La souveraineté canadienne dans l'Arctique : la glace est mince

Frédéric Lasserre

Professeur, département de géographie, Université Laval, Québec
Chercheur régulier, Institut québécois des hautes études internationales (IQHEI), Université Laval

Résumé

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Un bouleversement environnemental et géopolitique majeur de ces dernières années est très certainement la fonte des glaces dans l'Arctique, glaces qui marquent un retrait réel, que ce soit dans l'archipel canadien ou au nord de la Sibérie russe. La fonte des glaces arctiques laisse entrevoir la possibilité de l'ouverture des passages du Nord-ouest et du Nord-est entre l'Atlantique et l'Asie. Routes beaucoup plus courtes que celles de Suez ou de Panama, elles offriraient des possibilités commerciales et industrielles notables, tout en permettant l'exploitation de gisements de pétrole et de minerais considérables. Mais ces routes constituent aussi des enjeux stratégiques majeurs pour le Canada, les États-Unis, l'Union européenne. Pour Washington, la liberté de navigation de la marine américaine est fondamentale; mais pour Ottawa, les eaux des détroits arctiques font partie des eaux intérieures canadiennes, relèvent de sa seule souveraineté, et ne seraient pas soumis aux droits de passage inoffensif et de transit. La pression américaine, modérée jusqu'à présent, se fera-t-elle plus précise alors que les changements climatiques modifient le portrait géopolitique de la région

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