LE PROGRAMME PROALCOOL AU BRÉSIL

Bernard BRET

Université Jean Moulin Lyon 3 CNRS – UMR 5600 EVS

. Article complet

L'image de l'automobile fonctionnant à l'alcool de canne à sucre faisait figure de bizarrerie quand le Brésil lançait son programme Proalcool, mais aujourd'hui, le Président Lula discute en position de force avec les Etats-Unis et l'Union Européenne sur l'avenir des biocarburants.

C'est un signe incontestable de succès : le Programme de l'Alcool est, de fait, le seul programme d'ampleur nationale sur les biocarburants qui ait réussi. Pays émergent doté déjà d'un parc industriel conséquent, le Brésil a un système de transport principalement routier et dispose de surfaces énormes susceptibles de recevoir de nouvelles cultures. Son potentiel agricole contenait donc, au moins partiellement, la solution d'un problème énergétique aggravé par les chocs pétroliers successifs. Encore fallait-il se lancer dans ce qui était tout de même une aventure. Le Brésil a relevé le défi. Son expérience en fait aujourd'hui le leader mondial dans le secteur et est riche d'enseignements pour les autres pays.

1. Le Proalcool de 1975 à aujourd'hui : histoire des biocarburants au Brésil

11. 1975 -79 : réagir au premier choc pétrolier

Le lancement du Proalcool (décret-loi du 14 novembre 1975) est une réaction directe du Brésil aux difficultés graves que lui provoque le premier choc pétrolier. On sait qu'entre septembre et décembre 1973, le prix du baril de pétrole brut est multiplié par 4, passant de 2,5 $ à 10,5 $. Or, à l'époque, le Brésil est fortement dépendant des importations de pétrole : importé pour plus des trois quarts, le pétrole occupe 43 % de sa consommation d'énergie. Cette situation pèse de plus en plus lourd dans son commerce extérieur. Le pétrole qui représentait 11 % de la valeur des importations du Brésil en 1973 représente 23 % de cette valeur en 1975.

L'idée est alors de produire du carburant à partir de la canne à sucre. Les besoins énergétiques se combinaient à l'époque à une mauvaise conjoncture du marché du sucre, de telle sorte que le choix pour l'alcool-carburant offrait un précieux débouché nouveau pour les planteurs de canne. Par ailleurs, le Brésil avait une expérience déjà longue en la matière, pas seulement pour la culture de la canne, laquelle remonte au XVI ème siècle, mais aussi pour l'alcool de canne utilisée comme carburant. Dès le début du XX ème siècle, des tentatives avaient été faites dans ce but, et en 1927 une entreprise de l'Alagoas (Nordeste) avait commercialisé l'alcool pour moteur. En 1931, un décret avait prévu que le carburant automobile contienne 5 % d'alcool mélangés à l'essence, proportion qui allait monter jusqu'à 46 % dans la période de pénurie 1942 – 1946, et qui, au début des années 1970, était de 7 % dans la ville de Sao Paulo et de 2,9 % dans le reste du pays.

Le Proalcool est évidemment d'une tout autre ambition : mélanger l'alcool de canne (il s'agit d'alcool anhydre) à l'essence dans la proportion de 22 %. Pour ce faire, des mesures d'aide très favorables sont prises par l'Etat pour soutenir les producteurs : fixation de prix rémunérateurs, crédit bonifié pour les investissements.

Cette première phase du Proalccol aura des résultats : la production d'alcool passe de 600 millions de litres en 1975 à 3400 millions de litres en 1979.

12. 1979 – 86 : répondre au second choc pétrolier

L'année 1979 est marquée par le second choc pétrolier provoquée par la Révolution islamique en Iran et la chute du Shah : le baril de pétrole passe de 14,85 $ en décembre 1978 à un prix d'environ 30 $ au début des années 1980. Il en résulte un alourdissement grave du coût des importations de pétrole brut au Brésil : 46 % de la valeur des importations en 1980.

Cette même année voit le lancement de la première automobile à moteur à alcool : une Fiat 147, sortie de l'usine de Betim, près de Belo Horizonte (Minas Gerais).

Ce modèle à alcool vient à son heure puisque la seconde étape du Proalcool, lancée en 1979, consiste à soutenir la production d'alcool carburant de type alcool hydratée, remplaçant l'essence, et non pas destinée à être mélangée à l'essence. Ce programme va dans le même sens que d'autres programmes énergétiques de grande ampleur : relance de la recherche pétrolière au large de Campos grâce à des contrats de risque permettant à des compagnies privées d'intervenir aux côtés de la Petrobras, construction de grands barrages pour l'hydroélectricité (Itaipu sera le plus impressionnant, sur le rio Parana), accord avec l'Allemagne sur le nucléaire civil aboutissant à la construction de la centrale nucléaire d'Angra dos Reis.

Les résultats de cette relance tiennent dans quelques chiffres :
- l'objectif de production d'alcool (10,7 milliards de litres) pour 1986 est dépassé : 12,3 milliards de litres sont produits,
- en 1985, plus de 90 % des automobiles vendues au Brésil sont à moteur-alcool : le slogan en faveur d'un tel véhicule est que este pode usar que nao vai faltar,
- en 1984, la part du pétrole dans le bilan énergétique de consommation est passée à 32,9 % du total, et la part de l'alcool de canne est montée à 12,2 %.

13. 1986 – 95 : les effets du contre-choc pétrolier

A partir du milieu de la décennie 1980, les conditions se renversent. L'évolution des prix du pétrole est à la baisse, passant d'une fourchette de 30 à 40 $ à une fourchette de 12 à 20 $. Ce contre-choc pétrolier a eu lieu parce que l'OPEP, en fixant les prix à un niveau très élevé, a fait que des pétroles extraits dans des conditions coûteuses sont devenus rentables (le pétrole sous-marin, par exemple) et que des énergies de substitution sont apparues (relance du charbon, électricité nucléaire, énergies nouvelles). L'intérêt pour le pétrole revient donc, à un moment où, au Brésil, les difficultés des finances publiques conduisent l'Etat à réduire les aides accordées à la filière de l'alcool. Dans le même temps, le prix du sucre sur le marché international remonte. Les industriels de la filière ont donc produit davantage de sucre, alors plus rémunérateur, et moins d'alcool. Cet arbitrage en faveur du sucre a fait que la production d'alcool est devenue insuffisante face à l'engouement pour le produit . En 1989, survient même une crise de ravitaillement : la pénurie provoque une crise de confiance dans le pays et un effondrement de la vente des automobiles à alcool (plus de 90 % des ventes en 1988, mais 3% seulement en 1995).

Il demeure qu'un parc d'automobiles à alcool existe alors (4,5 millions de véhicules en1995, soit un tiers de la flotte totale) qu'il faut ravitailler. Des mesures temporaires ont alors été prises consistant à importer de l'alcool (!), mélanger plusieurs sortes d'alcools et, retournement paradoxal, ajouter de l'essence à l'alcool… mélange inverses du précédent !

Ce choc-alcool a eu la vertu de rendre explicite que le sort de l'alcool-carburant dépend de l'articulation entre les mesures brésiliennes et l'environnement économique mondial. La viabilité économique de la filière dépend en fait des trois facteurs suivants :
- le prix de revient de l'alcool-carburant à la production
- le prix du pétrole brut à l'importation
- le prix du sucre à l'exportation

14. depuis 1995: les perspectives des biocarburants au Brésil

Alors que dans la décennie 1990, les exportations de sucre augmentent, les mesures de soutien à l'alcool disparaissent peu à peu, les prix garantis étant eux-mêmes supprimés en 1997. Mais l'alcool-carburant poursuit son chemin, l'initiative privée étant désormais en mesure de se passer de l'aide publique qui avait été nécessaire lors du lancement de l'opération.

Le début de la décennie 2000 marque un pas décisif. En 2003, en effet, sort au Brésil la Volkswagen Gol flex-fuel, c'est-à-dire polycarburant : son moteur fonctionne indifféremment à l'essence, à l'alcool ou au mélange entre les deux carburants dans des proportions quelconques. Alors que cette technique avait été mise au point aux Etats-Unis dix ans plus tôt et qu'en Europe, elle n'a pas dépassé le stade confidentiel de l'expérimentation, ce sont plus de 80 % des automobiles aujourd'hui vendues au Brésil qui sont flex fuel.

C'est un progrès décisif. Le consommateur arbitre entre les carburants selon leur disponibilité et leur prix, celui de l'alcool étant toujours un peu inférieur à celui de l'essence pour tenir compte de la moindre densité énergétique du produit entraînant une consommation sensiblement supérieure. Pour l'économie nationale, l'arbitrage entre les trois paramètres mentionnés plus haut devient facile sans préjudice pour les usagers. Le sentiment est donc que le système est arrivé à un stade de maturité. Le fait est que, entre sa production de pétrole et sa production d'alcool, le Brésil est presque arrivé à l'autosuffisance.

Reste un très gros problème : les véhicules diesel.

Dans un pays immense où les transports de passagers se font en car sur de très longues distances et les transports de marchandises par camions, résoudre le seul problème des automobiles de tourisme est insuffisant. En 2003 est donc lancé le programme national EMHV (esters méthiliques d'huiles végétales) destiné à promouvoir un biodiesel, c'est-à-dire un biocarburant pour moteurs diesel à partir du soja et du ricin. Le Brésil est néanmoins encore peu avancé dans ce domaine majeur et, en 2005, il a produit 4 fois moins de biodiesel que l'Union européenne (la production se fait ici principalement à partir du colza et du tournesol, l'Allemagne étant de loin le premier producteur). Au Brésil, l'obligation faite de mélanger les EMHV au gazole dans des proportions croissantes à partir de 2008 va certainement faire décoller la production.

2. Pourquoi un tel succès ?

Le succès du programme repose largement au Brésil sur une détermination forte des pouvoirs publics et donc l'aide étatique maintenue plusieurs années durant.

21. une maîtrise technique à toutes les étapes de la filière

Sans entrer dans des considérations techniques, on peut résumer la filière de l'alcool-carburant et le complexe agro-industriel des biocarburants.

La filière de l'alcool-carburant :

La canne est pressée pour fournir son jus, lequel est ensuite dirigé vers la filière sucre ou vers la filière alcool. Dans le premier cas, la cristallisation va produire le sucre, plus un peu d'alccol (pour une tonne de canne : 100 kg de sucre et 12 à 15 litres d'alcool). Dans le second cas, la fermentation et distillation donneront de l'alcool (pour une tonne de canne : 70 à 80 litres d'alcool) et du vinhoto ou vinhaça produit fatal qui était source de grave pollution, mais qui peut être aujourd'hui valorisé en engrais. L'opération industrielle produit alors aussi du gaz méthane. Quelle que soit la production finale visée, presser la canne pour en obtenir le jus est la première étape du processus. Il reste la bagasse, valorisée elle-même pour la production d'énergie. L'alcool produit est enfin utilisée comme carburant sous les formes mentionnées par ailleurs : mélangé à l'essence pour les moteurs essence, non mélangé pour les moteurs à alcool et pour les moteurs flex-fuel.

Le complexe agro-industriel des biocarburants

Il faut alors considérer l'intégration du secteur agricole avec le secteur industriel pour les différents produits fabriqués :
- le secteur agricole fournit des grains et de la canne à sucre :
* les grains subissent la trituration et fournissent les huiles et les tourteaux
* la canne produit, outre le sucre, l'alcool-carburant et le vinhoto
- les huileries fournissent les huiles végétales aux usines de biodiesel
- les usines d'alcool fournissent aux usines de biodiesel l'alcool anhydre nécessaire à l'estérification des huiles végétales
- les usines de biodiesel produisent le biodiesel et de la glycérine. Elles alimentent en biodiesel le secteur agricole. Elles renvoient de l'alcool hydratée aux usines d'alcool.

22. une maîtrise économique et entrepreneuriale

Fait majeur : l'éthanol est aujourd'hui rentable au Brésil. En 2005, le prix de revient de l'alcool-carburant est de 0,23 euro le litre, soit environ 0,28 $. Or, on considère qu'un prix de 50 $ le baril de pétrole brut a pour conséquence un prix de revient de 0,40 $ le litre d'essence. Malgré la différence de densité énergétique, l'alcool est alors largement rentable. Or, on sait que les prix du pétrole brut se maintiennent aujourd'hui à des niveaux nettement supérieurs.

Cette rentabilité résulte des progrès techniques réalisés à toutes les étapes de la filière, que ce soit le rendement de la canne à sucre, sa teneur en sucre, la motorisation de sa récolte, le traitement de la canne, la conception de distilleries de grandes dimensions autorisant les économies d'échelle. En 30 ans, de 1975 à 2005, le prix de revient de l'alcool-carburant est ainsi passé de l'indice 100 à l'indice 40, soit une baisse de 60 %. Il faut dire que la canne à sucre a une efficacité énergétique remarquable. C'est pourquoi l'alcool produit aux Etats-Unis à partir du maïs n'est pas compétitif (0,30 euro le litre), et l'alcool produit en Europe à partir de plusieurs céréales encore moins (0,40 à 0,60 euro le litre, toujours en 2005).

La filière des biocarburants est au Brésil typique de l'agro-industrie, où de grosses entreprises intègrent les phases successives de la production et bénéficient du soutien de l'Etat quand c'est nécessaire. D'utilité incontestable pour l'économie brésilienne et, notamment, l'équilibre de son commerce extérieur, le Proalcool a été aussi une aide considérable aux grandes firmes de la branche, alors que les entreprises sucrières connaissaient des difficultés et avaient de lourds arriérés auprès du fisc et en cotisations sociales . La branche est maintenant rentable, mais pendant longtemps, sa viabilité économique a été liée à sa viabilité politique.

On dénombre aujourd'hui environ 50.000 producteurs de canne à sucre, 350 unités industrielles de traitement de la canne et 700.000 personnes employées dans la filière. La distillerie-type la plus rentable traite la canne produite sur environ 30.000 ha, avec une récolte étalée sur 167 journées.

3. Les biocarburants dans le contexte brésilien

Le proalcool a eu des effets très positifs sur l'économie brésilienne, parmi lesquels il faut mentionner :
- la moindre dépendance à l'égard du pétrole importé, ce que montre la balance du commerce extérieur et ce qui économise les dollars
- la mise au point d'une technologie brésilienne qui a des effets d'entraînement sur le niveau de la recherche-développement.

On soulignera surtout ici la progression de la frontière agricole et on réfléchira sur les effets sociaux et environnementaux

31. l'expansion de la frontière agricole

Actuellement, la canne à sucre est cultivée au Brésil sur près de 6 millions d'ha (environ 12 départements français) pour une production de 400 millions de tonnes environ. Cette superficie en canne a plus que doublé depuis le lancement du Proalcool, principalement dans la région de Sao Paulo. Les chiffres le montrent :
- en 1976 = 2,2 millions d'ha en canne dont ; 0,9 dans les régions Nord et Nordeste ; 0,9 dans l'Etat de Sao Pauloµ
- en 2004 = 5,6 millions d'ha en canne (dont 2,6 pour l'alcool) dont ; 1,1 dans les régions Nord et Nordeste ; 2,9 dans l'Etat de Sao Paulo

C'est donc bien à Sao Paulo que les progrès de la canne à sucre pour l'alcool sont les plus marquants, et notamment dans la région de Ribeirao Preto. Cette expansion de la frontière agricole pour la canne à sucre peut se poursuivre grâce aux réserves foncières cultivables qui sont très étendues au Brésil, notamment sur les cerrados.

32. qu'en est-il du contexte social ?

On le sait, l'expansion de la frontière agricole ne va pas toujours au Brésil avec la solution des tensions agraires. Bien au contraire, le processus renforce les grandes entreprises agro-industrielles alors qu'il fragilise les petits producteurs et menace les petits paysans en situation précaire sur les terres.

Parmi les problèmes sociaux bien réels du Proalcool, il faut souligner les salaires faibles des coupeurs de canne et le caractère saisonnier de leur emploi, ce qui constitue un problème social aigu dans les régions de monoculture. La flexibilité introduite dans l'emploi agricole a ainsi multiplié le nombre des personnes déracinées, en situation instable entre l'embauche à la campagne et les stratégies de survie en ville. Au total, que les conditions de vie des travailleurs de la branche soient mauvaises est attesté par ce fait : dans la zone sucrière du Pernambouc (Nordeste), un coupeur de canne a une espérance de vie de 46 ans, bien loin des 70 ans de la moyenne brésilienne. De tels faits sont incontestablement graves, mais, selon les estimations, le Proalcool a généré plus d'un million d'emplois directs, dont 800.000 coupeurs de canne, et 700.000 emplois indirects. Le programme a aussi beaucoup contribué à la qualification professionnelle des personnes recrutées dans les distilleries.

On a donc affaire à un processus ambigu sur le plan social, mais qui, sur ce plan, ne se distingue pas fondamentalement, sinon par son ampleur, des autres processus en cours dans la modernisation de l'agriculture brésilienne, modernisation qualifiée pour cette raison de conservatrice au sens que les plus modestes y trouvent mal leur compte. Selon les déclarations récentes du Président Lula, le programme biodiesel devrait, lui, être davantage favorable aux petits agriculteurs et contribuer à fixer les paysans à la terre. On peut l'espérer. Ce serait un renversement par rapport aux tendances observées ces dernières décennies en conséquence de la modernisation agricole.

33. y a-t-il un problème environnemental ?

Dernier point et dernière question : l'alcool-carburant aggrave-t-elle ou amenuise-t-elle la crise environnementale.

Pendant bon nombre d'années au début du programme, le problème écologique majeur du Proalcool était le vinhoto encore appelé vinhaça, c'est-à-dire d'un résidu très polluant émis par les distilleries et souvent rejetés dans les cours d'eau. Cette difficulté a été résolue par la valorisation de ce sous-produit, désormais transformé en engrais.

Enfin, l'usage de l'alcool à la place de l'essence réduit dans une proportion de 85 à 90 % les émissions de gaz à effet de serre par rapport à un carburant-fossile. La baisse considérable de rejet de CO2 par les automobiles n'est pas le moindre mérite de cette révolution technique.

Conclusion : le Brésil est un géant pour le biocarburants

En 2005, sur une production mondiale de 42 milliards de litres d'alcool-carburant, le Brésil en a produit 15 milliards, soit plus du tiers, dont 12,5 pour le marché intérieur et 2,5 pour l'exportation. Les perspectives de la demande mondiale atteignent 60 milliards de litres en 2010 et 120 milliards de litres à plus long terme. Or, s'il est un pays qui offre des perspectives très prometteuses de production, c'est bien le Brésil parce qu'il possède les réserves de sol cultivable, la maîtrise technologique et une expérience trentenaire de la filière.

Le Brésil se place donc désormais dans une perspective de conquête des marchés, en particulier le marché japonais. Quatre terminaux d'exportation d'alcool existent déjà (Maceio, Rio de Janeiro, Santos et Paranagua) à cet effet. Parce qu'il a su réagir très vite à la crise énergétique et a consacré de gros moyens à un programme alternatif, le Brésil s'est assuré une place de leader mondial au moment où le marché mondial des biocarburants se met en place. Signe des temps, un marché à terme de l'éthanol a été créé à New York en 2004. Autre signe des temps, le Brésil organise en 2008 une conférence mondiale sur les biocarburants.

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