Autoroutes, aéroports, TGV : la réaffirmation du centralisme géopolitique dans l'organisation du territoire français

François Hulbert

Géographe, Université de Metz

Résumé

Cliquer ici pour obtenir l'article complet

En établissant des réseaux de transport et de circulation, les États signent leur conception géopolitique de l'organisation de l'espace.
Au réseau ferroviaire et routier, tissé depuis fort longtemps en étoile autour de Paris, s'est ajouté plus récemment celui des autoroutes, des lignes ferroviaires à grande vitesse, des lignes aériennes et des aéroports. Ces infrastructures s'inscrivent dans un réseau qui fait de l'Ile de-France le noeud du système et le passage quasi obligé des relations entre les régions et entre celles-ci et le reste du monde.
En appuyant le projet de 3ème aéroport autour de Paris, en contribuant à y établir les barreaux d'interconnexion des lignes ferroviaires à grande vitesse (LGV), en multipliant les aéroports à travers l'hexagone, et en assurant la modernisation des voies ferrées dans le prolongement des LGV, les villes, les départements, les régions se laissent enfermer dans une logique de rabattement des flux sur l'Ile-de-France. L'amélioration des liaisons avec la capitale renforce ainsi la carte du centralisme géopolitique dans l'organisation du territoire, disqualifiant du même coup les capitales régionales.

Haut de la page 

Retour au Menu général

 Actes 2005