POUR LES GÉOGRAPHES Y A-T-IL
UNE NATURE ?

Jean-Paul FERRIER
Professeur à l'Université d'Aix-Marseille, UFR des Sciences géographiques et de l'aménagement

 

L'article complet

"Il y a résurrection des objets globaux comme le cosmos, la nature, l'homme qui avaient été saucissonés, finalement désintégrés, soi-disant parce qu'ils relevaient du sens naïf préscientifique en réalité parce qu'ils comportaient en leur sein une complexité insupportable.

E. Morin, J.-L. Le Moigne, L'intelligence de la complexité, Paris: L'Harmattan, 1999, p. 160.

"Pour les géographes, y a-t-il une nature ?" Telle était la question affrontée, dans le cadre du 10e Festival international de géographie, par la Table ronde tenue à Saint-Dié-des-Vosges le samedi 2 octobre 19991 et le public présent, ce petit matin-là, à l'Espace Georges Sadoul.


Nature ou physique ?

Au sens le plus classique de la géographie, la nature est "évidemment" ce qui constitue le monde physique qui nous entoure. Principalement, l'ensemble des conditions morphologiques des lieux, mais aussi leurs conditions biogéographiques, climatiques et hydrologiques. Ces sous-discplines des sciences géographiques correspondent d'ailleurs à une spécialisation très forte dans l'enseignement et la recherche constituant un domaine de connaissance original parmi les disciplines du monde physique. "Ces géographies de la nature ont en commun de s'intéresser à des ensembles complexes dont les éléments sont étudiés ailleurs de manière beaucoup plus analytique par plusieurs branches séparées de sciences exactes" remarque à juste titre Claude Bataillon, qui ajoute: "L'intérêt de ces ensembles complexes est clairement déterminé par leurs relations avec les groupes humains qui vivent sur les territoires concernés." Après avoir rappelé le rôle longtemps pionnier de ces géographes dans la dynamique de la géographie, il résume ainsi la situation actuelle: "Les géographes des milieux naturels qui ont pris une importance croissante jusqu'aux années 1960 ont longtemps été le fer de lance de la discipline. Les grands ‘patrons’ des Instituts de géographies, les responsables des sociétés scientifiques ou corporatives appartenaient à cette branche de la discipline [...]. La diversification postérieure de la géographie a mis fin à ce leadership, dans la mesure où la part de la géographie physique jugée nécessaire dans la culture générale du citoyen s'est proportionnellement amenuisée par rapport à une culture de l'économique et du politique. Cela n'a pas mis fin pour autant aux immenses besoins de connaissance des contextes naturels dans les aménagements territoriaux, nouveau champ d’application de la géographie qui se développe depuis les années 1960." (1999: 27)

Pour nous réapproprier pleinement cette histoire et cette dynamique de la discipline, que de précieux travaux récents éclairent maintenant (Brunet et al., 1992, Entrikin et al., 1989, Glacken, 1992, Knafou, 1997, Lavallée, 1993, Lévy, 1999, Luginbulh, 1992), nous inscrirons notre réflexion dans le "postulat fondateur: pas de géographie sans nature, pas de nature sans géographie" de Claude et George Bertrand (1992: 109). Nous pouvons ainsi intégrer l'approche épistémologique qui reconnait nos objets de sciences comme des constructions de l'activité humaine. Il nous est alors possible de mieux comprendre quelques-unes des formules inaugurales de notre Table-Ronde, comme celle un peu provoquante d'Henri Chamussy: "la nature n'existe pas", qui appela le commentaire de Philippe Pelletier: elle "existe" inséparablement de "l'activité des hommes", et celui d'Alain Lipietz: "elle est chez Marx avec le capital et le travail l'une des trois composantes des systèmes productifs". Notre rapport à la nature est en effet inséparable de nos idées de la nature qui ne cessent d'évoluer avec l'évolution même des civilisations humaines, tandis que tous les lieux du monde, qu'ils soient ou non reconnus comme "naturels", sont toujours plus ou moins profondément marqués par la présence humaine. Alors, quand la continuelle transformation des territoires prend aujourd'hui une telle puissance, accompagnée de tant de pollutions et de désastres écologiques, la construction individuelle et collective de rapports plus réfléchis et prudents trouve un cadre de pensée et d'action digne des enjeux du Temps présent.


Homo geographicus

Cette réflexion prend d'ailleurs toute sa dimension si nous acceptons l'idée que nous sommes tous (au moins un peu) géographes, que nous sommes tous Homo geographicus, selon le beau titre du dernier livre de Robert David Sack (1997). Parce qu'une part essentielle de la culture humaine concerne les lieux où nous nous trouvons, que nous habitons, que nous avons connus ou que nous voudrions connaître... Cette immense expérience territoriale, multipliée par les enseignements de l'école et/puis les messages si nombreux des médias, entoure et guide notre présence au monde et encadre nos projets individuels et collectifs. Certes, parmi les habitants de la Terre, ceux que l'on appelle géographes, ces représentants actuels d'un ancien métier inventé par les Grecs (dans la tradition occidentale) il y a vingt-cinq siècles, doivent être des habitants peut-être un peu plus "géographiques" que les autres, parce qu'ils ont pour tâche de s'intéresser (scientifiquement) aux territoires du monde... Alors, "tous géographes", reconnaissons que nous sommes les uns et les autres effectivement concernés par l'état des lieux de la terre, nos conditions de vie, la qualité des sites que nous habitons... Quand la puissance technoscientifique de notre société et ses conditions si inégales de répartition des produits de l'activité humaine instaurent un monde neuf, inouï, beau et atroce, l'une des grandes questions affrontée par les opinions publiques est bien, de façon très centrale, celle de notre rapport individuel et collectif, pour aujourd'hui et pour nos descendants..., à la nature (en nous) et dans les lieux. Observons d'ailleurs que ce questionnement s'est déroulé durant cette année 1999, qui nous a inscrit plus que d'autres dans le mouvement de notre planète dans le Cosmos (notre façon de compter ses révolutions dans le système solaire), et nous a rappelé de façon spectaculaire, par une éclipse du Soleil comme par des intempéries peut-être pluriséculaires, la puissance des grands mécanismes de la nature.


Notre présence au monde: dans les lieux (et en nous) un interface Nature-Culture

Notre présence au monde comme la prise de conscience de notre situation d'habitants de la planète Terre..., dès qu'elles sont pensées comme ici entre "géographes" (habitants et professionnels), nous pousse à nous interroger collectivement, comme le propose Edgar Morin (1977), sur la nature de la nature, et donc aussi, sur la nature de la culture. "Professionnellement", cette interrogation si largement partagée nous renvoie à l'un des acquis les plus centraux de la pensée géographique, la reconnaissance en tout territoire d'un toujours complexe interface Nature-Culture (Ferrier, 1984:102-107). Car en TOUS lieux, quels que soient les niveaux d'observations, des territoires de la vie quotidienne aux territoires régionaux-macrorégionaux et au territoire-monde, il est juste de constater que la réalité spatiale relève toujours (plus ou moins) d'une composante naturelle ET d'une composante culturelle. "La connaissance territoriale nous confronte à un interface, parce qu'elle ‘impose’, à la fois, l'observations de faits physiques et biologiques -on dira ‘naturels’-, et de faits toujours plus ou moins inséparables de l'activité humaine -on dira ‘culturels’. A ce relief, ce cours d'eau, sont associées ces télésièges, ce barrage hydraulique. Ces précipitations provoquent une inondation parce qu'il y a eu trop de zones imperméabilisées par l'urbanisation. Cette couverture végétale, cette faune, cette parcelle cultivée sont une forêt, exploitée et parcourue, une espèce en voie de disparition et protégée, un vignoble qui produit des vins réputés!" (Ferrier, 1998:32). La réflexion est donc possible (et nécessaire) autour de la notion d'interface, comme autour des notions de nature et de culture. L'interrogation territoriale de notre présence au monde nous éclaire donc sur des mécanismes essentiels -vitaux- qui se passent dans les lieux -et en nous- et nous ouvent à deux types d'explications géographiques, dans le cadre de la découverte de lois qui peuvent rendre compte du monde de la nature, comme autour de la promulgation de lois qui peuvent rendre plus équitable le monde de la culture. Cette conception est d'ailleurs tout à fait conforme aux approches actuelles dans le domaine des risques, où s'évalue la part des risques naturels et des risques de sociétés dans le surgissement des catastrophes et leur prévention (Bailly, 1996). Et sur un versant plus instrumental et phénoménologique de la connaissance géographique, de récentes recherches, par de jeunes chercheurs dans leurs travaux de thèse, comme Hervé Gazel (1997) ou André-Frédéric Hoyaux (2000), éclairent les conditions de la cognition géographique et ses enjeux dans notre pensée des lieux. En ces temps de si grands renouvellements sociétaux, quand la "crise" commence à se révéler comme la naissance d'un monde ultratechnique et localier qui sera ou barbare ou équitable, quand les processus de la métropolisation, forme territoriale de la mondialisation, étendent les archipels de nos émergentes villes-territoires, la question de la nature nous obligerait à refonder nos conceptions de la nature ET de la culture? En nous faisant comprendre que nous ne pouvons plus longtemps penser l'homme sans penser les lieux et les manières de sa présence au monde, sans interroger la façon dont la montagne, la mer ou le désert occupent nos esprits et guident nos périgrinations (Debarbieux, 1988, Roux, 1999), sans mieux connaître la part de nos univers culturels dans nos façons de construire et d'habiter (Berque, 1996, Sauzet et al., 1999)... Une nouvelle époque s'ouvre ainsi, un Nouveau nouveau monde, où la pensée géographique trouve/retrouve un grand enjeu, ainsi que l'ont déjà compris Edgar Morin et Jean-Louis Le Moigne, si attentifs aux refondations de la connaissance dans les problématiques de la complexité2 "L'essor des sciences de la terre et de l'écologie revitalise la géographie, science complexe par principe [...] science de la terre des hommes." (1999:130-131)


Jardin planétaire versus Acteur territorial

Une des grandes figures de l'interface nature-culture est par excellence le jardin. Nul lieu en effet n’est autant espace de déploiement de la nature, qui pourra y être respectée et source de beauté et de dons en fleurs, légumes et fruits... Et en même temps, champ d’exercice de l'activité humaine, qui pourra y être sage, source de satisfaction dans le travail-oeuvre3, de plaisir et de contemplation. Le jardinier est en effet cet homme artisanal4 dont les gestes changent le monde et l'acteur lui-même, notamment parce que son esprit n'est jamais très étranger aux idées de jardin présentes dans toutes les cultures. Le Jardin planétaire de Gilles Clément, illustré par l'Exposition de la Grande Halle de la Villette (Paris: septembre 1999-janvier 2000), représente alors un "projet politique d'écologie humaniste" dont les propositions, dans les termes de l'Epilogue de son livre (1999) qui accompagne l'exposition, ouvre à chacun, pensé et se pensant comme acteur territorial, pour la Terre entière, un programme respectueux de la nature dans le monde actuel:

"Le jardin planétaire regarde la mondialisation sous l'angle de la diversité des êtres et des pratiques mais il s'oppose de façon radicale à l'uniformisation des êtres et des pratiques.

"Il intègre les données biologiques, politiques et sociales qui interagissent sur la planète en considérant qu'il n'existe jamais un modèle unique d'organisation possible de la pluralité des pensées et des actions tout comme il y reconnait une infinité de jardinages intégrant la complexité du vivant.

"Il implique le groupe humain autant que l'individu, ne cessant de renvoyer l'un et l'autre au-devant des responsabilités du jardin.

"Il propose une relation homme-nature où l'acteur privilégié -ici le jardinier, citoyen planétaire- agit localement au nom et en conscience de la planète". (1999:126-127)


Contrat géographique et habitation durable des territoires

Cette approche de la nature -ses liens avec la culture- pourrait annoncer une culture à la fois générale et précise, "une production civilisationnelle" attentive aux localités, permettant d'agir et de vivre, où les habitants seraient engagés dans la cité et soigneux de leurs "jardins". Une culture héritée/choisie/refondée et neuve, qui constitue dans toute sa complexité un véritable contrat géographique (Ferrier, 1998) entourant nos rapports au monde. Cette culture, attentive aux lieux variés des territoires métropolisés, de leurs noyaux les plus denses à leurs paysages les plus déserts, de leurs quartiers les plus calmes à ceux qui sont dits les plus difficiles, quand s'efface la durable distinction de la ville et de la campagne, de l'urbain et du rural et de leurs actuelles catégories intermédiaires, donnerait un rôle essentiel à la refondation des territoires de la vie quotidienne. Chacun, nouveau Noé5, devrait dans cette perspective reconnaître sa responsabilité et choisir les actes les plus appropriés, sources d'une socialité plus pratique. Dans un pays aussi durablement centralisé que la France, il faut y voir une difficile nouveauté, y prévoir une véritable reconfiguration des espaces publics. Dans la dynamique de la construction européenne, il faudrait y attendre une nouvelle (et continuelle) construction de l'identité et de l'équité: la progressive réalisation d'une macro-région du monde offrant une perspective pacifique, équitable, durable du territoire-monde en cours de mondialisation.


Indications bibliographiques :

Bailly A.S., dir., avec la collaboration de J. Attali, O. Dollfus, D. Eckert, R. D'Ercole, R. Paskoff, C. Pierret, P. Pigeon, J.-C. Thouret, Risques naturels, risques de sociétés, Paris: Economica, 1996.

Bataillon Cl., Pour la géographie, Paris: Flammarion, 1999.

Berque A., être humains sur la terre, Paris: Gallimard, 1996.

Bertrand Cl. et G., "La géographie et les sciences de la nature", Encyclopédie de la géographie, Bailly A., Ferras R., Pumain D., dir, Paris: Economica, 1992: 109-127.

Brunet R., Ferras R., Théry H., Les mots de la géographie. Dictionnaire critique, Paris: Reclus - La Documentation Française, 1992.

Chamussy H., "Nature, culture, espace, territoire. Concerto en concepts majeurs", Montagnes méditerranéennes, 1995, 1:13-20.

Clément G., Le jardin planétaire. Réconcilier l'homme et la nature, Paris: Albin Michel - Parc de la Villette, 1999.

Debarbieux B., Territoires de haute montagne. Recherches sur le processus de territorialisation et d'appropriation sociale de l'espace de haute montagne dans les Alpes du Nord, Grenoble: Université Joseph Fourier, 1988.

Entrikin J. N., Brunn S. D., eds, "Reflections on Richard Hartshorne The Nature of Geography", Occasional Publications of the Association of American Geographers, 1989.

Ferrier J.-P., Antée 1. La géographie, ça sert d'abord à parler du territoire, ou le métier des géographes, Aix-en-Provence: Edisud, 1984.

Ferrier J.-P., Antée 2. Le contrat géographique ou l'habitation durable des territoires, Lausanne: Payot, 1998.

Ferrier J.-P., "Géographicité et refondation de l'idée de nature et de l'idée de culture", Géopoint 96. Espace et nature dans la géographie aujourd'hui, Avigon: Université, Groupe Dupont, 1998, p. 94-96.

Gazel H., La géographie à l'écran. Un géographe projette une mise en scène du territoire ou la mise en mouvement d'une géomatique humaniste, Villeneuve d'Asq: Presses universitaires du Septentrion, 1997.

Glacken C. J., "Reflections on the History of Western Attitudes to Nature", GeoJournal 26.2, 1992: 103-111.

Hoyaux A.-F., Habiter la ville et la montagne. Essai de géographie phénoménologique sur les relations des habitants au Lieu, à l'Espace et au Territoire, Grenoble: Université Joseph Fourier, thèse de géographie, 2000.

Knafou R., dir., L'état de la géographie. Autoscopie d'une science, Paris: Belin, 1997.

Lavallée A., "La notion de paysage. Le cadrage de la nature entre l'art et la science", Horizons philosophiques, 1993, n° vol. 3: 1-21.(Diffusion: Boisbriand (Qc): Diffusion Parallèle Inc.)

Lévy J., Le tournant géographique. Penser l'espace pour lire le monde, Paris: Belin, 1999.

Lipietz A., Qu'est-ce que l'écologie politique?, Paris: La Découverte, 1999.

Luginbuhl Y., "Nature, paysage, environnement, obscurs objets du désir de totalité", Robic M.-C., dir., Du milieu à l'environnement, Paris: Economica, 1992.

Morin E., La Méthode 1. La nature de la nature, Paris: Seuil, 1977.

Morin E., Le Moigne J.-L., L'intelligence de la complexité, Paris: L'Harmattan, 1999.

Pelletier Ph., L'imposture écologiste, Montpellier: GIP RECLUS, 1993.

Roux M., Géographie et complexité. Les espaces de la nostalgie, Paris: L'Harmattan, 1999.

Sack R. D., Homo geographicus, Baltimore and London: The Johns Hopkins University Press, 1997.

Sauzet M., Berque A., Ferrier J.-P., Entre Japon et Méditerranée. Architecture et présence au monde, Paris: Massin, 1999.


Biographie de l'auteur :

Jean-Paul Ferrier est professeur à l'Université d'Aix-Marseille. Ses livres et articles veulent illustrer une géographie plus technique et humaniste, attentive aux lieux et à leurs nouveautés, comme aux enjeux d'une science de l'homme responsable et rigoureuse.

1 Cassette vidéo de la Table Ronde "Pour les géographes, y a-t-il une nature?", organisée par Jean-Paul Ferrier, avec Henri Chamussy, Alain Lipietz, Philippe Pelletier, animée par Michèle Chouchan, journaliste à France Culture, Saint-Dié-des-Vosges: 10e Festival International de Géographie "'Vous avez dit nature?'. Géographie de la nature, nature de la géographie", 1999.
Gilles Clément fut empêché, au dernier moment, de participer à cette table-ronde; mais il put être présent quelques heures plus tard au Géoregard organisé par le Collège des Arts géographiques.
2 Le Programme européen Modélisation de la Complexité et l'Association pour la Pensée Complexe, fondés par Jean-Louis Le Moigne et Edgar Morin, rassemblent sur le WEB de très nombreuses contributions sur ce domaine. L'Atelier 28 - Espace, habitabilité des territoires et complexité, fondé par Michel Roux, et que je co-anime à ses côtés, veut ouvrir un espace public de réflexions sur ces nouvelles interrogations géographiques.
Http://www.mcxapc.org/atelier28
3 Par ce terme, j'associe l'activité humaine comme ayant du sens pour les autres (l'employeur dans le contrat de travail) et comme ayant du sens pour soi. Dans le jardin -et heureusement dans de nombreuses situations professionnelles-, l'activité allie ces deux postures. Ce sont des questions que j'ai cherché à éclairer dans mes deux livres de 1984 et de 1998.
4 Par cette formule, dans le cadre de travaux portant sur la Provence -et par extension pour les régions méditerranéennes- je définis un modèle humain polyactif et autonome, forme populaire du créateur. Le jeu artisan/artiste fait partie de cette figure, dont le jardinier est un bon représentant.
5 Ce personnage biblique, qui illustre la poursuite de l'aventure humaine et terrestre après le Déluge, est pris ici comme le représentant possible d'une humanité qui aurait surmonté ses grandes difficultés actuelles.

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