Exposition scientifique du FIG 2005


Le Monde en réseaux : lieux visibles et liens invisibles


Présentation de 6 posters et participation au concours de posters scientifiques


Proposition du laboratoire Image et Ville UMR 7011 CNRS-ULP

février 2005




Contacts : Olivier Klein, klein@lorraine.u-strasbg.fr, 03.90.24.09.80

Anne-Christine Bronner, acb@lorraine.u-strasbg.fr, 03.90.24.09.61

Laboratoire Image et Ville 3 rue de l'Argonne 67000 STRASBOURG




L'ensemble de nos propositions aborde la thématique du « monde en réseaux » sous l'angle de la mobilité. Des réseaux de transports aux réseaux sociaux, les mouvements, visibles, invisibles, simples, complexes, peuvent être appréhendés comme une forme de matérialisation des liens qui se tissent entre les lieux.

Les six contributions proposent différents regards pour offrir une lisibilité à ces mouvements :





Titre provisoire  : Trame et usage de la trame urbaine : les territoires de mobilité des jeunes

Christophe Enaux

L'objectif du poster est de montrer le fonctionnement de l'espace géographique par la visualisation de l'usage de la trame urbaine par les jeunes. Celui-ci est présenté par l'intermédiaire des territoires de mobilité d'enfants ou d'adolescents, reconstruits à partir de données GPS. Il y a à la fois un aspect méthodologique innovant (GPS en milieu urbain dense) et un aspect connaissance sur les lieux fréquentés et la manière dont ils sont reliés par cette catégorie de la population.


Titre provisoire : Rendre visibles des échanges quotidiens entre territoires

Olivier Klein

La question des flux reste aujourd'hui avant tout un problème de représentation ; la cartographie des échanges entre territoires se heurte souvent à une trop grande multiplicité des mouvements. Cette proposition, touchant aux problèmes de modélisation et de visualisation des flux, met l'accent sur l'utilisation de la cartographie en tant qu'outil révélateur de structures sous-jacentes visibles – mais mal prises en compte – ou invisibles – non connues. Instrument de raisonnement et de réflexion, de simulation et de vérification expérimentale, la carte permet de rendre visible et d'expliquer des relations spatiales quotidiennes (domicile-travail et domicile-événement) entre territoires.


Titre provisoire  : Territoires de mobilité et représentations sociales : vers un espace psychosocial ?

Samuel Carpentier

Cette recherche propose une approche holistique de la mobilité quotidienne à travers l'articulation de la structure urbaine (visible), des représentations sociales (invisibles) et des pratiques spatiales (visibles/invisibles). Une enquête combinant plusieurs techniques est réalisée (Luxembourg) : relevé d'activités, différentiels sémantiques, interprétation de photos de paysages urbains et test sur carte géographique. Les résultats obtenus permettent la représentation de territoires de mobilité particuliers intégrant la dimension psychosociale de l'espace.


Titre provisoire  : Du choix résidentiel individuel à l'organisation socio-résidentielle d'une ville.

Anne-Marie Meyer

Comment est-il possible de passer des relations entre les personnes et leur lieu de résidence, à un phénomène global complexe, une organisation socio-résidentielle urbaine faite de groupes de populations différentiés du point de vue de leurs caractéristiques et de leurs localisations dans la ville ? Cette réflexion fondée sur la théorie du choix rationnel s'intéresse aux caractéristiques de l'individu qui peuvent guider le choix du lieu de résidence et introduit l'idée qu'une prise en compte du style de vie devient nécessaire pour comprendre le fonctionnement de la mobilité résidentielle, et donc indirectement de la ville.


Titre provisoire  : Lieux visibles ? Externalisation des représentations cognitives de l'espace urbain chez les jeunes

Kaira Hamza

Quelle est la ville des adolescents ? Comment les jeunes se représentent-ils leur ville ?

La technique du dessin à main levée a été retenue pour externaliser ces représentations. Deux types d'approches sont présentés. La première, orientée vers les sujets, met en évidence le degré de connaissance spatiale à l'aide de deux indices associés à des représentations cartographiques de la ville. La seconde (les ellipses de variabilité), orientée vers les lieux, permet de révéler le degré de consensus et d'exactitude entre les adolescents pour la localisation de chacun des lieux. Ces approches révèlent l'image intériorisée que les jeunes ont de leur ville.



Titre provisoire : Accessibilité à Saint-Dié – distances temps, distances coûts

Anne-Christine Bronner

A l'occasion du FIG 2005, il est proposé de réaliser des représentations cartographiques de l'accessibilité à Saint-Dié à l'échelle de la France, selon différents réseaux de locomotion (rail et route) et différentes mesures de distances : kilométriques, temps et coûts. Les méthodes employées (isodistances et régression bidimensionnelle) permettent de créer des transformations cartographiques, appelées plus couramment anamorphoses.