L’ETA : pourquoi la guerre en Pays Basque
espagnol ? Du nationalisme régional aux conflits ouverts

Barbara Loyer
Maître de conférences, HDR, université de Paris 8
Résumé
Durant les années 1980, quatre groupes armés indépendantistes principaux agissaient en Europe occidentale : l’IRA en Irlande du Nord, l’ETA et Terra Lliure en Espagne, le FLNC en France. La situation est aujourd’hui bien différente puisque le groupe catalan Terra Lliure a annoncé sa dissolution en 1995, et l’IRA celle de la fin de la lutte armée en 2005. Le FLNC existe encore, ou plutôt ses avatars mal définis1, et l’ETA a tué à nouveau en décembre 2008.

Pourquoi l’ETA existe-t-elle encore ? L’ Espagne est un Etat démocratique, où des partis politiques explicitement indépendantistes peuvent briguer les voix des électeurs. Les langues régionales sont cofficielles avec la langue espagnole, en Galice, dans la communauté autonome basque, en Catalogne, à Valence, aux Baléares. Le Pays basque est gouverné depuis 1980 par un parti nationaliste basque indépendantiste, les nationalistes catalans on aussi gardé le pouvoir jusqu’au 2003. En principe la démocratie et la liberté d’expression devraient être des antidotes au conflit armé, à la guerre. En effet, les actes terroristes sont en général présentés comme une réponse ultime à une situation d’oppression ou d’injustice. Cette conviction est associée à une autre représentation qui voit dans le groupe terroriste une armée populaire, faible, face aux armées des États, à l’image de David contre Goliath. Par principe, on donne souvent raison au soi-disant faible et tort au soi-disant fort.

Dans tous les cas, le conflit armé est analysé comme un mode de relation entre des ennemis. Les raisons de la guerre sont souvent débattues, mais beaucoup moins la personnalité des adversaires. C’est pourquoi la date et le contexte historique de la création de l’ETA tiennent souvent lieu d’explication de sa genèse : En 1959, seize ans avant la mort du général Franco, des nationalistes se mettent à combattre l’appareil d’État franquiste au nom du peuple basque. Depuis lors, l’ETA représente et se représente elle-même comme un groupe de résistants.

Pourtant, L’ETA a tué 43 personnes avant la mort de Franco, et plus de 800 après. Dans les années 1980, l’ETA tue entre 19 et 52 personnes par an. Les attentats étaient même concentrés durant les campagnes électorales. Le but était d’empêcher la réforme et de forcer la « rupture », c’est-à-dire de prendre le risque de la guerre ouverte pour obtenir l’indépendance. On peut donc penser qu’une histoire de l’ETA contemporaine serait plus intelligible si on la faisait débuter après l’amnistie générale de 1977 qui permit la libération de tous ses prisonniers. Cette façon de voir les choses ne peut pas plaire à tout le monde. Il suffit de comprendre que les deux points de départs comportent leur part d’exactitude pour prendre la mesure de ce qu’est une représentation et à quoi elle sert : représentation d’une ETA résistante contre l’Espagne, représentation d’une ETA combattant le réformisme de la démocratie espagnole.

La poursuite de ce combat armé apparaît d’autant plus illogique que, en Catalogne, autre territoire d’Espagne sujet de revendication indépendantiste, le terrorisme a existé mais s’est arrêté dix ans après l’instauration d’un régime démocratique. Cette différence est importante. Puisque les deux régions sont situées dans le même Etat, et bien que la Catalogne ait des compétences moins étendues que l’administration autonome basque, il n’y a pas d’usage du terrorisme en Catalogne pour faire avancer le projet indépendantiste. Cela amène à penser qu’en Espagne le terrorisme est plus un phénomène de géopolitique interne qu’une réponse à une oppression externe. C’est-à-dire que ce sont les relations entre les citoyens au sein de chacun de ces territoires qu’il faut étudier pour comprendre le terrorisme plutôt que celles des autorités locales avec l’Etat espagnol. Cela revient à distinguer d’une part, le conflit opposant deux nations, ou qui se disent comme telles, Espagne/Pays basque, Espagne/Catalogne, Irlande /Royaume Unis, Corse/France, et d’autre part, les méthodes avec lesquelles la nation qui se dit « dominée” combat son « oppresseur ».

Le choix de la lutte armée traduit un rapport de force interne à la société. Les Catalans ne sont pas prémunis de la violence politique par l’opération du Saint esprit. Il y a eu des périodes de l’histoire catalane durant lesquelles des Catalans ont posé des bombes et tués des concitoyens au nom de leurs idées. Au XIXe siècle et au début du XXe Barcelone était même surnommée « la ville des bombes ». surtout pour les attentats anarchistes. Plus tard, entre la première guerre mondiale et la dictature de Primo de Rivera (1923), il y eut une seconde guerre vague terroriste dans la ville (el « pistolerismo) d’obédience politique diverse, marquée par plus de 1 500 attentats.Dans les années 1930, les partis et les syndicats ont aussi largement usé des armes et il y eut un mouvement de résistance au franquisme, comme le Front National de Catalogne, fédération en 1942 de trois mouvements indépendantistes des années 1930 En 1976, un groupuscule nommé Armée populaire catalane (EPOCA) tua un industriel, José María Bultó, le 9 mai 1977, en lui fixant une bombe sur la poitrine à l’aide d’un sparadrap2. Le 25 janvier 1978, un ancien maire franquiste de Barcelone et sa femme (Joaquín Viola Sauret y Montserrat Tarragona) furent assassinés de la même manière. Le procès des personnes inculpées ne fut pas pourtant l’occasion d’un mouvement populaire mettant en scène des héros abattus par les forces de la « répression ». Au contraire, les inculpés donnèrent plutôt l’image de militants retirés du combat. Le procès suscita cependant des mobilisations de soutien aux inculpés au sein du mouvement indépendantiste et contribua à la naissance, en 1979 du groupe terroriste des années démocratiques, Terra Lliure.

C’est là que commence en fait l’histoire du terrorisme contemporain. En Catalogne, il prend le nom de Terra Lliure (Terre Libre) : 18 attentats en 1985, 13 en 1986, 34 en 1987 et 28 en 1988, qui n’ont pas pour objectif de faire des victimes. Dès 1987 le groupe se divise sur l’opportunité de la lutte armée car les massacres commis par l’ETA suscitent des débats au sein du mouvement indépendantiste catalan et ni la presse ni la population ne soutient cette voie. Il semble bien que les événements des années 1930 aient servi ensuite de repoussoir à toute dérive incontrôlée de groupes utilisant la violence armée. Pour Josep Tarradellas, secrétaire général d’ERC dans ces années, président du gouvernement catalan (Generalitat) en exil pendant le franquisme, et réinstallé à la Generalitat de 1977 à 1980, il fallait éviter absolument tout mouvement insurrectionnel comme celui, par exemple, du 6 octobre 1934 qui avait conduit à l’arrestation et à la déportation de très nombreux nationalistes catalans (le 6 octobre 1934 le président de la Generalitat, Lluis Companys, avait en effet proclamé  l’Etat catalan de la République catalane de la République fédérale espagnole ”). En 1976, le souvenir d’avoir été alors débordé par quelques personnalités de la faction séparatiste et armée de leur parti est encore vivace chez les nationalistes catalans. La bourgeoisie catalane aurait également développé une grande méfiance de principe contre le pouvoir des « avant-gardes » : pendant la guerre civile, elle a dû en effet supporter que la Generalitat passe sous le contrôle des partis les plus révolutionnaires du Front Populaire et procède à un certain nombre de collectivisation d’entreprises. La Confédération National du Travail fondée en 1910, fut sans doute le plus puissant syndicat anarchiste qui ait jamais existé et a joué un rôle fort important en Catalogne pendant les trois années de la guerre civile. Elle prônait la non-participation au débat parlementaire, l’action directe3, le recours à la Grève Générale pour aboutir à la révolution sociale. Légalisée en 1914, la CNT comptait en 1918 quelque 700 000 affiliés en Espagne, dont 430 000 dans la seule Catalogne. Pendant la guerre civile Barcelone et la Catalogne connurent des épisodes de luttes très âpres au sein du camp antifasciste, entre staliniens, communistes hétérodoxes (POUM), anarchistes, républicains, nationalistes catalans, etc. au sujet du lien entre révolution et guerre antifasciste, de la militarisation des milices et du contrôle du pouvoir. La plus grave de ces confrontations eu lieu entre le 3 et le 8 mai 1937, Barcelone se couvrit de barricades et les affrontements firent des centaines de morts ; on a parlé de guerre civile dans la guerre civile.

Divisés sur la question de la lutte armée qui ne pouvait susciter en Catalogne de soutien suffisant parmi la population, et moins encore dans les rangs des partis nationalistes démocrates-chrétiens au pouvoir, les indépendantistes catalans ont été ébranlés par les référendums qui aboutirent à l’indépendance des Pays baltes après l’ouverture du rideau de fer. Les événements baltes, puis la division de la Tchécoslovaquie ont été interprétés dans cette mouvance comme la démonstration que la voie politique n’était pas forcément une impasse sur le chemin de l’indépendance. Ce contexte fut mis à profit par le secrétaire général du parti de la gauche républicaine de Catalogne (ERC), Angel Colom, pour lancer une opération de captation de militants séparatistes, C’est ERC qui amenera Terra Lliure à annoncer sa dissolution en 1991, puis celle de sa branche dissidente en 1995. L’intégration de la nébuleuse indépendantiste dans un parti se fit corrélativement à une opération policière d’envergure qui, en 1992, au moment des jeux olympiques de Barcelone, décapita le mouvement. Il y a, en Catalogne comme ailleurs, des militants sectaires qui voudraient imposer leurs vues parce qu’elles leur semblent incarner la justice ou la seule vérité envisageable. Mais ils n’ont pas su, ou pas pu imposer un contrôle ou organiser des leviers de coercition efficace envers leur propre mouvement.

Comment expliquer que, au contraire, la société basque ait laissé se développer une faction armée en son sein?

La question de l’interprétation du meurtre est centrale : est un acte totalitaire? Ou est-ce un acte nationaliste? Lors de l’arrestation en janvier 2008 des responsables de l’attentat contre l’aéroport de Madrid (décembre 2006), le conseil municipal de la ville dont ils sont originaires (Lesaka), a approuvé à l’unanimité une motion de solidarité avec les prisonniers « ainsi que leurs familles et amis ».4 Pourtant, la majorité du conseil municipal est composée d’élus de partis nationalistes basques qui condamnent officiellement l’ETA. Il n’y a pas eu de mouvement de solidarité ni de compassion envers les deux victimes de la bombe, leurs familles et amis. Les représentants de la société nationaliste basque ont donc ici privilégié le message nationaliste apporté par la mort et masqué son message totalitaire d’élimination ou d’intimidation de l’adversaire. C’est la raison pour laquelle, au Pays basque, pour celui qui prend le risque de tuer, l’assassinat rapporte plus de bénéfice que d’inconvénients. La cause qu’il partage avec les partis nationalistes dit démocratiques ou non-violents reste toujours prioritaire dans le jugement qui est porté sur son acte. Si celui-ci est formellement condamné la raison qui le motive ne l’est pas ; on écarte l’interprétation c’est-à-dire une revendication de démocratie pour le peuple basque.

Mais qu’entend-on par démocratie ? La démocratie est un système complexe qui n’est pas toujours juste car, on le sait, son fonctionnement est basé sur des alliances et des compromis pour gagner des parcelles de pouvoir. Le terrorisme au contraire transforme les rivalités de pouvoir de la démocratie en un affrontement bilatéral entre un faible et un fort. Pour le terroriste, le pouvoir est perçu comme un tout, ce qui ne correspond pas à la réalité du système, il faudrait dire, de la “mécanique” démocratique. Lorque les élus nationalistes basques soutiennent la cause des prisonniers de l’ETA plutôt que celle des familles des victimes, ils pensent en fait la démocratie comme un symbole. À leurs yeux, seule l’indépendance du peuple basque est vraiment démocratique. Le paradoxe supplémentaire de la situation basque réside dans le fait que les partis politiques soutenant ouvertement l’ETA ont toujours siégé au Parlement autonome et gouvernent des mairies. Ils bénéficient ainsi des revenus liés à la condition d’élus tout en dynamitant le système démocratique lui même par l’introduction de la peur dans le système de pouvoir. Les récentes mesures d’interdiction de parti politique avatar de l’ETA par la justice espagnole sont l’affirmation d’une incompatibilité radicale entre terrorisme et système démocratique. Mais, pour les tenants de la représentation symbolique de la démocratie, c’est une atteinte à la parole du « peuple » basque, différencié des citoyens qui ne votent pas tous nationaliste basque. C’est une façon de voir problématique au Pays basque car environ la moitié de la population de la communauté autonome ne vote pas nationaliste basque, et cette proportion serait beaucoup plus importante si l’on y ajoutait les citoyens des territoires revendiqués par les nationalistes pour leur nation, Navarre et Pays basque de France. Cette conception de la démocratie comme la reconnaissance de l’existence d’un peuple ayant droit aux attributs de la souveraineté, plutôt que comme un système organisant les rivalités de pouvoir, apparaît par exemple dans la question que le président autonome basque voulait poser aux citoyens dans un référendum : Etes-vous d’accord que les partis basques sans exclusion commencent un processus de négociation pour atteindre un accord démocratique sur l’exercice du droit de décider du peuple basque et que cet accord soit soumis à un référendum avant la fin de 2010 ? Ici, ce qui est éminemment démocratique c’est le droit du peuple basque ; ce n’est pas la liberté des citoyens du Pays basque de pouvoir exprimer leurs idées sans être menacés par l’ETA.

Cette représentation du peuple contre l’Etat espagnol explique aussi l’ambivalence du PNV qui condamne officiellement la violence mais ne fait rien pour la faire disparaître. Les nationalistes du PNV pensent en effet qu’il n’y a qu’une seule raison qui explique le terrorisme, c’est le rapport à l’Etat espagnol. Ils ne diront jamais que le terrorisme peut s’expliquer par des causes internes à la société basque sur lesquelles ils pourraient alors agir. Le nationalisme démocratique a assumé ce que l’on peut appeler une explication mono-causale de la violence. Pour le PNV, et pour son frère ennemi, le parti Eusko Alkartasuna, la violence provient d’une cause unique, le conflit avec l’État espagnol. De ce postulat découle tout le reste : la solution de la violence passe nécessairement par la solution du confit, par la « normalisation » de la situation, par un accord entre Euskadi et l’État qui fasse disparaître le conflit pour toujours. Les nationalistes, qu’ils soient armés ou non, pensent que seule la souveraineté du peuple basque réalisera pleinement les conditions de la démocratie. C’est le « Peuple basque » qui est défini comme le sujet de la démocratie, le requérant de justice, l’aspirant à la liberté. Pour les nationalistes basques, la citoyenneté, la démocratie, est indissociable de la nationalité. Les nationalistes basques qui condamnent l’ETA sont absolument convaincus de n’être aucunement responsables de la situation bien qu’ils défendent les mêmes objectifs que l’ETA pour la souveraineté nationale. Pourtant, le fait que le gouvernement autonome basque ait la même conception que les terroristes de ce que doit être la paix, la justice et la démocratie est un problème.

L’idée que le terrorisme est forcément le résultat d’un conflit « international », qu’il est un problème de géopolitique externe et non de géopolitique externe, est très importante pour légitimer l’existence de l’ETA sur les forums internationaux, parmi des mouvements, associations ou partis qui voient le problème de loin. En 2004 l’ETA a consacré 254 000 euros, 13 % de son budget annuel, à l’appareil international, c’est-à-dire aux ambassadeurs de la cause nationaliste basque qui diffusent l’image d’un régime espagnol répressif. Il serait désastreux au contraire que l’ETA apparaissent comme un pouvoir de coercition à usage interne, dirigé à la fois contre l’Etat espagnol et la société basque.

Le meurtre présente en effet l’intérêt de dessiner des camps, au sens concentrationnaire du terme. Il enferme les spectateurs de l’événement dans une pensée binaire, approbation ou condamnation, il gèle les positions des uns et des autres. C’est une mise en scène guerrière pour contourner les aléas des rivalités démocratiques, faites d’alliances autant que de divisions, et c’est une forme d’action visant à établir un rapport de pouvoir à l’intérieur de la société dont les activistes armés sont issus. Le terrorisme établit un système de domination à usage interne. La géographie du Pays basque est particulièrement propice à la pratique de ce pouvoir. La forme d’urbanisme particulière du Guipuzcoa, la province la plus nationaliste basque de la communauté autonome, est à prendre en compte dans l’explication du contrôle qu’un groupe soutenant l’ETA peut avoir sur l’environnement social. Les villes de cette province ont connu une croissance rapide dans le courant des années 1960, à partir de noyaux villageois. Toute la vie sociale se fait dans cet ancien centre. Les victimes de l’ETA et les électeurs des partis proches de l’ETA s’y croisent quotidiennement, ce qui rend particulièrement pénibles les relations sociales. Les premiers peuvent se remémorer leur drame chaque jour et les seconds affrontent aussi quotidiennement soit l’objet de leur haine, soit le visage de leur lâcheté face au meurtre qu’ils désapprouvent en leur fort intérieur, ce qui est aussi très douloureux. La violence atteint ainsi également les milieux qui la génèrent : la proximité géographique des acteurs de ces tragédies sèment aussi le doute parmi les nationalistes qui voient les crimes commis en leur nom. La rhétorique nationaliste, les rituels collectifs et publics ont d’ailleurs pour fonction d’éviter que, dans la solitude, ces familles ne se mettent à contester l’idéologie qui les a menées au drame que représente la mort ou la condamnation d’un enfant ou d’un parent. La majorité silencieuse rassemble des personnes prisonnières de choix faits par un très petit groupe mais l’acte terroriste crée des mécanismes sociaux, de solidarité et d’exclusion, qui sont difficiles à défaire. Rappelons que l’ETA crée cette situation avec moins de 300 personnes et un mouvement politique qui construit un entourage favorable en relayant, au Pays basque, en Europe, à l’ONU, les représentations dont on a parlé plus haut. Au total donc il y aurait environ 250 etarras, illégaux et légaux, dont près de la moitié se trouve sur le territoire français.

La comparaison entre le Pays basque espagnol et la Catalogne amène donc à approfondir la distinction entre les sociétés qui accordent à ces activistes une marge de manoeuvre pour développer un pouvoir de division et de coercition, et celles qui les marginalisent d’une manière ou d’une autre. On peut sans crainte affirmer que la majorité des Basques d’Espagne voudraient voir la fin de l’ETA. Mais le maillage de haines et de fraternité, solidement maintenu par une série de représentations fortes sur la justice et la démocratie, enferme véritablement la société dans la logique totalitaire des militants en armes.

1 Le Monde, 13 mai 2008 « 26 attentats revendiqués et des menaces contre les « colons » : depuis le 5 mai, date anniversaire de la création du FLNC en 1976, la Corse compte un nouveau groupe clandestin, logiquement baptisé FLNC 1976 »

2 Roger Jiménez, El Mundo, 7 mai 2007

3 « Les comités de défense de la CNT sont de véritables organisations para-militaires, note de Pierre Broué et Emile Témine, 1961, p. 44

4 http://www.lesaka.es/upload/docs/Aktak/OSOKO20080107.pdf


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