Quand les réseaux courent après la ville : transport et urbanisation

Robert Marconis

Géographe, Université de Toulouse

Résumé

La croissance spatiale contemporaine des villes s’est faite dans une grande indifférence des systèmes de transports collectifs. L’étalement urbain est allé de pair avec le modèle de la maison individuelle, en accession à la propriété, et l’utilisation systématique de la voiture individuelle pour les déplacements.

Depuis trente ans, une politique plus volontaire vise à rendre « droit de cité » aux transports collectifs, en multipliant l’offre autour de réseaux plus efficaces, en sites propres, dotés souvent de techniques innovantes : métros, VAL, tramways… Mais ces réseaux concernent en priorité les secteurs les plus denses des agglomérations alors que la croissance périphérique des villes se poursuit avec de très faibles densités souvent assimilées à une certaine forme de qualité de vie. On s’accorde aujourd’hui à dénoncer les effets pervers d’un tel processus qui assure le triomphe de l’automobile, avec son cortège de nuisances. Peut-on concevoir dans les zones périurbaines des réseaux de transports collectifs attractifs et d’un coût supportable pour les usagers et les collectivités territoriales ? Faut-il au contraire rechercher d’autres modèles d’urbanisation, plus denses, évitant les « concentrations » excessives et compatibles avec une bonne desserte par les réseaux de transports collectifs.

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