Liste des posters avec le résumé des membres du Ladyss


Qu'est ce qu'un réseau ? Des liens ou des lieux qu'y a-t-il de plus visible ? La multiplication des liens rend-elle les lieux plus visibles ou, au contraire, voile-elle les territoires ? Les sociologues repèrent-ils les liens horizontaux qui leur cachent les dimensions verticales, l'enracinement des hommes ? Les géographes, focalisés par les implantations, les circuits, les aménagements, prennent-ils en considération les influences, les intérêts, les désirs de ceux à qui ils sont chargés de donner perspectives spatiale et temporelle. Les chercheurs du laboratoire Ladyss s'efforcent ici de maintenir la tension entre ces deux pôles pour mieux mettre en évidence leur réciprocité et complémentarité et faire constamment osciller ce qui apparaît et ce qui disparaît, ce qui se montre et ce qui se cache, ce qui s'immobilise et ce qui se met en mouvement.


J. Cohen : Réseaux téléphoniques de haut débit et développement territorial : le rôle d'acteurs locaux

Nécessaire pour permettre l'usage des (N)TIC, la desserte des territoires par les réseaux de haut débit se met en place dans un contexte de concurrence entre opérateurs, choix techniques et territoires (notamment pour les zones rurales). On mettra en relief le rôle d'acteurs du développement local dans la mise en place de ces nouveaux réseaux en France, en l'illustrant par quelques cas.


M. Robert : Groupes territorialisés, flux, réseaux

La notion de réseau est très en vogue en sociologie, et semble souvent le recours capable de transcender les barrières théoriques entre holisme et individualisme sociologique qui génèrent une représentation du monde en termes de groupes ou de flux.

D'un côté, l'approche holiste des groupes, territorialisés, finis, en discontinuité sociale, avec un dedans et un dehors; de l'autre la logique des flux, coulant sans entraves au sein d'une société continue et donc sans barrières, à l'initiative d'acteurs.

Mais le consensus s'explique par l'imprécision du terme en sociologie : s'agit-il d'un moyen de rendre compte de la fluidité ou de la structure d'un groupe ? S'agit-il du carnet d'adresses d'un acteur ou d'un ensemble structuré ? En fait, la notion de réseau ne tranche pas et ne nous renseigne pas sur la validité de l'une ou l'autre des approches théoriques.


A. Morel-Brochet : Ancrage multilocal et mobilités : les formes réticulaires de l'habiter

Il s'agit d'une part, de montrer que l'on n'habite pas seulement son logement mais aussi un quartier, une ville... D'autre part, grâce notamment aux mobilités, on n'habite pas seulement l'espace de vie autour de la « résidence principale ». On habite souvent aussi un ou plusieurs autres lieux (plus ou moins éloignés) parce qu'on y développe un attachement sentimental, un réseau social et/ou des pratiques d'appropriation spatiale. Il s'agit donc de mettre en lumière cette configuration multilocale et les liens idéels et matériels qui relient tous les lieux de vie d'une personne (spatialisation des modes d'habiter).


R. Raymond : Le rôle des réseaux sociaux dans l'identification du caractère naturel d'un territoire partagé.

Le premier mouvement de ce poster sera consacré à la présentation et à l'illustration des trois principales notions qui le supportent. Je proposerai ensuite un dévoilement de la structure et du fonctionnement cognitif d'un réseau social qui a permis de fédérer les différents acteurs locaux autour de la qualification d'un espace partagé et de l'institution d'un Parc national régional (PNR). Cet exemple sera développé à partir du Vexin français.


M. Streith : Du village domaniale au village post-socialiste : construction de lieux et d'usages (Kogel -Mecklembourg)

Le poster se propose d'aborder l'évolution du bâti communal durant le XXe siècle à partir de cinq plans et de photos mettant en relief le remplissage des espaces libres au fur et à mesure des changements politiques et sociaux particuliers au Mecklembourg. Les habitants de cette région ont connu, en trois générations, quatre systèmes économiques différents (la grande propriété, le nazisme, le communisme et le libéralisme) qui ont façonné et laissé leurs empreintes dans le paysage local.


F. Plet : L'agro-alimentaire transnational : réseaux et stratégies

Le poster cherchera à mettre en perspective les stratégies transnationales de quelques groupes de l'industrie agro-alimentaire et les réseaux mis en œuvre pour adapter des marques globales aux goûts et aux clientèles tout en les popularisant.


X. Michel : Liens entre cultures paysagères du quotidien et cultures paysagères touristiques et d'excursion

S'agissant du thème « Réseaux et tourisme », ce poster analyse en premier lieu les réseaux qui peuvent être mis en évidence entre les espaces pratiqués au quotidien et les espaces touristiques. Quels espaces d'émission pour un espace de réception, et quels espaces de réception pour un espace d'émission ? Cela implique d'associer le voyage, la villégiature et l'excursion dans une même analyse géographique. Au-delà, il est important de montrer que les liens s'établissent en fonction des cultures paysagères des individus, qui sont spécifiques selon les cadres de vie.

La mise en relation des espaces du quotidien, des vacances et des excursions permet de travailler la question de la visibilité des lieux et des liens des réseaux, notamment à partir des échelles spatiales et temporelles. Par exemple, l'attache à une région ou à une station touristique prime-t-elle sur les liens relatifs à des lieux de visite éphémère ? Ou bien ces lieux n'exercent-ils pas des fonctions d'attraction et de représentation de la région ? Le poster présenté s'appuie sur des entretiens effectués dans quatre cadres de vie en France (urbain, périurbain, rural, montagnard) et des enquêtes réalisées sur différents lieux de visite.


M.-A. Carlander : Habiter en bord de Seine et se situer hors-réseaux

En appliquant les trois catégories kantiennes de la compréhension (universalité, particulier et singulier) à la notion de réseau (unité par l'extension indéfinie, diversité par le nombre illimité de thèmes et caractère unique de chacun), on verra si les aspirations des habitants du bord de Seine de vivre en dehors des circuits habituels échappent à ces trois critères de réseau.


N. Mathieu : L'effet du réseau Web sur le travail du chercheur

On peut dire que, d'une manière ou d'une autre, l'ensemble de la communauté scientifique en France a accès à Internet. Dans ce poster, on montrera en quoi le réseau Internet contribue au partage et à la redistribution du savoir au sein même des chercheurs et quelles facilités ou quels inconvénients ils rencontrent dans son utilisation.


L. Halbert : Pour une géographie des flux : les échanges téléphoniques des entreprises dans la région francilienne (résumé à venir)


C. Peltier : Agriculture durable et réseaux d'innovation (résumé à venir)


L. Grésillon : Entre visible et invisible : Parcours urbains et sensorialité (annulÉ)


La personne qui sera responsable de l'exposition est Michel Streith (michelstreith@wanadoo.fr. Tel : 01 60 24 65 08)