Développement touristique et questions immobilières en Espagne
Salvador ANTON CLAVE
Directeur école universitaire de Tourisme et de Loisirs, université Rovira i Virgili de Tarragone
Résumé
Les bouleversements induits par la forte croissance physique des destinations touristiques depuis les années 1990 en Espagne commencent à être reconnus dans leur totalité. Les pratiques du territoire induites par la nouvelle et croissante mobilité vacancière, les stratégies des corporations et des privées qui ont fait les investissements et aussi les représentations de l'espace d’uns et des autres ont transformé la construction sociale des destinations touristiques et de vacances. Trois aspects sont vus comme particulièrement importants dans les cas espagnol: l’intensité de ces processus en certains territoires, la diversité des pratiques et formats territoriales même sur espaces en continuité comme les littoraux et l’usage de la idée du tourisme et des loisirs pour la justification de la croissance immobilière (malgré, paradoxalement, leurs importants effets négatifs sur l’activité touristique, leurs impacts plus petits sur les conditions de développement des lieux, son rapport avec la profondeur de la crise économique en Espagne et, en plusieurs cases, leurs effets destructifs pour l’environnement). D’autre part, il faut dire que ce développement immobilier, qui a eu comme principal conséquence l’occupation massive du sol et, en plusieurs fois, de territoires fragiles, s’est produit (jusqu’au le commencement de la récent crise) aussi bien dans les destinations déjà consolidées que dans les nouvelles destinations émergentes.

Cependant, on ne peut pas seulement ramener le tourisme à l'image simplifié de l’occupation des lieux pour l’immobilier sinon noter la capacité de l’activité de créer nouvelles formes spatiales et relations sociales que, pour les planifier, contrôler et gérer, on doit les mieux comprendre. Il y a eu, donc, une question de crise du modèle d’organisation des destinations touristiques, une très forte et non bien fondée capacité d’inversion pour part des organisations et des particulières, un excès de production sur le plan de l’immobilier et même l’essor de nouvelles formes d’immobilier associé au tourisme et aux loisirs en destinations urbaines ou avec valeur historique, culturel ou naturel. Il y a eu, en conséquence, le besoin de reconversion physique et fonctionnelle de la plupart des destinations littorales (entre elles, les composées presque exclusivement de résidences secondaires). Mais il y a, au fond, une vraie transformation des valeurs de la société de consommation, changes importants par rapport aux types de structures urbaines ou les citoyens habitent et, en fin, un processus continu de construction de l'espace où le tourisme et l’immobilier associé à l’idée du temps de loisir, dans un contexte de diversification des produits et des demandes, ont un rôle principaux. On peut dire, cependant, qu’on n’a pas analysé en profondeur ces processus, qu’on ne les connaît pas bien et, en conséquence, qu’on à difficultés pour les gérer et éviter leurs mauvaises effets sur le territoire, l’économie et l’environnement.

Il peut y avoir deux pistes de réflexion pour orienter l'avenir du rapport entre tourisme, immobilier et construction social de l’espace: on peut d'abord souligner la condition urbaine de bonne part des processus de création d’espace et activité touristique. On doit, en fin, croiser aménagement touristique et ses effets positifs avec le cadre des politiques sociales, économiques, urbaines et avec la mobilité et l’environnement.


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