LA GRANDE VITESSE FERROVIAIRE EN EUROPE : MAILLAGE TRANSNATIONAL OU RÉSEAU DÉCONNECTÉ ?

Jean-François TROIN

Professeur émérite, Université de Tours

Résumé

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L'idée de réseaux transeuropéens de Transports remonte aux années 1960 mais la naissance de ces réseaux a été longue et difficile : problèmes de compétence de la Commission Européenne, crédits alloués insuffisants. En décembre 1994 a été établie à Essen une liste des projets pour 2010 incluant largement le ferroviaire. Où en sommes nous à 5 ans de cette échéance ? Les retards s'accumulent : les États comme les sociétés ferroviaires ont du mal à boucler leurs budgets, les problèmes techniques se succèdent, les contraintes administratives de Bruxelles pèsent. Les maillons manquants (avant tout frontaliers) demeurent, même si l'on se dirige vers une soudure TGV-ICE à Strasbourg ou vers une liaison Perpignan-Figueras. Les traversées alpines ou pyrénéennes piétinent (cf. le Lyon-Turin). Il manque aussi un projet commun de matériel, un « Airbus ferroviaire ». Seuls fonctionnent en réseau les systèmes Thalys et Eurostar. La carte du réseau européen grande vitesse est donc trompeuse et inachevée. Seule une forte volonté politique européenne assortie de financements adéquats permettrait de créer un réseau continu, maillé, à dessertes fréquentes, rapprochant et intégrant les principales métropoles.

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