Bois énergie et inflexions sylvicoles dans nos forêts tempérées

Jean-Pierre HUSSON

Professeur de géographie Université Nancy 2

Résumé

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L'architecture forestière, ses capacités de résistance et de résilience ainsi que le degré de biodiversité des sylvosystèmes et des habitats qu'ils abritent dépendent largement des récoltes ponctionnées (éclaircies, coupes de régénération, coupes définitives), des choix d'aménagement forestiers (types de futaies) ou agricoles (terres mises en taillis à courte rotation, friches).

La promotion du bois énergie participe à tous ces enjeux et relie des préoccupations d'intérêts partagés à l'échelle de la planète (plan climat 2004 pour la France) à des projets de développement local ou régional (charte forestière, comité de massif).

Le bois, énergie propre, renouvelable, est à un tournant décisif de son histoire. Les pratiques concernant cette utilisation évoluent très vite au rythme des recherches entreprises dans ce secteur autour des thèmes suivants : la mobilisation des bois et déchets des sciages, la valorisation ; principalement sous la forme de plaquettes et encore l'articulation avec des projets de développement local.

L'exposé proposé part d'une analyse des enseignements apportés par les situations passées. Il tente ensuite de porter un avis sur les politiques actuelles du bois énergie puis, au final, s'interroge sur les devenirs forestiers possibles à concilier : pratiques uniformisantes pouvant générer des risques, maintien de mosaïques exerçant pleinement un rôle multifonctionnel auquel il faut ajouter des bienfaits externalisés liés à la forêt (aménité des paysages, qualité du cycle de l'eau, etc.).

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