Les routes maritimes, leurs traces et leurs marques

Jacques GUILLAUME

Géographe, Université de Nantes

Résumé

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La route maritime est souvent abordée sous le registre métaphorique par l'éphémère sillage que laisse le navire lorsqu'il trace sa route. Pourtant, le navire ne se dirige jamais au hasard sur les vastes étendues océnaniques et la route qu'il choisit est en fait puissamment guidée par toute une série de considérations techniques, économiques, géographiques et géopolitiques, lesquelles finissent par pérenniser un sillage infiniment renouvelé.

Cette trace est tenue par des marques qui sont autant de lieux bien visibles pour les navires : lieux d'aiguade ou de soutage, ports d'escale, goulets d'étranglement où les routes se disciplinent au point d'être divisées en dispositifs de séparation de trafic, surveillés de près depuis la côte, canaux interocéaniques où palpitent les tensions de la géopolitique, le tout formant le schéma d'appui d'un ordre universel des échanges. La route est la voie invisible qui met le monde en système.

Il est enfin des routes plus discrètes, du moins dans leur amplitude géographique, allant de cap en cap ou de port en port, mais dont la constance a permis la consolidation des territoires littoraux. Ici, la trace a fini par imposer ses marques, ses escales, ses relais, ses axes ou ses couloirs. Le chemin est devenu façade et la façade, territoire. Le chemin du Nord, la Nord Vei (ou Norvège) en est un des meilleurs exemples.

L'auteur se propose, à l'aide de nombreux documents, cartographiques et iconographiques, de retracer cette aventure des routes maritimes, à diverses échelles et périodes historiques.

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