de Brouwer

  • Tapie A. (s.d.) (2003) Baroque : vision jésuite, du Tintoret à Rubens. Catalogue d’exposition, Edition Somogy

  • Vermander B. (s.d.) (1998) Le Christ chinois, Paris : Desclée de Brouwer

Rappelons que la revue intellectuelle jésuite Etudes a publié des articles de géographes comme Bernard Hourcade, Jacques Lévy ou Myriam Houssay-Holzschuch.

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