La fracture numérique : la marginalisation des nouveaux réseaux est-elle fatale ?

Organisée par Gabriel Dupuy, géographe, université de Paris I, animée par Antoine Spire, journaliste, Le Monde de l’Education

Le développement rapide des technologies d’information et de communication depuis près d’un demi-siècle a d’abord laissé à l’écart les pays du Sud. Une fois constatée, la fracture numérique Nord/Sud a suscité une mobilisation internationale dont le point d’orgue a été le Sommet mondial pour la société de l’information à Genève en 2004. Où en est-on aujourd’hui ?

La fracture numérique ne s’observe pas seulement à l’échelle planétaire. Les Etats-Unis, l’Europe, la France, les régions, les villes connaissent des disparités importantes de desserte par les nouveaux réseaux (qui s’appuient souvent sur d’anciens réseaux comme le téléphone). S’agit-il de retards ? Le progrès technologique et la baisse des coûts vont-ils permettre un rattrapage rapide ? La question majeure est-elle celle de la couverture par les réseaux ou celle des usages, de l’apprentissage, de l’appropriation indispensable pour progresser vers une société de la connaissance ?

S’il faut réduire la fracture numérique, aux divers échelons géographiques, qui doit agir ? Qui gouverne vraiment l’évolution des nouveaux réseaux et leur adéquation aux territoires ?