Le pillage des ressources de la mer
Jean Chaussade
Directeur de recherche émérite au CNRS
Résumé

Trente cinq ans d’intimité avec le milieu maritime m’ont convaincu que les questions que le scientifique se pose au sujet des océans et de leur exploitation, ne sont pas fondamentalement différentes de celles qui se rapportent aux activités à terre. Et s’il est vrai que la mer a des spécificités bien marquées qu’il serait absurde de nier ou même de négliger, il serait tout aussi faux de sous-estimer les interrelations ou mieux les interactions de tous ordres (physique, climatique, social, humain…) qui existe entre les deux milieux maritime et terrestre. Qu’on le veuille ou non, notre milieu de vie est étroitement lié au milieu maritime. Il n’y a pas de hiatus entre les deux mais un continuum bio-socio-spatial. Terre et mer appartiennent au même village planétaire.


Aussi bien, la mer a toujours été perçu et utilisé comme un espace d’aventure et d’expérimentation. En ce sens elle est un bon révélateur de ce que nous sommes individuellement et collectivement. J’entends par là qu’elle révèle le génie créateur de l’homme, sa capacité à inventer, innover, à tirer parti d’un milieu, le milieu marin, à jamais non maîtrisable par l’homme. Prenez un paquebot de croisière, un porte-conteneurs, une plate-forme off-shore, un thonier congélateur, un simple bateau de pêche, il y a là une concentration extraordinaire de connaissances, un déploiement d’imagination et de savoir-faire exceptionnel. C’est l’expression même du génie humain dans toute sa force et sa plénitude.

Mais en même temps, la mer est le révélateur de nos faiblesses, de nos insuffisances, de nos limites, le révélateur de notre impuissance à gérer ce milieu d’une manière raisonnable, c’est-à-dire d’une manière telle que tous les hommes puissent également profiter de ces richesses ou que celles-ci ne soient pas gaspillées par une exploitation désordonnée et excessive.


Prenons l’exemple des ressources aquatiques. L'ensemble des productions maritimes et continentales (pêche et aquaculture), ont oscillé ces dernières années entre 130 et 140 millions de tonnes. De quelque 4 à 5 millions de tonnes au début du siècle, on est passé à 20 millions en 1939, à 70 millions en 1970, franchi le cap fatidique des 100 millions en 1989 et des 140 millions en 2003 (142,3 millions en 2005) dont 94 millions pour l’ensemble des pêches maritimes et continentales et 48,2 pour l’aquaculture)1.

Une progression tout à fait extraordinaire, plus rapide même que l'accroissement pourtant phénoménal de la population mondiale puisque la production par tête d'habitant est passée de deux à trois kilogrammes en 1900, à 8,5 kg en 1950 et à près de 20 kg aujourd'hui2. Une envolée qui n'a pu se faire que grâce à l'élargissement considérable du marché des produits de la mer (lui-même lié à l'urbanisation, au développement des transports ferroviaires et routiers, aux techniques de transformation et de conservation des produits alimentaires etc.), mais grâce aussi, et simultanément, aux multiples perfectionnements apportés aux bateaux et aux engins de détection et de capture, à la mise au point de techniques aquacoles plus performantes etc.

Bref, cet essor, qu'on peut assimiler à une véritable révolution, a conduit à un double mouvement d’extension : à terre, de l’aire de commercialisation des produits de la pêche ; en mer, des zones de pêche de la quasi totalité des plates-formes continentales. Pour résumer, on a assisté en un demi-siècle à une révolution halieutique et aquacole qui a vu l'offre et la demande se stimuler mutuellement dans une sorte de spirale ascendante encore loin d’être achevée aujourd’hui..


Mais ce bond en avant des activités de pêche ne s’est pas fait dans le sens souhaité d'un développement harmonieux ou durable ! L’homme s’est jeté à la conquête des mer avec une frénésie et une insouciance touchant à la folie. En considérant l'évolution de ces dernières décennies, on se rend compte que les Etats, les administrations, les armateurs, les capitaines de bateaux, et dans une certaine mesure les pêcheurs eux-mêmes, se sont comportés vis-à-vis des ressources vivantes de la mer comme des prédateurs impénitents, des êtres imprévoyants, irresponsables, comme des gens avides de répondre à des besoins économiques immédiats sans souci de l’avenir. Ils ne se sont pas rendu compte (ou plutôt ils n’ont pas voulu se rendre compte) que ce formidable capital-ressource, cette biomasse inestimable, cette manne que la nature met à leur disposition, devait être géré d’une manière raisonnable.



Une des causes majeures de ces dysfonctionnements réside, à notre avis, dans le choix d'une stratégie des pêches qui relève de ce que j'appelle la fuite en avant. Elle consiste à satisfaire coûte que coûte la demande croissante en protéines animales en lançant des bateaux et des engins de pêche de plus en plus puissants, de plus en plus performants,  de façon à traquer les poissons dans ses moindres retranchements3. Cette course à l'investissement (largement supportée chez nous par les aides multiples et variées de la Communauté européenne, des Etats nationaux, des Régions, Conseils généraux etc. ) a conduit à un triple résultat négatif :


- sur le plan biologique, elle a abouti à une dégradation généralisée des ressources halieutiques par surexploitation des stocks (c’est-à-dire leur exploitation au-delà de leur capacité de renouvellement),


- au niveau économique, elle s’est traduite par une hausse continuelle des frais d'exploitation des bateaux (dépenses), non compensée par une hausse correspondante des valeurs débarquées (recettes). D'où une baisse inexorable de la rentabilité des entreprises de pêche.


- au niveau social enfin, elle a eu pour effet d’allonger ou/et de multiplier les sorties en mer (ou marées), d’accélérer les rythmes de travail à bord des bateaux et plus généralement d’accroître la pénibilité des métiers de la mer.


Et s’il n’y avait que cela ! Le véritable scandale vient surtout du fait que ces ressources vivantes, si précieuses et si convoitées, sont mal utilisées et en grande partie dilapidées, gaspillées, perdues.


- Au premier rang des gaspillages, il y a les rejets par dessus bord : environ 30 à 35 millions de tonnes, soit une perte de près de 25% de tout ce qui est pêché dans les eaux maritimes et continentales, ce qui est considérable et, chacun en conviendra, inadmissible. Bien entendu, on peut toujours dire qu’il y a une part de déchets dans les opérations de captures. C’est vrai. Mais ce qui pose problème, ce sont les pêches ciblées sur telle ou telle espèce (langoustine, crevette, merlu, hareng, sardine etc.) ; elles s’accompagnent presque toujours de la remise à l’eau des autres prises lesquelles se trouvent irrémédiablement perdues.

Le meilleur exemple, je l’ai trouvé à Madagascar, sur la côte nord-ouest de la grande île où des sociétés mixtes à capitaux franco-malgaches et nippo-malgaches ont commencé, au début des années quatre-vingt, à exploiter d’une manière intensive les riches gisements de crevettes pénéides  jusqu’à présent capturées près des plages par de petits pêcheurs riverains à l’aide de filets-moustiquaires ou de pièges fixes (valakira) ; traditionnellement ces apports étaient commercialisées en frais, bouillies ou séchées sur les marchés locaux et les villes de l’intérieur dont la capitale Antananarivo. En quelques années des dizaines de chalutiers crevettiers de 17 à 35 mètres se sont mis à ratisser les fonds sablo-vaseux du plateau continental à la recherche du précieux crustacé pour l’exporter, une fois capturé et congelé vers l’Europe et le Japon. Une pêche ciblée s’accompagnant du rejet de toutes les autres prises. Les autorités malgaches ont admis que pour un kg de crevettes pêchées, 5 à 10 kg de poissons étaient perdus. Devant un tel gâchis et les protestations de quelques ONG, les pouvoirs publics ont bien incité les capitaines des chalutiers incriminés à venir débarquer ces prises accessoires dans un port malgache pour en faire profiter une population dont une grande partie souffre de faim et de malnutrition.. Mais sans beaucoup de succès, l’opération étant jugée peu rentable. Tout au plus vit-on dans les années qui suivirent quelques crevettiers s’approcher des côtes et venir échanger aux piroguiers qui s’agglutinaient autour d’eux, quelques cargaisons de poissons contre de menus produits (cigarettes, alcool..) et des plaisirs en nature.


Il en va de même des grands senneurs thoniers européens et asiatiques dont le champ d’action s’étend à l’ensemble de la zone intertropicale. Un rapport adressé au Parlement européen mentionne que certaines de ces grosses unités, celles qui pratiquent la pêche dite « calée sur bille » rejettent systématiquement les prises accessoires. Celles-ci seraient équivalentes, en certains secteurs, au cinquième des captures et comprendraient quantités de thons immatures (6 à 8t. par jour selon le témoignage de marins embarqués).


Dans les eaux de l’Atlantique Nord, les rejets par-dessus bord représentent un volume au moins aussi important. D’après un communiqué du 4 novembre 2008 du Fonds mondial pour la nature (WWF), pas moins de 25 à 30%s des prises effectuées dans nos mers bordières seraient ainsi détruites. L’argument des patrons de pêche est de dire que ces poissons remis à l’eau n’ont pas de valeur marchande et qu’ils perdraient leur temps à les trier et les débarquer au port. D’autres prétendent que de toutes façons, ils y sont obligés à cause des quotas de pêche définis par Bruxelles qui limitent leur liberté d’action. C’est le cas notamment des pêches ciblées sur la langoustine qui s’accompagnent du rejet de quantités de cabillauds ! En tout état de cause, de tels gaspillages s’avèrent désastreux non seulement parce qu’ils entraînent une perte de production sans contrepartie économique mais aussi parce qu’ils portent atteinte à la productivité future des stocks.


- Autre exemple de mauvaise utilisation des ressources : les pêches minotières. Ces pêches ciblées sur des espèces de faible valeur marchande (capelan, lançon, anchois péruvien, menhaden…) sont destinées à la fabrication de sous-produits, essentiellement des huiles et des farines de poisson utilisées dans la fabrication d'aliments composites dont on se sert pour nourrir les volailles, les bovins, les porcins, les poissons d'élevage etc.

D'après les statistiques de la FAO, 25 à 28 millions de t. sont ainsi utilisées à des fins de consommation animale et non humaine, soit presque un autre quart des productions halieutiques (un pourcentage qui s'élève à 81% pour les pêches danoises4, 47% pour les pêches norvégiennes, 44% pour les pêches espagnoles, 50% pour les pêches islandaises). C'est énorme et complètement fou. Car, quels que soient les arguments invoqués pour justifier de telles pratiques, le fait de pêcher des protéines animales pour élever d'autres animaux d'élevage, lesquels sont destinés à fournir d'autres protéines animales à des fins de consommation humaine est tout simplement une absurdité biologique. En effet, le poulet, le saumon ou la crevette que l’on nourrit ainsi, ne font que se substituer au prédateur naturel, c’est-à-dire au carnivore qui se situe au deuxième degré dans la chaîne alimentaire. Ils prennent sa place en ne restituant qu’une faible part des protéines absorbées. Autrement dit, et c’est la-dessus qu’il faut insister, l’opération d’élevage, telle qu’elle est pratiquée, ne se traduit par aucun gain nutritionnel. Le seul intérêt est que le poulet une fois élevé est plus accessible que le poisson qu’on devrait aller pêcher en mer ; mais il s’agit d’un avantage économique à court terme qui ne saurait justifier une telle déprédation des ressources halieutiques.


Les responsables de ce gâchis ne sont pas les pêcheurs ou les armateurs qui trouvent un profit à se lancer dans ce type de pêche mais les pouvoirs publics qui ont laissé se développer cette industrie de la farine. Au Danemark par exemple, elle mobilise peu ou prou le tiers de la flottille et 5000 salariés et il faut bien reconnaître que la reconversion d'une telle activité, irrationnelle dans son principe, pose des problèmes économiques et sociaux considérables qui ne peuvent être résolus du jour au lendemain.


Au total, si l'on additionne les rejets par dessus bord et les tonnages qui vont à la fabrication de sous-produits, on arrive à un volume de prises réel ou potentiel de 55 à 60 millions de tonnes irrémédiablement perdues ou mal utilisées. Ce qui signifie que sur l'ensemble des prélèvements opérés chaque année sur l'hydrosphère (125 à 130 millions de tonnes)5, c’est au maximum 55 à 60% de ce total (soit 65 à 70 millions de tonnes) qui sont mises à la disposition des hommes pour se nourrir. On reste pantois devant un tel gâchis.


- Enfin, dernier volet de ce mal-développement : les formidables inégalités qui président au partage des ressources halieutiques Dans le climat de concurrence et de compétition acharnées que se livrent les Etats pour s’octroyer la part maximale de ces ressources protéiques, seul le petit nombre de pays les plus avancés, c'est-à-dire ceux qui conjuguent à la fois un marché porteur, une capacité à lancer des flottilles performantes et un savoir-faire hérité d'un long passé maritime, sont en mesure de tirer leur épingle du jeu.


C’est ainsi que dans les années cinquante et soixante, sous la pression d’un marché en pleine expansion, on assista à un véritable « rush » des flottilles européennes et nippones sur les stocks de poissons démersaux (morue, lieu, merlan…) et pélagiques (hareng, maquereau…) de secteurs jusque-là sous-exploités de l’hydrosphère : Atlantique Nord-Ouest (bancs de Terre-Neuve), Atlantique Centre-Ouest (plate-forme ouest africaine), Atlantique Sud-Ouest (plate-forme argentine), océan Indien Ouest (eaux des Seychelles) etc.

Face à cette invasion de flottilles étrangères dans ce qu’ils estimaient être leurs eaux côtières, les pays du tiers monde, rejoints par quelques pays industrialisés pour lesquels la pêche représentait une activité importante et essentielle à leur économie (Canada, Norvège), soutinrent l’idée, longtemps contestée par les grandes puissances, de nationaliser les ressources biologiques adjacentes à leur territoire.

En instaurant au-delà de la mer territoriale, une Zone économique exclusive (ZEE) jusqu’à 200 milles des côtes, la Convention, adoptée le 30 avril 1982 à New York et signée le 10 décembre de la même année à Montego Bay, leur a finalement donné raison. Mais a-t-elle pour autant instauré une plus grande équité entre pays développés et pays en voie de développement ?

Certes l’Etat côtier dispose désormais de droits souverains en matière de contrôle et de gestion des riches faunistiques à l’intérieur de ses eaux jusqu’à la limite des 200 milles. C’est lui qui fixe, en fonction des données scientifiques qu’il possède, le volume des prises admissibles ; c’est encore lui qui prend toute mesure pour éviter toute surexploitation en ayant recours, s’il le faut, à l’arraisonnement et à la saisie de bateaux qui enfreindraient ses règlements.

Mais en même temps, la Convention demande que le pays riverain s’attache à favoriser l’exploitation optimale des ressources et, dans le cas où sa capacité d’exploitation ne lui permettrait pas d’atteindre cet objectif, d’autoriser d’autres pays, par voie d’accords, à exploiter ce reliquat de pêche (c’est le sens du fameux article 62 de la Convention).

Ainsi, les pays en voie de développement se sont retrouvés à la tête d’une zone maritime qu’ils n’avaient pas les moyens ni de contrôler ni d’exploiter à leur profit. Pour la plupart d’entre eux tout au moins. Si bien que les Etats développés, mettant à profit l’article 62 de la Convention, ont pu passer des traités de coopération autorisant leur flottille à venir pêcher à l’intérieur de la ZEE de ces pays lointains contre le versement de compensations financières et le paiement par leurs armateurs de diverses redevances. Tout cela s’accompagnant de transferts de technologie, de financement de campagnes de recherche voire de programme de formation.

Ces accords n’ont donc pas été sans conséquence sur l’économie des pays du Sud. Ils ont apporté des revenus substantiels aux gouvernements de ces Etats, notamment à ceux qui disposaient d’abondantes ressources au large de leurs côtes (cas de la Namibie, de l’Argentine, du Chili, du Pérou, du Sénégal, de la Mauritanie, de l’Indonésie, de Madagascar…). Mais ont-ils contribué pour autant au développement des pêches locales et permis aux populations de sortir du cercle infernal de la pauvreté et de la malnutrition ? Hélas non. En dehors de quelques cas de coopération réussie, force est de reconnaître qu’il n’y a guère eu de redistribution de « royalties » aux populations maritimes. C’est souvent même le contraire qui s’est produit. Tout en poursuivant leurs activités de pêches traditionnelles, celles-ci ont constaté une baisse continuelle de leurs prises qu’ils ont attribuée à « l’écrémage » qu’effectuaient les flottilles étrangères au large de leurs côtes. C’est le cas des pêcheurs malgaches qui, simultanément à l’arrivée en force des chalutiers européens et japonais dans leurs eaux, ont assisté à une chute de leurs prises crevettières, chute qui a provoqué une montée en flèche de son prix de vente sur le marché intérieur et la réduction de sa consommation à une frange étroite de la population. Et on pourrait citer bien d’autres exemples de ce genre.


D’une façon générale, malgré un léger rattrapage observé ces dernières années, la consommation de poissons et autres produits de la mer d’un habitant d’un pays développé est en moyenne trois fois plus élevé que celle d’un habitant d’un pays en développement (27 kg/an contre 9 kg), ce qui n’empêche pas ce dernier de dépendre beaucoup plus des produits halieutiques pour satisfaire ses besoins en protéines animales que celui du Nord qui dispose de bien d’autres sources d’approvisionnement.

Dans ces conditions, il n’est donc pas étonnant que le marché mondial des produits de la mer, qui a véritablement explosé ces dernières décennies, se caractérise par un transfert des protéines animales d'origine aquatique des pays pauvres du Sud (de ceux en ont le plus besoin) vers les pays riches du Nord qui en sont largement pourvus par ailleurs. On ne peut donc pas dire qu'en matière nutritionnelle, les produits de la pêche et de l'aquaculture soient de nature à combler le fossé existant entre pays riches et pays pauvres. C'est plutôt le contraire qui se produit6.



1 Les végétaux (14,7 millions de tonnes en 2005) ne sont pas compris dans cette production aquacole de 48,2 millions de tonnes

2 A noter que les débarquements provenant des activités de pêche proprement dites plafonnent depuis une vingtaine d’années un peu au-dessous de 100 millions de tonnes et que l’augmentation globale des mises à terre résulte désormais de l’accroissement des produits aquacoles.

3 Entre 1970 et 1983, d'après une étude récente, les subventions destinées à moderniser et restructurer la flotte communautaire ont contribué à une augmentation de capacité de l'ordre de 64% !

4 Ces dernières années, le gouvernement danois a fait un réel effort pour diminuer ces pêches minotières mais contrairement à ce qui est rapporté imprudemment, elles sont encore bien présentes (312000 t. en 2008 soit l’équivalent de la moitié de la production française)

5 A noter que les rejets par dessus bord n'entrent pas dans les statistiques officielles. Si on en tient compte, c'est effectivement 125 à 130 millions de tonnes environ qui sont prélevées chaque année sur l’ensemble des eaux marines et continentales.

6 Il faut savoir que le niveau moyen de consommation en protéines d'origine animale dans les pays développés est estimé à 60 grammes/personne/jour (soit deux fois le niveau minimum requis de 30grammes/personne/jour estimé nécessaire à l'équilibre diététique. Dans les pays en développement, ce seuil fatidique des 30 gramme/personne/jour est rarement atteint. Il est même plus proche de 15 que de 30 grammes.



ffs